Du terroriste-citoyen d’honneur au djihadisme français

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Le 7 juillet 2015, le Tribunal administratif de Montreuil a suspendu la décision de la mairie communiste d’Aubervilliers qui a élevé le terroriste palestinien Marwan Bargouthi au rang de citoyen d’honneur. La décision administrative a été motivée par « le risque d’atteinte à l’ordre public et par l’existence d’une erreur manifeste d’appréciation » alors que le « sujet relève de la politique étrangère de la France et qu’il prend position dans un conflit international ». Le jumelage  de la commune d’Aubervilliers avec une ville palestinienne (financièrement soutenue par la commune depuis longue date), s’est avéré sans incidence sur la décision.
Elever un terroriste (aux mains tachées de sang), au rang de citoyen d’honneur présente une dimension morale puisque l’assassinat, considéré comme un crime par les juridictions étatiques démocratiques, est remis en question par l’honneur fait à l’assassin.   
La motivation municipale aubervilienne du 18 décembre 2014 mérite, d’ailleurs, d’être rappelée : le conseil municipal a indiqué que l’ancien secrétaire général du Fatah, « symbolisait la Palestine et la cause palestinienne », qu’il était « un homme de paix et de dialogue » qui « oeuvre pour résoudre pacifiquement le conflit israélo-palestinien » (sic) et qu’il se fondait sur « les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU pour, qu’enfin, soient instaurés deux États libres et indépendants, vivant en paix côte à côte » (de qui se moque t-on ?).
Pour mémoire, le terroriste palestinien a été condamné par les juridictions israéliennes, le 20 mai 2004, à 5 peines de réclusion à perpétuité pour 5 meurtres et à 40 ans d’emprisonnement pour une tentative d’attentat suicide (quand bien même la municipalité comparer le terroriste palestinien à Nelson Mendel).
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil concernant la suspension du titre accordé à Marwan Barghouti dans la ville d’Aubervilliers, devrait, dans un souci de cohérence, être étendue par les Tribunaux Administratif dans le ressort duquel se trouvent les autres communes ont fait du terroriste un citoyen d’honneur et notamment à Pierrefitte-sur-Seine (décision municipale du 24 mai 2007), Stains (décision municipale de décembre 2008) Ivry-sur-Seine (décision municipale du 28 mai 2009), Valenton (décision municipale du 18 mai 2009), La Courneuve (décision municipale du 25 juin 2009), La Verrière (décision municipale du 24 juin 2009), Vitry-sur-Seine (décision municipale du 28 mai 2009),   Montataire (décision municipale du 20 mai 2010),  Avion (décision municipale du 2 février 2013), Gennevilliers (décision municipale du 18 décembre 2014).
Cette qualité de citoyen d’honneur a également été reconnue à un autre terroriste, Majdi Ihrima Al-Rimawi, par la ville communiste de Bezons le 13 février 2013. Une plaque commémorative portant son nom a d’ailleurs été installée à l’entrée de la ville, en signe de solidarité avec la ville palestinienne de West-Bani-Zaïd (en Cisjordanie) avec laquelle Bezons est jumelée. La décision municipale a été prise dans un souci de « solidarité » avec les habitants de la ville, dont l’ancienne maire est l’épouse de M. Ihrima Al-Rimawi mais également parce que le terroriste palestinien était « victime de l’occupation » (sic). Il s’agit pour autant d’un terroriste condamné à 80 ans de prison pour son implication dans l’assassinat, en octobre 2001, du Ministre israélien du Tourisme Rechavam Zeevi.
De la même manière, le Tribunal administratif de Cergy Pontoise a, le 15 décembre 2014, (sagement) annulé la décision municipale et enjoint à la Mairie de déboulonner la plaque commémorative installée près de l’hôtel de ville en son honneur dans la mesure où l’élévation de ce palestinien au rang de citoyen d’honneur « traduit l’expression directe d’une prise de position politique dans le domaine de la politique étrangère qui est de la compétence exclusive de l’Etat », outre le « risque de trouble à l’ordre public ».
Le dernier cas, est celui du terroriste Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’assises spéciale de Lyon en 1987 pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates en 1982 à Paris, l’Américain Charles Ray et l’Israélien Yacov Barsimentov. L’ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (très engagé dans ce qui est couramment appelé « la libération de la Palestine » et proche du Front populaire de Libération de la Palestine), s’est vu également décerné, le 11 décembre 2013, le titre de citoyen d’honneur par la ville de Bagnolet comme c’est la cas pour deux villes communistes du Pas-de-Calais : Calonne-Ricouart et Grenay (qui lui ont déjà accordé ce titre).
Pour Conseil municipal, le terroriste faisait « partie de la résistance lorsque son pays, le Liban, a été envahi par Israël en 1978, et qu’il est un défenseur acharné de la juste cause palestinienne » (sic). De même, « C’est pour faire grandir l’exigence de sa libération » qu’une telle décision a été prise (sic).
De la même manière, le Tribunal Administratif de Montreuil a, le 31 janvier 2014, suspendu la décision municipale visant à faire d’Ibrahim Abdallah un citoyen d’honneur dans a mesure où la « décision municipale portait atteinte au principe de neutralité », d’autant que le terroriste « ne s’est pas distingué par une action au profit de la ville ».
Rappelons que le terroriste libanais incarcéré en France depuis plus de 30 ans, est libérable depuis 1999 mais la Cour d’Appel de paris a systématiquement refusé ses demandes de remise en liberté, et pour la dernière fois le 26 février 2015.
La France doit bien évidemment unifier sa jurisprudence condamnant la reconnaissance de « citoyen d’honneur » accordée à des « terroristes palestiniens ». Les actes terroristes sont injustifiables, quel que soit l’endroit où ils sont commis, quel que soient les juridictions qui ont condamné les intéressés pour leurs assassinats (en France, en Israël où dans n’importe quel Etat démocratique) sauf à prendre le risque d’égarer sa propre jeunesse et de la conforter dans l’esprit du djihad.
La jeunesse française, en mal de spiritualité, se convertit à l’Islam en parfaite méconnaissance de la portée des principes coraniques, et se trouve tentée par l’expérience de la formation au Djihad en Syrie. Si donc la jurisprudence administrative ne fait pas montre d’une certaine cohérence et d’unification dans le principe d’incompatibilité entre la qualité de « terroriste » et de « citoyen d’honneur », c’est que la décision administrative n’est pas crédible, et qu’elle sera certainement invalidée dans le temps.
Pire, l’absence de cohérence des décisions administratives laisserait entrevoir une possibilité pour les apprentis terroristes de devenir eux-mêmes des citoyens d’honneur des villes françaises lorsque le Califat de Daesh (qu’ils auront contribué mettre en place), sera installé en France. Les préfets français doivent donc immédiatement saisir les juridictions administratives pour empêcher les municipalités communistes de qualifier d’héroïques, les actes terroristes perpétrés par des personnes incarcérées pour leur implication dans des actes monstrueux, qu’ils purgent leur peine en France ou en Israël.   
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach
Dans la même veine, pour mieux connaître ce processus de transformation de jeunes téléspectateurs innocents en djihadistes : 
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2 COMMENTS

  1. Comment peut-on faire ramadan la journée et assassiner la nuit : je pense que le ramadan est une des plus grande fumisterie de ce siècles de celui-ci, et de ceux qui précède

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