Amazon en Israël… au grand dam de BDS

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Amazon en Israël… au grand dam de BDS

Le 22 septembre 2019, Amazon a débuté le lancement de ses activités en Israël, en l’occurrence, la distribution de marques israéliennes au moyen de sa plateforme en hébreu (qu’elle est sur le point de finaliser). Les consommateurs israéliens auront bientôt accès, de façon simple et rapide, au plus grand marché électronique mondial. Naturellement, les palestiniens du mouvement BDS le déplorent, compte tenu des liens d’Amazon avec les grandes sociétés israéliennes intervenant dans les domaines militaires, technologiques et financiers, présentes dans la zone C de Judée-Samarie (sous contrôle israélien, en vertu des accords de paix d’Oslo). En outre, BDS reproche à son fondateur, Jeff Bezos, une certaine partialité qui serait de nature… « anti palestinienne ».

Amazon est, effectivement, en relation avec des sociétés israéliennes impliquées dans la défense du pays, depuis de nombreuses années : En 2015, Israël Aerospace Industrie (IAI) a commencé à assurer le transport des avions Cargo d’Amazon et dessert désormais, 80% de ses avions. Or, les boycotteurs palestiniens critiquent ce partenariat puisque la société nationale israélienne IAI fournit à l’armée israélienne des armes, des aéronefs, des avions, des drones des missiles, des véhicules blindés, des satellites… qui protègent Israël du terrorisme palestinien.

De même, Amazon est en relation commerciale avec la société de technologie israélienne NSLCOMM (financée en partie par l’Etat juif), qui construit des satellites de réseau, utilisés pour des application militaires. Enfin, Amazon réalise une grande partie de son chiffre d’affaires grâce à la fourniture de serveurs Web et d’un stockage considérable de données, à la société américaine, Palentir, spécialisée dans l’analyse des données. Or, Palentir fournit au gouvernement israélien des « systèmes prédictifs » qui analysent les publications sur les réseaux sociaux palestiniens pour identifier les terroristes. Lorsque des palestiniens encouragent des opérations terroristes, Israël interpelle les terroristes, avant même qu’ils ne commettent leur forfait.

Pour ce qu’il en est du domaine financier, Amazon a conclu des partenariats avec les banques Hapoalim et Leumi, en permettant à leurs clients de bénéficier de réductions, s’ils disposent d’un compte bancaire dans ces établissements. Or, ces banques interviennent pour financer des constructions d’immeubles dans les implantations en zone C de Judée-Samarie, et plus spécifiquement, pour Leumi, des établissements d’enseignements, ou encore les programmes des recrues de Tsahal. BDS est donc outré des partenariats signés entre Amazon avec ces banques, alors qu’elles seraient responsables de graves violations des droits de l’Homme (sic)…

Un autre problème que se pose BDS concerne le type d’opération qu’Amazon va mener dans les implantations de la zone C, en Judée Samarie. En effet, BDS s’accroche toujours à la même rhétorique absurde construite autour du concept mensonger « d’occupation de la Palestine ». Aussi, se demande-t-il si Amazon va livrer les israéliens résidant en zone C de Judée Samarie, voire également si elle va distribuer des produits fabriqués ou cultivés dans les implantations juives de Judée Samarie, puisqu’il s’agirait, selon les boycotteurs d’Israël, de « terres volées au palestiniens ». Bien évidemment, l’intervention d’Amazon en zone C aidera BDS à comprendre que les conventions internationales lui sont opposables, d’autant que les accords ont été signés par le Megaterroriste “prix Nobel de la paix”, Yasser Arafat.

Naïvement, BDS voudrait également qu’Amazon permette aux vendeurs palestiniens de bénéficier d’un même accès à sa plateforme. Pour ce faire, il n’a qu’à s’adresser à Mahmoud Abbas afin qu’il signe un partenariat similaire avec Amazon. Ce n’est pas le problème d’Israël.

En fait, BDS est très en colère contre Amazon qui prône des relations apaisées entre israéliens et palestiniens : En 2018, Amazon a retiré de son site « amazon.com » le t-shirt le plus vendu chez ceux qui haïssent Israël. Il s’agit du t-shirt sur lequel est apposée la mention « make Israël Palestine again », ce qui se traduit par : « faite qu’Israël redevienne la Palestine ». Amazon a supprimé la distribution de ce t-shirt puisqu’il ne respecte pas sa « politique de contenu » selon laquelle est interdite « la vente de produits qui promeuvent ou glorifient la haine, la violence, l’intolérance raciale sexuelle ou religieuse, ou promeuvent des organisations qui défendent ces opinions ». Les boycotteurs s’étonnent donc de la distribution, par Amazon, des marchandises portant la mention « IDF » (« Israël Défense Force »), puisque le site Amazon assure la promotion de T-shirt, de robes, de costumes d’Halloween ou de vêtements de bébés portant le sigle alors que l’armée israélienne serait très dure avec les terroristes palestiniens (sic)…(en fait, Amazon n’est pas prête de travailler avec les palestiniens de BDS).

En réalité, si les palestiniens de BDS n’aiment pas Amazon, ils apprécient encore moins son Président et principal actionnaire, Jeff Bezos (l’homme le plus riche sur la planète). Ce dernier évite de livrer ses positions sur les relations entre Israël et les palestiniens. Pour autant, il est possible de connaître son sentiment sur la question en lisant les articles publiés dans le Washington Post, quotidien dont il est devenu l’unique propriétaire en 2013.

Les partisans du boycott d’Israël lui reprochent de présenter les palestiniens comme les agresseurs, dans les relations avec Israël. A titre d’exemple, lors des émeutes à la frontière de Gaza entre terroristes palestiniens et Tsahal, le journal a fait état « d’affrontements » alors que, selon les boycotteurs, les palestiniens seraient les victimes des tireurs d’élite (sic). De même, Netanyahou est présenté par le journal comme « un homme d’Etat prudent ».

Les boycotteurs fustigent également le journal lorsqu’il informe que les palestiniens tuent des israéliens (ce qui est la réalité) alors que les palestiniens ne font que mourir (ils n’ont qu’à pas s’en prendre aux juifs) et que, lorsque c’est le cas, la responsabilité de l’Etat juif n’est pas en cause.

Ceux qui nourrissent la haine d’Israël sont plus précisément en colère contre la journaliste Jennifer Rubinstein du Washington Post qui présente les palestiniens comme « des sauvages vénérant, adorant la mort », « sacrifiant des enfants » « des rejetons du diable », des bêtes sauvages ». La journaliste est présentée comme «encourageant le racisme et l’islamophobie » (sic).

Finalement, ce qui déplaît au boycotteurs d’Israël, c’est la réalité : les palestiniens sont nourris de haine contre Israël. Manipulés, ils  tentent toujours de s’en prendre aux juifs et à Israël… Pour sa part, l’Etat juif ne fait que s’en défendre.. Si les palestiniens ne comprennent pas, par la raison, qu’il est interdit de tuer, ils finiront peut être par comprendre avec la force. En attendant, ils perdent énormément de temps et obligent Israël à déployer une énergie extraordinaire pour s’en protéger.

Les palestiniens du BDS vont certainement appeler aux boycott d’Amazon, comme ils l’ont fait s’agissant de HSBC, SodaStream, Airbnb, Caterpillar et Hewlett Packard… Ils en sont bien évidemment les premiers perdants. Qu’ils essaient plutôt de construire une identité humanisée, que de détruire l’humanité d’Amazon.

Par Maitre Bertrand Ramas-Muhlbach

4 COMMENTS

  1. On pourrait ajouter des sociétés tels que Google et Microsoft, avec une partie importante du développement de leurs produits en Israel.

    Sans parler du fabricant de micro-processeurs Intel, qui a investie des Milliards de dollars dans une usine de fabrication en Israël

    • Sodastream étant une société privée, ce n’est pas l’état d’Israël qui a déplacée l’usine, mais c’est sa propre direction

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