Annulation de la dissolution: de sérieuses rumeurs….

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Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu attends the weekly cabinet meeting at his office in Jerusalem, Israel, Sunday, May 5, 2019. (Abir Sultan/Pool Photo via AP)

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu attends the weekly cabinet meeting at his office in Jerusalem, Israel, Sunday, May 5, 2019

87 jours après le vote de la dissolution de la Knesset, la proposition de l’annuler est vivement critiquée   

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou envisagerait sérieusement d’annuler les élections législatives prévues le 17 septembre, après une proposition du président de la Knesset, Yuli Edelstein.

Des dizaines de députés de tous les partis m’ont approché pour trouver une solution permettant d’annuler la dissolution de la Knesset. J’ai trouvé un schéma parlementaire et il est possible d’annuler les élections les plus inutiles de l’histoire d’Israël. Il est de notre devoir de permettre à la 21ème Knesset de continuer à fonctionner”, a déclaré mardi M. Edelstein.

En cas d’annulation des élections, M. Netanyahou pourrait proposer à la liste centriste Bleu Blanc dirigée par Benny Gantz de former un gouvernement d’union nationale.

Mais le chef de file de la principale formation de l’opposition rejette l’initiative. M. Gantz a tenu à rassurer ses partisans, réaffirmant qu'”il n’y a pas de négociations entre le Likoud et Bleu Blanc”.

87 jours après le vote de la dissolution de la Knesset, la proposition de l’annuler est vivement critiquée, plusieurs députés estimant qu’il s’agit d’un moyen de faire oublier l’échec de M. Netanyahou à former un gouvernement.

D’autres estiment que le Premier ministre est motivé par des sondages de plus en plus défavorables à l’égard du Likoud.

I24NEWS

Les rumeurs quant à une éventuelle annulation prochaine de la loi de dissolution de la Knesset s’étaient estompées mais voilà qu’elles ont repris de plus belle mardi dans la soirée pour devenir des informations confirmées.

Dans la journée de mardi, il était question du président de la Knesset Yuli Edelstein, qui cherchait en coulisses à faire annuler les prochaines élections.

Il a confirmé la nouvelle mardi soir: « Des dizaines de députés appartenant à plusieurs partis sont venus me voir pour me demander de trouver une solution à cette situation. La poursuite du processus électoral est un abus de confiance envers la population qui a voté, et ce seront des milliards de shekels qui seront gaspillés uniquement parce qu’il y a des rivalités personnelles entre chefs de partis. Il y a une possibilité parlementaire d’éviter des élections qui seraient les plus inutiles de l’histoire du pays. Il est de notre devoir de permettre à la 21e Knesset de fonctionner ».

Yuli Edelstein n’a toutefois pas donné de détails sur la manière dont se dérouleraient les choses notamment sur la formation d’un gouvernement.

Il serait éventuellement question d’un gouvernement d’union, avec rotation entre Binyamin Netanyahou et Benny Gantz, même si ce scénario paraît encore surréaliste au vu de l’atmosphère de la dernière campagne électorale.

Plus tôt dans la journée, avec les rumeurs croissantes, le Premier ministre Binyamin Netanyahou s’était dit prêt à étudier la proposition du président de la Knesset.

Au parti Bleu-Blanc, on parle « d’intox » bien que des informations en provenance de plusieurs sources confirment des contacts en coulisses.

Dans l’Union de la Droite (amputée d’Otsma Yehoudit depuis mardi), si le ministre de l’Education Raphy Peretz estime qu’il serait bon d’annuler ces élections superflues, le ministre des Transports Betzalel Smotritch dit préférer des nouvelles élections à « un gouvernement de gauche »: « Si de nouvelles élections sont une mauvaise chose pour le pays, un gouvernement de gauche serait encore bien pire et serait contraire à la volonté populaire qui est à droite ainsi qu’en contradiction avec les promesses faites par le Binyamin Netanyahou et le Likoud ».

Au parti Yahadout Hatorah on se montre plutôt favorable à cette option, surtout pour éviter le gaspillage de sommes colossales.

Un soutien également à ce scénario, celui de Naftali Benett, président de la Nouvelle Droite, bien que pas élu à la Knesset: « Ces nouvelles élections auraient été pour moi une aubaine, comme une victoire au Loto. Mais je vois l’intérêt du pays avant mon intérêt personnel, et je demande à Binyamin Netanyahou et à Benny Gantz se tout faire pour éviter ces élections. Asseyez-vous ensemble, encore aujourd’hui, jusqu’à ce que vous ayez trouvé un compromis ».

Par contre, l’opposition rue dans les brancards. A Meretz, Tamar Sanberg tire à boulets rouges sur le Premier ministre: « Binyamin Netanyahou considère l’Etat d’Israël comme son jouet personnel. Il y a un mois, il a tout fait pour qu’il y ait de nouvelles élections, et maintenant il fait volte-face et fait tout pour les annuler. Nous ne serons pas son filet de sauvetage ».

Elle a appelé toute l’opposition – y compris Bleu-Blanc – à s’opposer à une loi annulant la dissolution de la Knesset.

Ehoud Barak, qui vient à peine de lever le suspense en créant un nouveau parti, a lui aussi dénoncé cette possibilité avec le langage qu’on lui connait: « Celui qui se prêtera à l’annulation de la dissolution de la Knesset sera considéré comme ayant collaboré à la plus grande entreprise de corruption de l’école Netanyahou et sera finalement chassé de la ville ».

Dans les partis arabes c’est le même ton, et Ayman Oudeh a déclaré que la Liste arabe (ré)unifiée « se présentera la tête haute aux élections de septembre afin de renvoyer chez eux Binyamin Netanyahou et Betzalel Smotritch afin d’éviter l’annexion et l’apartheid ».

Mais celui qui a réagi le plus difficilement est sans conteste Avigdor Lieberman qui dans un tel scénario verrait se couper l’herbe sous les pieds et s’évanouir son rêve de « faiseur de rois »: « Ce n’est pas le bien du pays que recherche Binyamin Netanyahou mais la peur de perdre le pouvoir. Netanyahou qui a dissous la Knesset à deux reprises en une demi-année constate aujourd’hui que les citoyens d’Israël ne croient plus dans le ‘pouvoit éternel de droit divin’. Je ne soutiendrai qu’un seul gouvernement d’union: celui qui sera composé du Likoud, de Bleu-Blanc et d’Israël Beiteinou ».

Les jours qui viennent apporteront sans doute des réponses pour savoir s’il s’agit d’un véritable tournant dramatique ou bien de ces fameuses « fake news » dont la politique nous a hélas habitués…

 

Le Likoud et le parti Bleu-Blanc songeraient à former un gouvernement d’union nationale.

Israël: vers un gouvernement d’union nationale ?

Plusieurs sources israéliennes ont rapporté lundi que le Likoud et la liste Bleu-Blanc réfléchissent actuellement à un moyen de faire annuler la dissolution du Parlement de l’Etat hébreu, prononcée le 30 mai dernier.

Une manœuvre qui serait mise en place au profit de la constitution d’un gouvernement d’unité nationale qui comprendrait le parti de Benyamin Netanyahou ainsi que celui de Benny Gantz et Yaïr Lapid.

Si une majorité de 80 députés israéliens sur 120 vote en faveur de l’annulation de la dissolution de la Knesset, les citoyens de l’Etat hébreu n’auraient finalement pas à se rendre aux urnes le 17 septembre.

Les Israéliens pourraient alors voir se former un nouveau gouvernent comprenant les deux plus grands partis israéliens, plus rapidement que prévu et dans l’intérêt du Likoud comme dans celui de la liste Bleu-Blanc.

En effet, d’après les sondages, lors des prochaines élections, Benyamin Netanyahou comme Benny Gantz et Yaïr Lapid n’obtiendraient pas autant de voix qu’au cours du dernier scrutin législatif.

De plus, le Premier ministre israélien aurait vraisemblablement de grandes difficultés à former une coalition de droite sans Avigdor Lieberman, qui refuse de siéger aux côtés des partis ultra-orthodoxes.

La formation d’un gouvernement d’union nationale pourrait également permettre à Benyamin Netanyahou, soupçonné de corruption dans plusieurs affaires, d’échapper à un procès.

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