Misère, flicage, harcèlement: «J’irai dormir chez vous» en Algérie ou quand Antoine de Maximy découvre la Corée… de l’Est.

La grande réussite algérienne après 62 ans d’indépendance :

Chômage de masse, montée des prix des denrées alimentaires, appauvrissement de l’État, l’économie algérienne qui avait fondé sa croissance sur la rente pétrolière connaît une grave crise de son modèle.

État des lieux.

La fragilité de l’économie algérienne tient d’abord à sa  dépendance exclusive aux hydrocarbures. Le gaz et le pétrole représentent 96% des exportations du pays, près de la moitié de son PIB et 60% des recettes budgétaires de l’ État, selon la Banque mondiale. Ces ressources sont on ne peut plus vitales pour le régime algérien.

Une économie dépendante des hydrocarbures

L’ère Bouteflika a coïncidé  avec une augmentation continue des prix du pétrole qui a soutenu l’économie. La redistribution des ressources tirées de cette rente pétrolière a permis à l’État algérien de limiter l’ampleur des contestations du printemps arabe de 2010-2011 en achetant la paix sociale à coût de subventions.Mais la période du baril de pétrole à 120 dollars est révolue depuis le début du contre-choc pétrolier en 2014.  De nos jours, le cours du brut peine à se maintenir au-dessus des 60 dollars. Les recettes pétrolières annuelles ont été ainsi divisées par deux, passant de 60 à 30  milliards de dollars ces cinq dernières années.

« L’ État algérien était encore un Etat riche en 2014 avec près de 200 milliards de dollars dans ses caisses, mis de coté, ce que l’on appelle les réserves de change.  Mais ce pactole a fondu à moins de 60 milliards de dollars aujourd’hui et il est fort probable que d’ici trois à quatre ans, les caisses soient vidées », explique l’économiste Camille Sari.  La croissance économique du pays a été divisée en deux en moins de 5 ans. C’est dramatique parce que le pays aujourd’hui ne produit pratiquement plus rien en dehors des hydrocarbures  et des services liés à ce secteur».

La paix sociale, est maintenue par le flicage, l’intimidation, et le harcelement, propre aux régimes arabes

Antoine de Maximy, animateur français de la célèbre émission «J’irai dormir chez vous», a découvert de actu et visu la face (mal) cachée de l’Algérie. La sortie, vendredi 8 mars, du tant attendu épisode de son émission sur ce pays dont les dirigeants vantent à tire-larigot l’ouverture et la «force de frappe», a révélé encore une fois au grand jour la réalité d’un peuple pris en étau entre le marteau de l’armée et l’enclume des services secrets.

Filé, pisté, censuré et surveillé 24h/24 et 7j/7 par la gendarmerie, la police, les barbouzes, les indics et les ratons laveurs, Antoine de Maximy a dû se plier en quatre en Algérie pour réaliser un reportage des plus ordinaires qui consiste, purement et simplement, à aller diner et passer la nuit chez une famille, principe d’une émission mondialement connue et dont il est l’auteur depuis 2004. Objectif: faire valoir le mode de vie des populations locales et leurs traditions en côtoyant, caméra à l’épaule, les petites gens de la société. Il s’agit aussi, in fine, d’un joli coup de promotion pour le peuple et le pays d’accueil.

 

Mais le régime algérien ne l’entend pas de cette oreille. Il a préféré véhiculé (malgré lui ou exprès?) l’image d’un système qui faire vivre sa population dans une sorte de galaxie coupée du monde et en autarcie, à l’image de la Corée du Nord. Antoine de Maximy s’y est donc rendu 15 jours durant, à Oran, Ghardaïa ou encore Djanet. Là-bas, le jovial reporter ne l’était plus parce qu’il a dû faire face à un vrai schmilblick sécuritaire, un mélange de la Securitate et de la Stasi communistes à la sauce algérienne.

Le but du régime en place était d’intimider et d’empêcher le journaliste de faire correctement son travail, lequel travail a, au final, dévoilé l’image d’un pays où tout va à vau-l’eau, contrairement au wording officiel qui tente de vendre à l’international une version complètement biaisée de la réalité. «J’ai le droit de filmer, et en même temps je n’ai pas le droit d’aller chez les gens. C’est paradoxal», s’est-il étonné, non sans amertume.

 

N’ayant passé qu’une seule et unique nuit chez une famille pendant un séjour de deux semaines, Antoine de Maximy n’a pas pu vraiment digérer son choc après sa découverte de la vraie Algérie, un pays où «les femmes ne peuvent regarder qu’avec un œil seulement», où on vous demande de l’argent et d’acheter de la viande pour pouvoir vous assoupir chez un Algérien, où vous ne pouvez pas passer une seule nuit chez un citoyen lambda si vous êtes «étranger», et où la maréchaussée, la police et les autorités vous traquent sans discontinuer comme si vous étiez un criminel transfrontalier recherché par Interpol.

Abdou Semmar, journaliste algérien en exil depuis 2019 et patron du site Algérie Part, a poussé un énième cri d’orfraie sur YouTube à propos des méthodes employées par le régime algérien contre son propre peuple. «L’émission confirme définitivement l’image chaotique de l’Algérie dans le monde. Cet épisode a aggravé l’image catastrophique de notre pays. Il a passé 15 jours, il n’a pu dormir que chez un seul Algérien en Kabylie et a fait la sieste à Djanet. C’est tout ce qu’il a pu faire. Antoine de Maximy n’a pas pu faire son travail, il a été empêché par un flicage tout simplement honteux et humiliant», a-t-il tonnée.

Selon lui, «les témoignages filmés par le journaliste à Ghardaïa et Djanet font honte à l’Algérie. Il a fait 65 pays. Il a passé plus de 250 nuits dans des foyers répartis sur l’ensemble du continent. Jamais il ne s’est rendu dans un pays où les services de sécurité viennent l’empêcher de dormir chez les gens, les menacent et leur interdisent d’inviter chez eux le célèbre reporter.»

Très remonté contre le président algérien Abdelmajid Tebboune et la chape de plomb de l’armée, Abdou Semmar a poursuivi: «Donnez-moi un pays qui interdit à sa population d’inviter à diner chez elle un étranger? C’est la Corée du Nord. On est en Corée du Nord. Nous sommes une dictature atroce, dégoûtante, dégueulasse, une caserne à ciel ouvert. Notre population est étouffée, l’étranger chez nous est suspecté et indésirable. Nous sommes un pays fermé, une prison à ciel ouvert.»

«Les dirigeants algériens disent qu’ils ont vaincu le terrorisme et que l’Algérie est une puissance régionale et meilleure que le Maroc, la Tunisie et tous les pays africains. Antoine de Maximy était venu dans une caserne. C’est ça la réalité de l’Algérie, un pays très pauvre où la population n’a plus d’argent pour organiser un déjeuner ou un diner pour honorer un invité. Où est l’argent du pétrole, du gaz et la prospérité économique que vous avez promis avec la nouvelle Algérie? Et puis on s’étonne pourquoi le Maroc accueille plus de gens, pourquoi il est plus aimé, pourquoi la Tunisie et l’Égypte sont plus appréciés? Parce que ce sont des pays plus ouverts que nous», a-t-il tempêté.

JForum.fr et Saad Bouzrou

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KIGEM

QUAND ON REPREND TOUTES LES RÉALISATIONS FRANÇAISES EN ALGÉRIE D AVANT 1962 ON NE PEUT QUE CONFIRMER QUE DONNER DE LA CONFITURE AUX COCHONS NE SERT À RIEN. LA PREUVE EN IMAGE

Merci

Voilà comment de Gaulle a laissé l’Algerie développée par des français devenir un pays sale pauvre dirigé par des criminels et à la solde des russes et autres asiatiques communistes , il faut dire aussi qu’ils font des gosses à la pelle et c’est une société de fainéants qui est antisémite , ils méritent ce statut moyenâgeux….