Mélenchon un danger à écarter

Dans la vie politique nationale, s’il est un personnage au cynisme proche de celui du bouffon, c’est bien Jean-Luc Mélenchon. Pas une semaine sans qu’il ne défraie la chronique. Bon         «client» des journalistes, volontiers provocateur, il les régale d’un bon mot par-ci, d’une phrase bien acérée par là, où la mégalomanie le dispute à la démagogie. Vieux routier de la politique, il connaît les ficelles du métier de bateleur. Aussi, l’histrion n’hésite pas à déclarer que, dans la perspective des législatives des 12 et 19 juin prochains, et alors qu’il n’est même candidat, il se verrait bien… à Matignon, cohabitant avec un Président auquel il imposerait sa politique, suivant sa propre conception de la Constitution.

Usant de sa rhétorique populiste, il estime qu’en cas de victoire, sa formation élargie à des socialistes et écolos sous la bannière de la Nupes – la Nouvelle union populaire écologique et sociale-, c’est lui qui sera appelé aux Affaires. Et dans cette campagne atone, dépolitisée, rien ne dit qu’il n’y parvienne. Tribun démago déguisé en Merlin l’Enchanteur, Mélenchon séduit une frange importante de la société en promettant le Smic à 1500€, le retour de la retraite à 60 ans, le blocage des prix pour certains produits, l’allocation d’autonomie pour les jeunes, bref des cadeaux obligeant les entreprises à desserrer les cordons de leurs bourses. Les conséquences de ces prodigalités ? Il n’en a cure. Et ça marche ! Un sondage de Cluster 17 , publié le 27 mai dernier, place la Nupes  en tête des intentions de vote au 1er tour : 30% des Français souhaitent soutenir un candidat de cette formation.

Il est cependant urgent d’en prendre conscience. Les Français dans leur grande majorité, aspirent à vivre dans l’ordre, la paix et la prospérité, et non à travers une chimérique inversion des valeurs. Car, si l’on dit de Marine le Pen qu’elle véhicule une idéologie dangereuse, le leader de la France insoumise incarne, dans le bruit et la fureur, une idéologie foncièrement mortifère. L’émule des Chavez, des Maduro et autres « caudillos » d’Amérique latine, qui convoite l’électorat islamo-gauchiste, prône des idées aberrantes : une « police démocratique », c’est-à-dire désarmée; une VIème République fondée sur un régime parlementaire, en fait un retour à l’instabilité politique de la IVème République avec des errements économico-financiers engendrant la fuite des capitaux…Qu’il y arrive et c’est le peuple tout entier , à commencer par les plus démunis, qui s’en mordra les doigts.

Une telle catastrophe  est à écarter. Le danger étant réel, j’attire l’attention de tous, il nous faut réagir en en nous mobilisant pour dissuader ceux qui seraient tentés par ce vote empoisonné et par une idéologie quipar le passé a causé tant de dégâts. Rejetons ces colporteurs de balivernes qui décideraient pour nous, nous devons être les acteurs de nos destins.

Voter c’est décider, pas subir

Bruno Benjamin.

 

2 Commentaires

  1. Mélenchon a été voulu par Macron 2, il ne faut se faire d’illusion, Mélenchon est le bonne alibi de Macron pour continuer à déconstruire la France et spolier les français. Macron ne vie et ne décide que par l’émergence Des extrêmes surtout de gauche, je trouve cette réaction du Crif un peu faux cul sur les bords.

  2. Désolé, mais les trois sont un grand danger pour notre démocratie déjà si imparfaite, certes par des voies toutes différentes, mais au moins autant liberticides..

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