Après la fermeture de la mosquée de Pessac rejetée par le Conseil d’État, c’est au tour du Collectif Palestine Vaincra de pouvoir se glorifier de la décision du Conseil d’État: dissolution suspendue

Dans son ordonnance du 29 avril, le Conseil d’État, qui s’était réuni mardi, estime que le décret prononçant la dissolution du Collectif Palestine Vaincra « n’est ni nécessaire ni adapté et porte une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et à la liberté d’association », étant donné que le Collectif Palestine Vaincra « ne provoque ni ne contribue à la discrimination, à la haine ou à la violence, que ses prises de position vis-à-vis d’Israël et du sionisme ne présentent pas un caractère antisémite, qu’il a toujours condamné l’antisémitisme, que la campagne de boycott des produits israéliens constitue une modalité légitime d’expression d’opinions protestataires (…) ».

Feu vert au boycott et autres

« Alors que le président de le République, Emmanuel Macron, affirmait éhontément il y a quelques temps à Toulouse que le Collectif Palestine Vaincra était un « collectif antisémite », cette décision est un véritable camouflet contre le pouvoir et bat en brèche la propagande de l’extrême droite sioniste et ses amalgames entre antisionisme et antisémitisme », rappelle les membres du collectif. Le Collectif Palestine Vaincra s’est toujours défendu d’être antisémite. En 2021, l’association avait d’ailleurs participé à un hommage rendu par des formations de gauche toulousaines aux victimes de Mohammed Merah, tuées en 2012 devant l’école juive Ozar Hatorah de la Ville rose. L’appel au boycott « traduit l’expression d’une opinion contestataire et ne saurait par lui-même (..) être regardé comme une provocation ou une contribution à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe de personnes », souligne la décision du Conseil d’État. « C’est une première victoire (…) en attendant le jugement du recours en annulation », s’est réjoui sur son site le « Collectif Palestine Vaincra ». L’État devra verser 3 000 euros à chacune des deux associations. Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité faire de commentaires.

Suite à cette décision , on peut s’attendre à des appels renforcés à diabolisation d’Israël, ce qui, vraisemblablement, n’accroîtra pas du tout l’antisémitisme ambiant et contribuera probablement à dissuader tout esprit déséquilibré de s’attaquer à des cibles juives, appelées bien souvent  » sionistes », par de nombreux joyeux drilles.

JForum – diverses sources

 

 

3 Commentaires

  1. En cette période d’élections, le Micron racle les fonds de tiroirs pour récupérer des voix musulmanes et islamo-gauchistes, tout est bon à prendre pour ce p’tit con.
    Il sait que les Législatives risquent de lui rabaisser le caquet, alors il essaie de séduire tout ce qu’il peut pour garder la main totalitaire qui règne sur le pays.
    Lorsque nous serons rentrés dans le dur du nouveau mandat, tous ceux qui ont favorisé l’élection du minable Micron vont peut-être comprendre leur connerie.
    Par contre, pas un mot, pas un commentaire sur Zemmour qui a été sauvagement assassiné par toutes les mafias médiatico-politiques à la solde du pouvoir, Micron en tête.
    Elle est belle la démocratie dans le plus grand pays donneur de leçons de la planète….

    • Je ne defends pas Macron mais c’est le Conseil d’Etat (des juristes haut-fonctionnaires et
      fonctionnaires des basses-oeuvres), pas lui, qui a rejete le decret. Une question rhetorique:
      si l’activite anti-israelienne dans une association fondee dans ce but n’est pas une contribution a la discrimination, est-il concevable, pour prendre un exemple au hasard, qu’il soit cree, disons, une association anti-algerienne luttant contre toutes les formes de cooperation ou de commerce avec ce pays ? Ah ! mais, nous objectera-t-on, il y aurait atteinte a l’ordre public. Certes, parce qu’on pourrait s’attendre a de la violence en retour. Nous sommes la au coeur de la notion francaise actuelle de l’Etat: ce qui compte avant tout, c’est de ne pas mecontenter les groupes nombreux et violents. Ou bien, mais je n’ose le penser, les hauts-fonctionnaires du Conseil d’Etat auraient-ils des sympathies non dictees par le souci de la France ?

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