Le chef d’Etat-Major vante le haut niveau de préparation à la guerre dans une lettre adressée aux ministres

“Je déclare que Tsahal est prêt à toute mission requise”, déclare Eisenkot, quelques mois après la remise en question de son état de santé

Le chef d'état-major de Tsahal Gadi Eisenkot à la base militaire de Glilot près de Tel Aviv, le 28 mars 2018 (Miriam Alster / Flash90)

Le chef d’état-major de Tsahal Gadi Eisenkot à la base militaire de Glilot près de Tel Aviv, le 28 mars 2018 (Miriam Alster / Flash90)

 

Tsahal règle ses comptes avec le raapport Brick

Le chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, a déclaré aux députés, cette semaine que l’armée est prête à mener une guerre dans tous les cas de figure, rejetant apparemment, les récentes critiques de l’ombudsman de l’armée, le major-général (res.) Yitzhak Brick. Ce rapport avait alors été entonné à tue-tête par tout ce que le planète comporte d’antisionistes [Iran, Hezbollah, Partis antisionistes, Soral, etc.], voyant dans sa description sévère, non pas la mise en garde voulue par son auteur s’adressant à l’interne, mais un terrible aveu de déclin. De ce point de vue, le mode de communication sur les rapports chocs à visées correctives est à revoir et ne devrait pas sortir de l’enceinte du linge sale lavé en famille.

«L’armée israélienne est à un haut niveau de préparation et de réactivité au déclenchement d’une guerre, prête à faire face à tout scénario de menace  », a écrit Eisenkot dans une lettre adressée aux membres du cabinet de sécurité et à la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset.

“En tant que responsable de la préparation de l’armée à la guerre, je déclare que Tsahal est prête à toute mission requise”, a-t-il ajouté dans la lettre à laquelle était joint un rapport classifié.

Tsahal a toujours un temps d’avance dans les principaux domaines de la guerre

Eisenkot a salué « les renseignements et la supériorité aérienne, les capacités au sol et l’expérience opérationnelle abondante de l’armée, testées quotidiennement sur tous les théâtres de guerre».

Le 28 novembre 2016, un char Merkava de Tsahal roule près de la frontière syrienne sur le plateau du Golan. (AFP Photo / Jack Guez)

Son rapport est conforme à la loi sur le service de réserve de 2008, qui traite en partie de la surveillance accrue de la préparation de l’armée israélienne et de ses forces de réserve à la guerre [suite aux failles mises à jour,en termes d’équipement et d’exercices effectués par les réservistes, après le déclenchement “imprévu” de la guerre de 2006 au Liban].

Bien qu’elle n’y ait pas directement répondu, la lettre d’Eisenkot intervient quelques mois à peine après qu’un rapport de l’ombudsman militaire a averti que l’armée israélienne n’était peut-être pas préparée à la guerre, à la lumière de la mise à pied d’officiers de carrière et compte tenu des compressions d’effectifs de soldats, réalisées pour des questions d’efficience, par l’armée au cours de ces dernières années. La question de fond consiste à savoir si une armée peut se permettre de faire des économies d’échelles sans démanteler la colonne vertébrale qui la caractérise.

Le rapport du major-général (res.) Yitzhak Brick, anciennement connu sous le nom de responsable des plaintes au ministère de la Défense, s’est concentré sur les changements de main-d’œuvre effectués ces dernières années, dans le cadre du plan Gideon de Tsahal,  qui constitué un effort de rationalisation déclenché par Tsahal, en 2016.

Des carrières d’officier plus sélectives et plus attrayantes

Selon le plan, le nombre de soldats de carrière a été considérablement réduit, la situation des soldats  et officiers étant ré-examinée lorsqu’ils atteignent l’âge de 28, 35 et 42 ans. À ce moment-là, si l’agent en question ne semble pas se diriger vers une promotion, une évolution de carrière, il est renvoyé en recyclage hors de l’armée.

Selon Brick, cette politique de montée ou de descente a un impact négatif sur la capacité de l’armée à fonctionner.

Rapport efficience/efficacité toujours à contrôler

“Les décisions de l’armée seront basées sur le compromis et le service militaire deviendra le service d’officiers médiocres”, a-t-il écrit.

Une photo illustrative de soldats de réserve israéliens participe à un exercice d’entraînement sur la base de l’armée de Baf Lachish, dans le sud d’Israël, le 22 décembre 2016. (Maor Kinsbursky / Flash90)

L’ombudsman a déclaré que la décision de l’armée de réduire le nombre de postes de soldats de carrière dans le cadre du plan Gideon avait eu un impact négatif sur la capacité de l’armée à mener la guerre et ce sous plusieurs angles.

Le plan, annoncé fin 2015, a réduit le nombre de soldats de carrière à moins de 40 000. “L’idée est de créer une armée plus jeune”, a déclaré un officier de Tsahal à l’époque. «Une individualité plus mince, plus forte, plus concentrée et mieux formée». Ceux qui prennent du ventre avec la Maccabi ont toute leur place dans le civil, qui leur redonnera le goût de la compétition.

Selon le rapport, la réduction du nombre d’officiers de carrière et la diminution récente du nombre d’heures que les soldats doivent accomplir, en vertu du projet, signifient que les soldats sélectionnés pour rester finissent par devoir faire plus pour combler la différence.

En conséquence, les pénuries «provoquent l’épuisement, le manque de sommeil, le non-respect des ordres et risquent également de provoquer une perte de motivation pour le maintien du service», avait écrit Brick. Eisenkot ne partage pas ces conclusions et pense que le durcissement des critères d’aptitudes a eu un effet remotivant, en lien avec les besoins d’Israël, dans le cadre actuel de menaces externes constantes, au nord comme au sud.

JForum avec agences.

1 COMMENTAIRE

  1. des saboteurs ,bien entraînés qui partent du principe qu’ils font un travail utile pour son pays et donc de vrais patriotes et qui oeuvre derrière les lignes ennemies font plus de travail sur le terrain qu’un peloton de 24 hommes
    pour déstabiliser l’adversaire le mieux c’est de porter le fer et le feux au moment ou il ne s’y attend pas après rentre dans le conflit l’armée traditionnelle qui à des contraintes ce qui n’est pas le cas des commandos (unités spéciales)
    rappelons nous la guerre de 39/45 avec les forces vraiment spéciales anglaise parachutaient sur l’ensemble des théâtres d’opérations derrières les lignes ennemies avec un travail remarquable contre l’armée allemande
    La force d’un stratège militaire de commandement c’est de croire que celui qui est en face est plus fort que lui de ce fait il fait tout ce qu’il faut pour être le meilleur et le vaincre

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