CPI : Corona virus et contre-vérités palestiniennes

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CPI : le Corona virus illustre les contre vérités palestiniennes

C’est le 30 mars 2020 qu’expire le délai imparti à Israël et l’Autorité Palestinienne pour présenter leurs avis sur la compétence de la Cour Pénale Internationale, dans le cadre de la plainte déposée contre Israël pour de supposés « crimes de guerre » (soi disant commis en Cisjordanie et dans la bande de Gaza). Si le Procureur Général d’Israël, Avichai Mandelblit a dénié la compétence de la CPI (en raison d’une absence d’Etat palestinien souverain sur un territoire donné), l’épidémie du Corona virus illustre en quoi la procédure pénale engagée n’a qu’un objet : diaboliser Israël sur la scène internationale. En effet, la réalité sur le terrain est toute autre. Loin de se plaindre d’Israël, les salariés palestiniens déplorent de ne plus pouvoir venir y travailler. Pour leur part, les voyagistes palestiniens regrettent l’impossibilité de se rendre en Arabie Saoudite pour effectuer leur pèlerinage.

1°- les salariés palestiniens empêchés de se rendre en Israël

Les plaintes récurrentes des palestiniens à l’endroit d’Israël portent notamment sur l’oppression qu’exercerait l’Etat juif à leur encontre, voire, sur leur maintien dans un régime d’apartheid, semblable à celui imposé par Afrique du Sud aux populations noires, entre 1948 et 1991. L’arrivée du Corona virus en Israël et dans les territoires sous contrôle palestinien illustre en quoi il n’en est rien : les palestiniens se plaignent d’ailleurs de ne plus pouvoir se rendre en Israël pour y travailler.

Lorsque le premier cas de corona virus a été confirmé à Bethléem (le 5 mars 2020, après la visite de touristes religieux grecs infestés), les écoles, universités et entreprises ont été fermées. De même, Israël a limité la circulation des personnes y vivant, et les checks-points autour de la ville, ont progressivement été fermés.

Les palestiniens se sont alors plaints, non d’être oppressés par Israël, mais simplement de ne pouvoir venir y travailler. En effet, des dizaines de milliers de palestiniens se rendent chaque jour en Israël pour gagner leur vie et subvenir aux besoins de leur famille. Or, les ouvriers de Bethléem se sont retrouvés confinés dans leur ville, pendant que des dizaines de milliers d’autres, en provenance de différents districts de Cisjordanie, traversaient la ligne verte pour se rendre en Israël.

Ainsi, les palestiniens ne sont pas motivés pour créer des richesses dans les territoires qu’ils contrôlent, mais restent attachés à leur emploi dans les entreprises israéliennes qui les respectent et les rémunèrent.

Le 16 mars 2020, un nouveau cas de Corona virus a été observé chez un palestinien de Tulkarem (qui l’aurait contracté sur son lieu de travail en Israël). Le Ministre israélien de la Défense, Naftali Bennett, a, alors, décidé de réduire, de façon drastique, le passage des palestiniens des zones A et B de Cisjordanie vers Israël. Plus précisément, il a limité l’entrée en Israël aux travailleurs des secteurs « essentiels », c’est à dire, la construction, la santé et l’agriculture. Le Ministre de la Défense a, toutefois, offert aux ouvriers palestiniens de continuer de travailler en Israël à condition de ne pas rentrer chez eux, pendant au moins un mois.

Ainsi, la volonté des palestiniens de poursuivre leur activité salariée en Israël démontre la grande humanité de l’Etat juif à leur égard (contrairement à la publicité internationale selon laquelle Israël leur réserverait un traitement dégradant). Bien évidemment, si les palestiniens préfèrent venir travailler en Israël, la raison en est simple : les conditions salariales sont nettement meilleures que celles imposées par les employeurs palestiniens des zone A et B de Cisjordanie.

Mieux, le « check point 300 » est le plus important point de passage en Israël pour des dizaines de milliers de palestiniens qui n’aspirent qu’à venir travailler en Israël. Or, des centaines d’entre eux continuent, chaque jour, de tenter leur chance avant d’être refoulés et renvoyés chez eux, faute d’autorisation. Pour ceux qui s’y rendent, ils ne disposent pas d’autorisation pour y passer la nuit. Ils  prennent alors le risque d’y rester pour éviter d’avoir à revenir le lendemain (faute de connaître la durée exacte du confinement). D’autres encore traversent illégalement la ligne verte, de nuit, pour éviter d’être refoulés dans la journée, aux postes de contrôle.

Notons encore que dans certains cas, Israël permet aux travailleurs palestiniens de rester pendant une durée prolongée, grâce à un hébergement gratuit que leur offrent les chefs d’entreprise israéliens. Ainsi, ce ne sont pas moins de 120 000 Palestiniens (disposant ou non de permis), qui travaillent chaque jour en Israël, dans les secteurs de la construction et de l’agriculture, afin de pouvoir vivre décemment.

La pandémie du Corona virus illustre d’ailleurs les parfaites relations entre responsables politiques israéliens et palestiniens qui travaillent de concert pour restreindre la circulation des personnes à l’intérieur et entre les territoires sous souveraineté israélienne et palestinienne : la finalité est de limiter la propagation du virus, à mille lieux des crimes de guerre imaginaires israéliens.

La parfaite liberté « d’aller et venir » des palestiniens

Un autre discours mensonger destiné à ternir l’image d’Israël tient à la privation « d’aller et venir » que l’Etat juif imposerait aux palestiniens. Une fois encore, il n’en est rien. Les palestiniens sont parfaitement libres de leur déplacement. D’ailleurs, les agences de voyage palestiniennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie ont déploré la décision prise par l’Arabie saoudite de suspendre les pèlerinages pour endiguer la propagation du Corona virus : d’abord la Oumra (petit pèlerinage) mais surtout le hadj qui doit avoir lieu en juillet 2020. Or, près de 5 000 Palestiniens de Jérusalem-Est, de la bande de Gaza et de Cisjordanie sont autorisés à y entrer chaque année.

Plus précisément, la Saudi Arabian Airlines les a informés de l’absence de vol pour La Mecque et Médine avant le 15 avril (au moins), et ce, depuis le  27 février 2020. Or, 2 500 Palestiniens de Jérusalem-Est et de Cisjordanie devaient se rendre en Arabie Saoudite depuis Amman (en Jordanie) au moyen de visas de douze jours pour effectuer la Oumra. Résultat, les agences de voyages palestiniennes ont perdu 350 000 dinars jordaniens, soit 450 000 euros.

Notons également que la décision de la Jordanie de fermer sa frontière avec la Cisjordanie (et Israël) leur fait craindre la perte de nouvelles recettes pour le mois du Ramadan (du 23 avril au 23 mai 2020).

Or, si les palestiniens ne peuvent se déplacer, c’est en raison de la fermeture des frontières par la Cisjordanie, la Jordanie et l’Arabie saoudite. En effet, l’Arabie saoudite exige des pèlerins palestiniens qu’ils fournissent des certificats de vaccination alors qu’aucun vaccin n’a été mis au point. Israël n’en est nullement responsable. Rappelons également qu’au début du mois de mars 2020, l’Arabie saoudite a fermé la grande mosquée de La Mecque, interdisant les prières dans le site le plus saint de l’islam. Or, si grande la mosquée a partiellement rouvert ses portes, il n’est toujours pas possibles aux fidèles de toucher la Kabaa en son centre.

Une fois encore, le Corona Virus démontre la parfaite mobilité des palestiniens et l’absence de responsabilité d’Israël dans la limitation de leur déplacement. Dès lors, la procédure pénale devant la CPI n’est qu’une vaste comédie.

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

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