Algérie 1962: en quelques mois, la communauté juive a disparu
En seulement quelques mois en 1962, l’une des plus anciennes communautés juives du monde — forte de près de 130 000 membres, avec des racines remontant à 2 700 ans — a disparu d’Algérie.
Des marchands anciens arrivèrent avec les Phéniciens bien avant l’islam. La vie juive prospéra pendant des siècles, malgré le statut de dhimmi, l’humiliation et les massacres périodiques sous la domination musulmane.
Lorsque la France arriva en 1830, les Juifs les accueillirent comme des libérateurs. Le décret Crémieux de 1870 leur accorda la pleine citoyenneté — un statut que la plupart des musulmans choisirent de rejeter.
Pris en étau entre le ressentiment et l’antisémitisme européen, la violence explosa : le pogrom de Constantine en 1934 (25 Juifs tués) ; l’incendie de la Grande Synagogue d’Alger en 1960 avec des rouleaux de Torah brûlés ; et l’assassinat en 1961 du musicien juif adoré, Cheikh Raymond Leyris.
Après l’indépendance en juillet 1962, le nouveau slogan fut « l’Algérie musulmane ». Les Juifs n’avaient pas leur place. Près de toute la communauté s’enfuit dans la panique — « la valise ou le cercueil ».
Les synagogues devinrent des mosquées ou des parkings. Les cimetières furent profanés. L’Algérie effaça toute trace de son passé juif.
À travers les terres dominées par l’islam, de l’Algérie à l’Irak, en passant par la Libye et le Yémen, d’anciennes communautés juives furent chassées par la violence, la discrimination et l’expulsion.
Les Juifs d’Algérie ne sont pas simplement « partis ». Leur présence de 2 700 ans fut délibérément effacée au nom de la pureté ethnique et religieuse. Un avertissement permanent sur ce qui arrive quand une nation choisit l’idéologie plutôt que son propre histoire.
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