«J’ai d’abord cru à une plaisanterie d’Halloween»: le récit minute par minute de l’attaque dans le train au Royaume-Uni.

Dix passagers ont été blessés, dont neuf grièvement, lors d’une attaque au couteau sur un train reliant Doncaster à Londres samedi soir. Des témoins racontent comment la panique a gagné les wagons, jusqu’à l’intervention des forces armées en gare d’Huntingdon.

Ce dimanche matin, le Royaume-Uni est sous le choc. La veille, une attaque au couteau a transformé un trajet ordinaire en scène d’horreur. À bord d’un train de la compagnie LNER reliant Doncaster à Londres, dix passagers ont été blessés, dont neuf grièvement, après qu’un homme armé d’un grand couteau s’en est pris aux voyageurs. Deux suspects ont été interpellés. L’enquête, à laquelle participe la police antiterroriste, cherche encore à comprendre les motivations du ou des agresseurs.

Les premiers témoignages racontent un chaos absolu. Des passagers piétinés dans la panique, des cris, des sièges couverts de sang, des familles réfugiées dans les toilettes… «Ils ont un couteau! J’ai été poignardé!», hurle un homme en traversant le wagon, selon plusieurs témoins. Le train s’est arrêté en urgence à Huntingdon, à 120 kilomètres au nord de la capitale, où des policiers armés ont neutralisé un suspect au taser. Retour sur le déroulé de cette soirée d’horreur, minute par minute.

18h25 : départ du train direction Londres 

Le train de la compagnie publique LNER, l’équivalent britannique de la SNCF pour les grandes lignes du nord-est, quitte la gare de Doncaster, direction Londres King’s Cross. La British Transport Police confirmera plus tard qu’il s’agissait du service de 18h25, une liaison majeure du pays sur la grande ligne de la East Coast, qui relie Édimbourg à la capitale.

À bord, les passagers s’installent pour près de deux heures de voyage: familles rentrant d’un week-end, étudiants, touristes, mais aussi sans doute de nombreux jeunes qui descendent à Londres pour la soirée d’Halloween. Certains rient, d’autres somnolent. Le convoi file à pleine vitesse vers le sud, sans arrêt avant Peterborough.

Le trajet du train entre Doncaster et London King’s Cross à Londres
Dans la nuit, la police des transports a fait état d’un bilan de 10 blessés hospitalisés dont neuf dont le pronostic vital est engagé.

Vers 19h30 : quand la soirée vire à l’horreur

Le train vient de quitter Peterborough, depuis à peine dix minutes, selon plusieurs témoins cités par Sky News  et The Sunday Times. Les passagers se détendent. Mais soudain, ils entendent des cris.

Au fond d’un wagon, un homme se lève, un couteau à la main. La scène paraît d’abord irréelle: plusieurs voyageurs croient à une blague d’Halloween, d’après le témoignage d’Olly Foster, un jeune homme qui a témoigné auprès de la BBC . Mais les cris se rapprochent, les passagers comprennent qu’il n’en est rien. Un homme ensanglanté traverse le couloir en hurlant: «Ils ont un couteau! J’ai été poignardé!», raconte de son côté Gavin à Sky News.

La panique se propage. Des familles tentent de se réfugier dans les toilettes, d’autres s’aplatissent entre les sièges. Des gens se piétinent pour fuir vers les wagons avant. Une fillette est protégée in extremis par un passager âgé, qui sera blessé à la tête et au cou, rapporte encore Olly Foster. Des voyageurs improvisent des garrots avec leurs vestes, certains brandissent une bouteille de Jack Daniel’s comme seule arme possible, continue d’expliquer le jeune homme. L’agression dure près d’un quart d’heure, mais semble interminable. «C’était comme si ça ne devait jamais s’arrêter», termine-t-il.

19h39 : arrêt d’urgence et intervention des forces armées

Le premier appel au numéro d’urgence est enregistré à 19h39, selon The Sunday Times. À bord, des passagers parviennent à tirer le cordon d’alarme, ce qui déclenche l’arrêt d’urgence du train. Le convoi ralentit, freine brutalement, puis s’immobilise en gare de Huntingdon, dans le Cambridgeshire, à environ 120 kilomètres au nord de Londres.

Sur le quai, des témoins voient arriver des policiers armés, alertés par la compagnie ferroviaire, rapporte Sky News. Les passagers descendent en désordre. «Get down! Get down!», crient les agents, selon plusieurs témoignages recueillis par la chaîne britannique. L’un des suspects, un homme tenant un grand couteau, est alors neutralisé par un tir de taser, a confirmé la British Transport Police.

Aucune information officielle n’a été communiquée sur les suspects. Gavin, témoin interrogé par Sky News, raconte avoir demandé, en sortant du train, «à quoi ressemblait le suspect»«On m’a répondu : c’est un homme noir, tout en noir, avec une capuche», précise-t-il. Olly Foster, sur X, dit lui aussi n’avoir vu «qu’un seul assaillant»«un homme noir d’une vingtaine d’années, monté à Peterborough». Ce signalement n’a pas été confirmé par la police.

Un autre témoin, Dean McFarlane, agent du métro londonien présent sur le quai, raconte à la BBC avoir vu «plusieurs personnes courir, complètement couvertes de sang», dont «un homme en chemise blanche, maculé de la tête aux pieds». Il dit avoir tenté de calmer des passagers en panique, certains en pleurs, d’autres pris de malaise.

Du matériel médical est visible à l’extérieur de la gare de Huntingdon (est de l’Angleterre), le 1er novembre 2025, à la suite d’une attaque au couteau sur un train. Dix personnes ont été blessées, dont neuf grièvement, et deux suspects ont été arrêtés. JUSTIN TALLIS / AFP

19h40–19h45 : le protocole «Plato» brièvement déclenché

Les secours affluent. Selon la British Transport Police, plus de trente agents, dont des unités armées, sont déployés sur place, appuyés par des ambulanciers et des hélicoptères médicaux, comme l’a rapporté Sky News.

Les autorités déclarent un «incident majeur» et activent brièvement le code «Plato», le protocole national d’urgence déclenché au Royaume-Uni lorsqu’une attaque terroriste de grande ampleur ou de type «maraudeur» , c’est-à-dire une attaque mobile et isolée, est suspectée. Ce dispositif, déjà utilisé lors d’attentats majeurs, permet de coordonner en quelques minutes l’action conjointe de la police, des pompiers et des hôpitaux.

La British Transport Police a confirmé à la BBC que le code avait bien été déclenché avant d’être levé, la piste terroriste n’étant pas confirmée à ce stade.

Le député local Ben Obese-Jecty, arrivé rapidement sur les lieux, confie à Sky News n’avoir «jamais vu une réponse d’urgence d’une telle ampleur, en termes de police, de pompiers et d’ambulances». Les blessés sont évacués vers plusieurs hôpitaux du comté de Cambridge et de la région de Londres.

20h00 : un bilan très lourd

Le bilan s’alourdit. Selon la British Transport Police, dix personnes, dont neuf dans un état critique, ont été transportées à l’hôpital Addenbrooke, à Cambridge, dans l’est de l’Angleterre. Aucun décès n’est à déplorer à ce stade. Le commissaire Chris Casey parle d’un «incident choquant» et appelle à ne pas spéculer sur les causes: «Notre réponse se poursuit et il pourrait s’écouler un certain temps avant que nous soyons en mesure de confirmer quoi que ce soit», déclare-t-il.

L’enquête est confiée à la police des transports, appuyée par les services antiterroristes, sans qu’aucune motivation ne soit confirmée. Dans la soirée, le premier ministre Keir Starmer dénonce un «incident profondément préoccupant» et adresse ses pensées «à toutes les personnes touchées».

Chris Philp, Secrétaire d’État à l’Intérieur du cabinet fantôme conservateur (qui réunit les députés d’opposition), a évoqué sur X «une attaque de masse brutale, tandis que le conservateur Kevin Hollinrake parle de «scènes horrifiantes».

La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood se dit «profondément attristée» et exhorte le public à «éviter toute spéculation».

Vers 22h00, la gare est bouclée

Sur place, le député Ben Obese-Jecty salue la «réaction immédiate et exemplaire» des secours et parle sur X d’un «acte dévastateur».
Selon le Peterborough Telegraph, les passagers indemnes ont été évacués en bus vers Londres peu avant 23 heures, tandis que la gare restait entièrement bouclée.

Autour de la gare de Huntingdon, les rues sont toujours interdites d’accès. Des enquêteurs en combinaison blanche inspectent les wagons du train immobilisé, désormais considéré comme scène de crime.

Des policiers, accompagnés d’un maître-chien, inspectent le quai de la gare de Huntingdon (est de l’Angleterre) le 1er novembre 2025, après une attaque au couteau à bord d’un train de la compagnie LNER. JUSTIN TALLIS / AFP

La British Transport Police confirme que deux suspects sont toujours en garde à vue. Les services antiterroristes poursuivent leurs vérifications, sans qu’aucun mobile n’ait encore été établi. Les enquêteurs passent en revue les images de vidéosurveillance et recueillent les témoignages des passagers encore sous le choc.

La compagnie LNER, exploitant la ligne, a annoncé d’importantes perturbations tout au long de la journée de dimanche. Son directeur, David Horne, s’est dit «profondément choqué et attristé» et a remercié les secours pour leur «réaction rapide et professionnelle».

Au-delà de l’émotion, cette attaque ravive le débat sur la violence à l’arme blanche au Royaume-Uni. Selon la BBC, la criminalité liée aux couteaux a fortement augmenté depuis 2011 : près de 60.000 armes ont été saisies ou remises aux autorités au cours de la dernière année. Le premier ministre Keir Starmer a lui-même qualifié cette situation de «crise nationale». Les prochaines heures devraient permettre d’en savoir davantage sur les circonstances exactes de cette nuit de terreur, ainsi que sur le profil et les motivations des suspects.

Alors que les médias de gauche réfutent déjà, sans rien savoir,  l’attaque terroriste, ce que l’on sait des assassins

Attaque au couteau à Huntingdon : deux ressortissants britanniques – l’un « noir » et l’autre « d’origine caribéenne » – sont arrêtés pour tentative de meurtre tandis que deux personnes luttent pour leur vie à l’hôpital après une attaque au couteau dans un train.

Les suspects sont un ressortissant britannique noir de 32 ans et un ressortissant britannique d’origine caribéenne de 35 ans, ont indiqué les policiers aux journalistes dimanche matin.

Le commissaire John Loveless, s’exprimant sur les lieux à Huntingdon, dans le Cambridgeshire, a déclaré : « C’est un incident choquant et, avant toute chose, mes pensées vont à la famille et aux amis des personnes touchées et de celles qui sont blessées. »

Le commissaire Loveless a indiqué aujourd’hui que 11 personnes avaient été hospitalisées, dont deux dans un état critique, tandis que quatre avaient pu quitter l’hôpital.

Il a déclaré : « Dix personnes ont été transportées à l’hôpital en ambulance et une autre personne s’est présentée d’elle-même plus tard dans la soirée. »

« Alors que neuf personnes étaient initialement considérées comme souffrant de blessures mettant leur vie en danger, quatre d’entre elles, heureusement, ont pu quitter l’hôpital après évaluation et traitement. »

« Toutefois, deux patients demeurent dans un état critique. »

La police des transports britannique a reçu des signalements concernant l’incident hier à 19h42 avant de se rendre en urgence sur les lieux à Huntingdon, où des agents armés sont montés à bord du train et ont interpellé les deux suspects.

Des témoins ont décrit les scènes d’éprouvantes – le passager Olly Foster, qui se trouvait dans le wagon H, a déclaré qu’il écoutait un livre audio lorsqu’un homme « est soudainement passé en courant en criant : ‘Courez ! Courez ! Il y a un homme qui poignarde littéralement tout le monde et tout’. » M. Foster a déclaré que lui et d’autres voyageurs avaient d’abord pensé qu’il s’agissait d’une « blague » ou d’une « farce d’Halloween », mais qu’ils avaient « rapidement compris qu’ils étaient sérieux » en voyant leur expression.

Il a expliqué que sa main était « couverte de sang » après l’avoir posée sur une chaise alors qu’il courait dans le wagon. « Il y avait du sang sur d’innombrables chaises, provenant de deux des hommes qui avaient été grièvement poignardés avant moi », a-t-il déclaré.

« Une jeune fille était bouleversée lorsque l’agresseur a tenté de la poignarder, mais un homme plus âgé, véritable héros, s’est interposé, recevant une entaille au front et, je crois, une autre au cou. »

M. Foster et d’autres passagers horrifiés ont couru jusqu’au bout du court train et se sont mis en file indienne où lui et quelques autres ont essayé de trouver une arme pour se défendre au cas où les agresseurs arriveraient. M. Foster a déclaré : « Je savais qu’il avait un couteau à cause des blessures de tout le monde, mais d’après les commentaires précédents de quelqu’un, il y avait une chance qu’il ait une arme à feu. Alors je suis resté là à prier. » « Nous avons tous essayé de rester calmes, mais on sentait l’adrénaline de chacun. »

Il a raconté que le train a fini par s’arrêter et que tout le monde s’est enfui, ajoutant : « En sortant en courant, j’ai regardé à ma droite, sachant que c’est de là que l’agresseur allait arriver, et c’est là que j’ai vu une vingtaine de personnes courir dans une panique totale.

« Au moins trois d’entre eux étaient couverts de sang. Un homme se tenait le ventre d’où le sang coulait à flots et criait : « Au secours, au secours, j’ai été poignardé ! » » 

M. Foster se souvient à quel point lui et les autres passagers se sentaient impuissants, « complètement désarmés face à un ou plusieurs agresseurs que nous pensions armés ».

« Je ne sais pas comment je me sentirai en voyageant en train après ça. Je n’ai pas encore réalisé ce qui s’est passé. C’était vraiment surréaliste et je ne souhaite à personne de vivre ça. »

« Savoir que quelqu’un possède des armes et que vous n’avez rien, savoir qu’il est prêt à s’en prendre aux femmes et, je crois, aux enfants… Ce n’était pas l’Angleterre dans laquelle j’ai grandi. C’était barbare. »

Wren Chambers, qui se trouvait également à bord, a déclaré à la BBC avoir entendu des cris provenant d’un wagon ou deux plus loin. Elle a ajouté : « Puis, une minute ou deux plus tard, un homme est arrivé en courant avec une blessure très visible et qui saignait abondamment au bras. J’ai d’abord pensé que c’était une blague d’Halloween, mais ensuite il criait que quelqu’un avait un couteau, qu’il avait été poignardé. » « Puis quelques autres personnes sont arrivées en courant dans le train, j’ai attrapé mon sac et mon manteau, puis je me suis levée et j’ai avancé dans le train après elles, et finalement tous les passagers se sont retrouvés à se serrer les uns contre les autres. »

Mme Chambers a déclaré avoir « vu une personne très gravement blessée, entourée de sang », qui semblait « soit effondrée, soit sur le point de tomber ». « Les gens essayaient de se passer des sweats à capuche pour panser la plaie », a-t-elle ajouté.

Le courageux passager s’est assuré que quelqu’un appelle les services d’urgence. Elle a déclaré : « Il y avait une fille à côté de moi, près de l’endroit où les premiers coups de couteau ont eu lieu. Elle a dit que l’homme au sol s’est interposé entre elle et a reçu un coup de couteau au cou. » 

« Nous sommes tous descendus du train aussi calmement que possible, car nous savions qu’il était inutile de s’agiter les uns contre les autres. Nous savions que l’agresseur était probablement encore dans le train plus loin sur la ligne. » Les forces de l’ordre ont qualifié l’attaque d’« incident majeur » et enquêtent sur cette série d’attaques au couteau en collaboration avec la police antiterroriste.

La police avait à un moment donné déclenché le Code Plato, un terme utilisé par la police et les services d’urgence lors d’une intervention face à une « attaque terroriste massive ». Toutefois, cette déclaration a été ultérieurement annulée, a confirmé la BTP.

Le commissaire Loveless de la police des transports britannique a déclaré aujourd’hui que la gare de Huntingdon, dans le Cambridgeshire, reste fermée, mais que les trains continueront de circuler. Il a indiqué que les passagers pouvaient s’attendre à une « forte présence policière dans les gares et les trains tout au long de la journée, sur l’ensemble du réseau de transport ». Il a ajouté : « Nos agents sont là pour rassurer le public et répondre à toutes ses préoccupations. »

Il a remercié le public, qui avait déjà « grandement aidé notre enquête », et a également remercié les autres personnes travaillant dans les services d’urgence, notamment les policiers du Cambridgeshire, le service d’ambulance de l’Est de l’Angleterre, le service d’incendie et de secours du Cambridgeshire et les agents antiterroristes. Il a ajouté : « Enfin, je voudrais lancer un appel à toute personne qui regarde cette vidéo et qui possède des informations liées à l’incident d’hier, aussi insignifiantes ou importantes soient-elles à ses yeux, et qui n’a pas encore contacté la police, afin qu’elle prenne contact avec nous. »

Il a indiqué que les gens pouvaient envoyer un SMS à la police des transports britannique au 61016 en citant la référence 663. Le voyage en train LNER se déroulait comme prévu lorsque, peu après le départ de la gare de Peterborough à 19h30 samedi, l’une des plus importantes tueries de masse au couteau de Grande-Bretagne a commencé.

Une alarme d’urgence a été déclenchée et le conducteur du train a été contraint de continuer pendant quatre à cinq minutes jusqu’à la gare de Huntingdon, la gare suivante sur la ligne, où il a immobilisé la locomotive Azuma de la classe 800.

À 19h39, la police du Cambridgeshire a été appelée, et la police des transports britannique (BTP) était en route à 19h42.

Les sirènes ont retenti toute la nuit de novembre, tandis que les ambulanciers et les pompiers étaient également dépêchés sur les lieux. Ben Obese-Jecty, député de Huntingdon, a déclaré n’avoir « jamais vu une réaction aussi importante » à un incident. Trente policiers se sont précipités dans le train après son arrêt dans la ville du Cambridgeshire.

Des policiers armés ont été aperçus en train de courir sur le quai de la gare, tentant d’évacuer les passagers en toute sécurité et de neutraliser toute menace en cours. Des témoins ont rapporté que des personnes se seraient cachées dans les toilettes car un suspect était armé d’un « grand couteau ».

D’autres ont raconté avoir été piétinés alors que des passagers paniqués tentaient de fuir le chaos. Des policiers armés ont investi le quai et « ont neutralisé avec un Taser un homme qui brandissait un grand couteau », ont également affirmé des témoins.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des voitures de police se précipitant sur les lieux tandis que des agents armés accourent vers le quai.

Le commissaire principal Chris Casey a déclaré : « Il s’agit d’un incident choquant et mes pensées vont avant tout aux personnes blessées ce soir et à leurs familles. » « Nous menons des investigations urgentes afin d’établir les circonstances de l’incident, et il faudra peut-être un certain temps avant que nous soyons en mesure de confirmer quoi que ce soit de plus. À ce stade, il serait prématuré de spéculer sur les causes de l’incident. »

« Notre intervention est en cours à la gare et le restera pendant un certain temps. Des cordons de sécurité ont été mis en place, les trains ne circulent pas actuellement dans le secteur et certaines routes sont également fermées. » « Je remercie le public pour sa patience et sa coopération ce soir, ce qui a déjà grandement facilité notre intervention policière. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus d’informations. »

Le passager Gavin se souvient avoir vu plusieurs personnes circuler dans le train pendant l’attaque horrible, et avoir entendu l’une d’elles dire : « Ils ont un couteau. J’ai été poignardé. » « Ils se frayaient un chemin pour échapper au suspect », a-t-il déclaré à Sky News. « Ils étaient couverts de sang. Cette personne, quand nous sommes arrivés en gare, était pratiquement à terre ; nous ne pouvions pas avancer dans le train car elle a fini par s’effondrer. »

« On nous a fait sortir de la gare par le quai, et plusieurs personnes poignardées descendaient la rue. » Les passagers ont ensuite été escortés hors du train jusqu’au quai de Huntingdon, a-t-il déclaré.

« Les policiers armés désignaient le suspect du doigt lorsque nous sommes descendus du train. » L’opérateur ferroviaire LNER a émis un avertissement « ne voyagez pas » à l’intention des passagers, indiquant que « des perturbations sont à prévoir jusqu’à la fin de la journée ».

Dans les heures qui ont suivi l’attaque, on pouvait voir des agents de la police scientifique apparemment à la recherche d’indices sur la voie ferrée, à côté du train, dont les feux étaient encore allumés.

Des agents spécialisés en combinaison blanche, dont un accompagné d’un chien, ont été aperçus entrant dans le commissariat tandis qu’un drone de la police survolait la zone. Un autre membre des forces de l’ordre, accompagné lui aussi d’un chien policier, a été aperçu en train de fouiller le parking principal de la gare.

Huit fourgons de police sont arrivés et se sont garés en file indienne devant la gare peu avant minuit, amenant ainsi davantage d’agents sur les lieux. Plusieurs personnes qui avaient laissé leur voiture sur le parking ont été autorisées à la récupérer.

Deux ambulances aériennes sont intervenues sur les lieux, tandis que d’autres ambulanciers et membres des services d’urgence étaient également présents sur le quai, à côté du train. Plus d’une douzaine de véhicules de police, d’ambulances et de soutien aux interventions, dont plusieurs avec des gyrophares bleus, restaient rassemblés sur le parking principal de la gare.

Quatre autres voitures de police bloquaient les entrées des parkings situés de part et d’autre des voies ferrées afin d’empêcher les curieux de s’approcher. Un important groupe d’agents a été aperçu devant l’entrée du commissariat principal, à côté de ce qui semblait être un tas de matériel de premiers secours.

Le Premier ministre Sir Keir Starmer a qualifié l’incident « épouvantable » survenu près de Huntingdon de « profondément préoccupant ». « Mes pensées vont à toutes les personnes touchées, et je remercie les services d’urgence pour leur intervention », a-t-il déclaré dans un communiqué. « Toute personne se trouvant dans la zone doit suivre les conseils de la police. »

La route A1307 en direction du centre-ville a été fermée car l’incident était toujours en cours, a déclaré la police du Cambridgeshire. Par ailleurs, la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, s’est dite « profondément attristée » par ces agressions au couteau. « Mes pensées vont à toutes les personnes touchées. Deux suspects ont été immédiatement arrêtés et placés en garde à vue », a-t-elle déclaré. « Je reçois des informations régulières sur l’enquête. J’exhorte le public à s’abstenir de tout commentaire et de toute spéculation à ce stade préliminaire. »

La secrétaire d’État Heidi Alexander a fait écho aux messages de ses collègues tout en ajoutant qu’elle était tenue informée de la situation et qu’elle travaillait en étroite collaboration avec la police.

La dirigeante du Parti conservateur, Kemi Badenoch, a déclaré : « Profondément troublée par les informations qui nous parviennent de Huntingdon. » « Il s’agit d’une attaque absolument horrible et mes pensées vont à toutes les personnes touchées, y compris aux secouristes présents sur les lieux. »

Chris Philip, le ministre de l’Intérieur du cabinet fantôme, a ajouté : « Des scènes horribles à Huntingdon, dans ce qui semble être une attaque de masse brutale perpétrée par deux individus », a-t-il déclaré. «Mes pensées vont à toutes les personnes blessées ou touchées et aux services d’urgence qui interviennent.»

« La police et le gouvernement devraient fournir au plus vite des informations sur ce qui s’est passé et sur les personnes arrêtées. »

La conseillère municipale travailliste locale Alex Bulat a exprimé sa sympathie aux personnes touchées, alors que les informations continuent d’affluer. « C’est vraiment inquiétant », a-t-elle écrit sur Facebook. « Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles. »

Le député de Huntingdon, Ben Obese-Jecty, a également déclaré à Sky News qu’il n’avait « jamais vu une telle mobilisation » lors d’une intervention d’urgence sur les lieux de l’attaque. « Je trouve la rapidité de l’intervention et le nombre de policiers présents sur les lieux à mon arrivée tout simplement stupéfiants. » Il a qualifié la réaction des forces de l’ordre de « très rassurante », mais aussi de « terrifiante que cet incident se soit produit dans cette région ».

Paul Bristow, le maire de Cambridgeshire et de Peterborough, a déclaré dans un communiqué : « Je suis choqué et profondément préoccupé par cet incident extrêmement grave survenu ce soir à bord d’un train arrêté à Huntingdon. » « Mes premières pensées vont aux victimes, à leurs familles et à toutes les personnes touchées. Je tiens à remercier les services d’urgence, notamment la police, les ambulanciers et les équipes de soins intensifs, qui interviennent dans des circonstances visiblement pénibles. » « Notre communauté sera légitimement inquiète ce soir, et je me renseigne auprès des autorités compétentes afin d’obtenir davantage d’informations à mesure que la situation s’éclaircit. »

« Je sais que les habitants du Cambridgeshire et de Peterborough se joindront à moi pour garder dans nos pensées toutes les personnes touchées. » 

Un porte-parole de la BTP : « Nous pouvons confirmer qu’à 19 h 42 aujourd’hui (1er novembre), la police des transports britannique a été appelée suite à des signalements d’une agression à l’arme blanche à bord du train de 18 h 25 reliant Doncaster à Londres King’s Cross. « Les policiers se sont immédiatement rendus au poste de police de Huntingdon accompagnés des ambulanciers. »

« Des policiers armés du Cambridgeshire sont montés à bord du train et ont arrêté deux personnes en lien avec l’incident, qui ont été placées en garde à vue. »

Dix personnes ont été hospitalisées, dont neuf dans un état critique. Une autre personne est soignée pour des blessures sans gravité. Aucun décès n’est à déplorer.

« Cet incident a été qualifié d’important et les services de police antiterroristes apportent leur soutien à notre enquête tandis que nous nous efforçons d’établir les circonstances exactes et les motivations de cet incident. »

Toute personne disposant d’informations est priée de contacter la BTP en envoyant un SMS au 61016 en citant la référence 663 du 01/11/25.

Un communiqué de la police du Cambridgeshire indique : « Deux hommes ont été arrêtés ce soir par la police après que plus de 30 agents ont été appelés à la gare de Huntingdon. »  « Nous avons été appelés à 19h39 suite à des informations faisant état de plusieurs personnes poignardées dans un train. » Des policiers armés sont intervenus et le train a été arrêté à Huntingdon, où deux hommes ont été interpellés. Plusieurs personnes ont été hospitalisées. « L’incident est toujours en cours et la route A1307 est fermée à l’approche du centre-ville. »

Un porte-parole du service ambulancier d’East England a déclaré : « Nous avons été appelés à 19h38 suite à des informations faisant état de plusieurs personnes poignardées dans un train. »

« Nous avons mobilisé un dispositif d’intervention de grande envergure à la gare de Huntingdon, comprenant de nombreuses ambulances, des commandants tactiques, notre équipe d’intervention en zone dangereuse et des équipes de soins intensifs, notamment l’East Anglian Air Ambulance, l’Essex and Herts Air Ambulance et la Magpas Air Ambulance. »

« Nous confirmons avoir transporté plusieurs patients à l’hôpital. »

David Horne, directeur général de LNER, a déclaré : « Nous sommes profondément choqués et attristés par ce grave incident, et nos pensées vont à toutes les personnes impliquées. »

Je tiens à remercier les services d’urgence pour leur intervention rapide et professionnelle ainsi que pour les soins prodigués aux blessés. Toute personne disposant d’informations et n’ayant pas encore contacté la police est priée de le faire.

« La sécurité et le bien-être de toutes les personnes concernées resteront notre priorité. Nous continuerons à faire tout notre possible pour soutenir nos clients et nos collègues pendant cette période difficile. »

Un communiqué du Syndicat national des travailleurs des chemins de fer, des transports maritimes et des transports (RMT) publié sur les réseaux sociaux indique : « Nous sommes horrifiés par l’attaque au couteau de masse survenue hier soir dans un train LNER.

« Nos pensées accompagnent le personnel du train et les passagers qui étaient au travail ou vaquaient à leurs occupations en ce samedi soir chargé lors de ce terrible incident. »

« Il est important de laisser les services d’urgence et les autorités établir tous les faits avant de faire d’autres commentaires. »

Ailleurs, plusieurs lignes ferroviaires ont été perturbées, notamment les trains Hull Trains à destination de Hull et les trains LNER à destination de Lincoln, Doncaster, Leeds, Bradford Forster Square et Harrogate.

Les trains Thameslink reliant Horsham, Kings Cross et Peterborough ont également été affectés.

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2 Commentaires
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gigi

Cette Europe, désarmée et craintive, est vouée à la disparition dans la violence et le chaos

David

Ce sont les autorités qui ouvrent les frontières à n’importe qui et c’est le peuple qui en paie le gros prix