Commission d'enquête sur la catastrophe de Méron

Commission d’enquête sur la catastrophe de Méron: Les partis ultra-orthodoxes s’y opposent, des arrêtés de démolition émis avec un mois et demi de retard.

Les députés ultra-orthodoxes ont tenté d’empêcher la création de la commission et ont exigé qu’aucun juge ne soit nommé à sa tête. Ils craignent qu’il se concentre à faire tomber des têtes au lieu de tirer des conclusions. Les autorités chargées de l’application ont ordonné la démolition de structures illégales.

La décision approuvée ce Dimanche sur la mise en place d’une commission d’enquête d’Etat sur la catastrophe de Méron, intervient sur fond d’opposition des partis ultra-orthodoxes. Malgré l’opposition, il semble que les députés ultra-orthodoxes s’abstiennent de publier des déclarations fermes de condamnation ‒ à l’exception du député Meir Porush . Cette décision découle probablement de la compréhension qu’il s’agit d’une bataille perdue d’avance, puisque la majorité du public ultra-orthodoxe soutient la mise en place du comité.

Les ultra-orthodoxes opposent en fait deux points principaux à la commission d’enquête: l’un, qu’un juge préside la commission. La seconde est que le comité se concentrera à faire tomber des têtes au lieu de régler la question et de tirer des leçons pour l’avenir. Si les partis ultra-orthodoxes avaient choisi de relever le défi et de mettre sous leur garde la commission d’enquête d’État, ils auraient pu mettre l’accent sur les volets qui leur tenaient à cœur.

La catastrophe de Méron

Le député Yaakov Asher de Judaïsme de la Torah a rencontré Benny Gantz et Gideon Saar la semaine dernière et leur a suggéré quelques noms de personnes qui, à son avis, seraient à même de diriger le comité. Parmi les noms évoqués : l’ancien chef d’état-major Gadi Izenkot et l’ancien commissaire aux incendies Shachar Ayalon.

Dans le contexte de la mise en place de la commission d’enquête, les forces de l’ordre et les autorités de construction ont été également rappelées d’agir environ un mois et demi après la lourde catastrophe et ont commencé à démolir les structures illégales érigées à Méron. Cette décision est probablement une tentative de l’Autorité d’exécution et de construction de laisser une impression positive sur le comité et d’agir, même avec retard, dans les plus brefs délais.

Divers organismes chargés de l’application des lois admettent aujourd’hui que le sanctuaire, dont la plupart des bâtiments est totalement illégal, n’était pas du tout leur priorité absolue. Il y a plus d’un an, les autorités auraient pu opérer dans l’enceinte, aménager le nécessaire et construire des couloirs bien rangés, mais ne l’ont pas fait ‒ mais ont attendu qu’un plan soit approuvé sur place.

« Vous êtes tenu d’agir pour la démolition des bâtiments dans les 14 jours en tant que première et plus urgente étape ».
« Autorité d’exécution et de construction ».

« La visite montre qu’il existe de nombreux bâtiments qui ont été construits et érigés sans permis requis par la loi sur la planification et la construction », a écrit l’Administration des Domaines à propos du complexe de Méron. « Vous êtes tenu d’agir pour démanteler et démolir les bâtiments dans les 14 jours, comme première étape très urgente. »

On ignore maintenant quand la démolition des bâtiments sera approuvée ‒ cela est dû à l’opposition de la police et de la commission d’enquête qui veulent enquêter sur l’arène de la manière la plus authentique possible. Nous soulignons que jusqu’à présent, près de deux mois après la catastrophe, aucun policier n’a été interrogé dans la DIP.

L’ancien Ministre de la Sécurité Intérieure et le Commissaire de Police

La commission d’enquête d’État qui sera mise en place examinera l’implication et la responsabilité d’un certain nombre de hauts fonctionnaires ‒ dont l’ancien ministre de la Sécurité intérieure  Amir Ohana  et le commissaire général de police Yaakov Shabtai.

JForum ‒ N12-mako.il.news

 

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