Une analyse brillante, à la veille d’une élection décisive, et au terme d’une campagne médiocre commencée par les socialistes voilà près de cinq ans.Je tiens à dire que je suis un simple citoyen, auquel la république demande par civisme le devoir moral de voter. Je ne fais partie d’aucune équipe de campagne.
Mais, comme un grand nombre de citoyens, j’ai le sentiment qu’on m’a volé le débat électoral auquel je croyais avoir droit, et qui me semble nécessaire avant une élection : je voudrais simplement, avant de déposer mon bulletin dans l’urne, savoir à quelle sauce nous allons être mangés pendant les cinq années qui viennent, et réfléchir, dans une confrontation d’idées et non de personnes, aux perspectives qui nous attendent.
J’ai constaté que la campagne du premier tour avait occulté ces questions, et j’ai cru, naïvement, que ces sujets allaient être abordés dans l’entre-deux tours. L’invitation faite par Nicolas Sarkozy à intensifier le débat m’avait rassuré : le caractère historique de cette élection, les enjeux cruciaux, et le temps perdu avant le premier tour rendaient nécessaire un tel débat. Mais l’esquive de François Hollande a enfermé les électeurs dans leurs préjugés, quels qu’ils soient.
La campagne prend fin, et aucune des questions qui comptent n’a été discutée sereinement … Mon objectif ici est double : poser les questions qui me semblent importantes, et tenter d’imaginer ce qui peut se passer après une telle campagne.
Voilà ! Nous arrivons à la fin d’une campagne où aucun des sujets qui comptent n’a été abordé. Tout le monde a soupé depuis cinq ans du Fouquet’s, mais personne n’a entendu parler sérieusement des problèmes économiques, sociaux ou politiques de la France.
La campagne est devenue tellement nauséabonde, que personne n’écoute plus personne. Dès que l’on croit deviner de quel bord vous êtes, on vous oublie ! Lorsque vous vous exprimez, le but n’est pas de réfléchir avec vous sur ce que vous dites, mais de savoir de quel bord vous êtes et de fermer ses oreilles dès que possible – ou d’utiliser vos propos pour vous lapider.
C’est dommage, tristement dommage, parce qu’il y a une certitude : lorsque nous nous réveillerons, c’est inéluctable, du cauchemar absolu qu’est cette campagne lamentable, c’est la réalité qui s’imposera à nous, et non nos rêves candides ni les stériles procès d’intention. Et cette réalité sera très douloureuse. Je ne vais pas parler d’économie – d’autres que je respecte l’on fait avec brio et je vous invite à lire, à titre d’exemple, l’analyse de Jacques Attali qui me semble réaliste et équilibrée – , mais du nouveau paysage politique français et des enjeux qu’il va désormais devoir prendre en compte.
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Par respect pour ceux qui sont pressés d’identifier mon bord afin de ne plus m’écouter – un sport national où nous brillons – , je vais d’abord me livrer de façon transparente, me tirer ainsi une balle dans les pieds, afin qu’ils puissent médire et passer à autre chose. Parce que je crois qu’il y a de nombreuses leçons à tirer de cette campagne, et malgré tous mes efforts pour être extrêmement concis, je ne peux m’empêcher de citer plusieurs perspectives qui me semblent pertinentes sur les comportements des uns et des autres, et sur la suite que l’on peut en attendre après ces élections.
Avant d’aborder le fond, parlons donc de la forme.
Parce que je suis juif, je partage avec Nicolas Sarkozy le fait d’être victime d’une haine déchaînée et non négociable, résultat d’une campagne de dénigrement et de médisance qui a débuté … le jour de son élection en 2007. Car la campagne électorale socialiste, dans la manière consternante dont elle est conduite aujourd’hui, a débuté depuis 2007 et, depuis 2007, rappelons nous, nous n’avons cessé d’entendre des propos insultants à l’égard de la personne de Nicolas Sarkozy, et de regretter l’absence totale de contenu et de programme de la part de l’opposition – souvenez-vous ! – . À aucun moment, semble-t-il, l’intérêt du pays n’a eu aux yeux des socialistes une plus grande importance que l’avidité du pouvoir, auquel ils se sont consacrés exclusivement depuis mai 2007. J’avais même remarqué, au début de son mandat, une invitation cordiale de Nicolas Sarkozy pour une opposition active, et j’expliquerai lorsque j’aborderai le fond pourquoi ceci est un problème vital, et particulièrement aujourd’hui, pour la survie de notre système démocratique.
Haîne déchainée et non négociable disais-je, dont Nicolas Sarkozy est victime, due à une campagne sans merci, quasi sanglante, déclenchée depuis cinq ans au détriment de l’intérêt national, par une médisance qui ne s’interdit rien. Une campagne nauséabonde, qui pue l’égoût, et à laquelle il est impossible de répondre. Toute réponse est en effet ridicule. Je crains même que le prochain débat électoral télévisé, dernière chance pour Nicolas Sarkozy de recentrer la campagne sur les sujets qui nous intéressent, ne soit ridicule. Comme est ridicule un juif qui tenterait d’expliquer à un antisémite qu’un juif est normal, qu’il n’a ni corne ni queue, qu’il ne se nourrit pas de sang, et qu’il a même des choses intéressantes à proposer aux autres. Tout ça est ridicule, et augmente la haîne. Oui, la haîne gratuite est sans issue, car elle n’est pas négociable. Et celui qui tente de se justifier face à la haîne gratuite se trompe : ses arguments sont tout simplement hors sujet. On ne l’aime pas, tout court.
À cet exercice de médisance, les socialistes ont été brillants : le résultat est objectivement au-delà de toute espérance. Quasiment tout-le-monde déteste Nicolas Sarkozy, même ceux qui votent pour lui. Sans raison. C’est ce qu’on appelle l’inquisition. On a appelé cela, sous Mitterrand – que nous appelions aussi « Dieu », oui ! , souvenez-vous – la « pensée unique ». Aujourd’hui la pensée unique a adopté les méthodes de l’inquisition.
Alors, parce que Nicolas Sarkozy est allé au Fouquet’s, le pays devrait le haïr et se livrer corps et âme aux socialistes ? Ce qui est consternant, c’est qu’à force de nous le répéter depuis cinq ans, la très grande majorité d’entre nous croit que cela est justifié, que cet argument est valable, qu’il n’y a pas de fumée sans feu, … Comme de nombreux antisémites, sans même avoir jamais rencontré un juif, sont persuadés de l’infériorité des juifs.
Je vous rassure, je vais arriver au fond du sujet. Mais je dois vous inviter au préalable à méditer les questions suivantes, dans le seul but de mettre les choses en perspective :
– Nous avons noté la récente réunion des ténors du PS avec DSK au restaurant « J’Ose », rue Saint-Denis. Je ne vais pas m’intéresser à savoir si DSK est fréquentable ou non, ni si les ténors du PS ont, comme ils le disent, vraiment quitté le restaurant, ni si ceux qui étaient présents étaient tous invités à l’anniversaire de Julien Dray – qui se déroulait au premier étage de cet établissement qui, si j’ai bien compris, en compte trois – . Mais le fait que tant de ténors du PS fréquentent aussi spontanément un restaurant de la rue Saint-Denis, temple parisien de la prostitution industrielle et des sex-shops, n’est-il pas une question à méditer ? N’y a-t-il pas une question à poser sur leurs valeurs ? Sont-elles si différentes de celles que nous avons récemment découvertes chez DSK ? Est-ce mieux que d’aller au Fouquet’s ?
– Le candidat socialite est entré en campagne plusieurs mois avant le président sortant (en fait la campagne de dénigrement, médisante, avait débuté depuis cinq ans) en accusant déjà le président sortant – qui n’était pas encore en campagne, ce que certains le regrettaient – d’avoir été agressif envers lui. Je ne vous fais pas un dessin … ça n’a aucun sens. Et je vous invite à regarder la suite … et les propos de Hollande sur Sarkozy … Et lorsqu’il y a quelques jours, Hollande répondait à Sarkozy, sous le terme de « patriotisme » qu’il opposait au nationalisme supposé de son adversaire, en disant « aimons-nous pour aimer les autres », et au delà de la langue de bois, j’ai manqué de m’étouffer !
– Les insultes répétées du candidat socialiste envers la personne – et non le programme – de son adversaire, sont une injure envers la moitié du peuple français, au minimum, ceux qui votent pour Nicolas Sarkozy.
– Le refus du candidat socialiste d’argumenter sur le fond est une insulte envers l’autre moitié du peuple français qui pourrait, qui devrait, exiger que ses convictions soient présentées à la nation sous leur meilleur jour et avec une argumentation soignée, chiffrée, débattue de manière civilisée, et convaincante.
– L’esquive incessante des questions de fond, opérée par le candidat socialiste, le refus d’aborder le débat, est encore une insulte : insulte à la république et à la démocratie, dont le préalable est le dialogue sincère, authentique et respectueux, seul rempart contre l’usage de la violence.
Voilà pourquoi je crains que le nouveau paysage politique de la France ne devienne le terreau d’une violence sanglante.
Passons au fond du sujet.
Je vous invite, au préalable, à méditer les questions suivantes.
– On a présenté Nicolas Sarkozy comme l’ami des riches et des financiers. Mais, à titre d’exemple, la gestion de la ville de Paris par son maire socialiste Bertrand Delanoë, qui consiste à rendre Paris inaccessible – physiquement, puis, par conséquence, financièrement – aux travailleurs des banlieues, et qui conduit à une valorisation fulgurante de l’immobilier parisien au détriment des travailleurs, n’est-elle pas une gestion ultra-capitaliste ? En offrant à ses électeurs – prétendûment socialistes – des plus-values immobilières inespérées, Bertrand Delanoë pratique assurément une politique de capital, qui lui garantit d’ailleurs sa réélection au détriment des travailleurs, notamment balieusards, qu’il baillonne en leur faisant croire qu’il défend leur intérêt.
– On a présenté Nicolas Sarkozy comme l’ami des riches, mais n’est-ce pas François Mitterrand qui a démantelé le système industriel français, et ses emplois, dans les années 80, en nous promettant une économie de services, et donc financière et non industrielle ? N’est-ce pas sous François Mitterrand que les tribunaux de commerce annulaient le passif d’entreprises industrielles – passif qui était donc supporté par les contribuables – pour les offrir, entre autres, à son ami Bernard Tapie qui empochait personnellement les actifs en démantelant leurs infrastructures ? Que reste-t-il de la politique économique des années 80, de l’époque Tapie et de son entreprise financière BTF – Bernard Tapie Finance – à part les pertes subies par des centaines de milliers d’épargnants, la faillite du Crédit Lyonnais, et celle, moins spectaculaire, de la Caisse des Dépôts, faillites dont les contribuables français font aujourd’hui encore les frais ?
– C’est, on l’oublie trop souvent, sous François Mitterrand que le tournant financier de l’économie française s’est opéré, et de façon massive. Je le sais, j’ai travaillé dessus au début de ma carrière d’ingénieur (Polytechnique – Télécom), entre 1986 et 1990. Il y avait des milliers de personnes qui travaillaient directement sur l’industrialisation de la Bourse de Paris, initiative du gouvernement socialiste français, et des dizaines de milliers dans les banques, dont plusieurs avaient été nationalisées.
– Les produits exportés aujourd’hui par la France, et qui contribuent à faire que notre balance commerciale est supportable, sont essentiellement les suivants : le TGV, Ariane, Airbus, les centrales nucléaires, l’armement. Tout cela est l’héritage d’initiative antérieures à la présidence de François Mitterrand. Mais il y avait un autre fleuron de l’économie française : les télécommunications, et ce fleuron a disparu. Ceux qui ont vécu la période Mitterrand se souviennent encore : le pouvoir ne considérait pas France Télécom comme une industrie, mais comme une réserve financière, tant cette entreprise était riche. Le pouvoir socialiste exercé pendant quatorze ans par Mitterrand n’a donc laissé aucun héritage économique dont la France puisse aujourd’hui tirer profit.
L’honnêteté intellectuelle m’oblige à ajouter ceci : le successeur de François Mitterrand, Jacques Chirac, ayant constaté que la démagogie et l’absence d’intitative avaient été des stratégies payantes, a brillé dans la paralysie. À son actif, on peut toutefois citer la tentative en 1995 – avortée par les syndicats avec des grèves qui ont littéralement paralysé le pays – de résoudre avec Alain Juppé le financement des retraites françaises. À l’issue de cette intitiative perdue, échec dont chacun peut mesurer aujourd’hui les conséquences et le coût devenu exhorbitant, Chirac a tiré une leçon brillament enseignée par Mitterrand : lorsqu’un problème surgit, la meilleure solution est de ne pas le résoudre et de le laisser à son successeur. Ça s’appele le cynisme politique.
Cela fait donc trente ans que la France n’a pas renouvelé son offre commerciale pour l’exportation. Ça fait beaucoup, au regard du rythme actuel des innovations que chacun peut constater.
Nicolas Sarkozy a pris de nombreuses intitatives qu’il appartient à son équipe de campagne de mettre en avant. Je voudrais en citer une, qui me semble essentielle : Nicolas Sarkozy a été à l’origine du projet – en cours de mise en oeuvre – du Plateau de Saclay, regroupant dans une même zone géographique les meilleures écoles françaises, les meilleures universités, les centres de recherche et les industries de pointe. Tous les pays qui brillent aujourd’hui en matière d’innovation adoptent cette stratégie … Certes, en matière d’innovation, il faut de la patience et les découvertes se font longtemps après les investissements : dans le domaine scientifique, ce n’est pas parce qu’on cherche qu’on trouve immédiatement. Mais on ne trouve jamais si on ne cherche rien ! En tous cas, au lieu de laisser les problèmes à ses successeurs, le président sortant a ici tenté de laisser un héritage constructif à la France.
Voici maintenant ce qui me semble être l’enjeu vital pour le paysage politique français : le score du Front National, score qui risque d’avoir des conséquences regrettables sur les fondements de la République. Car si Marine Le Pen présente le Front National sous un angle séduisant, et il est même probable qu’en ce qui la concerne personnellement ses valeurs soient plus républicaines que celles de son père, on ne peut pas passer sous silence le fait qu’un grand nombre des adhérents du FN sont des xénophobes patentés et des racistes virulents et que, s’ils accèdent un jour au pouvoir, c’est leur politique qui sera mise en oeuvre. Or, si je crois que les problèmes économiques sont aujourd’hui l’objet d’un défi national – l’humanisme des hommes ne dure que ce que dure la digestion, trois heures, car un homme qui a faim ne peut pas être humain – je crois aussi que l’autre enjeu est au moins aussi crucial : la démocratie.
François Hollande a mentionné ce problème, qui est vital, non pour proposer une solution, mais pour l’utiliser contre Nicolas Sarkozy. Or, je vais le montrer, Nicolas Sarkozy n’est pas responsable, loin de là, de ce score du FN. Bien au contraire !
Rappelons-nous des élections présidentielles de 2002 : nous sortions d’une gouvernance socialiste, Lionel Jospin était premier ministre, et candidat à l’élection présidentielle, absent au deuxième tour. La gouvernance socialiste n’avait donc pas réussi à endiguer le FN, et c’est Jean-Marie Le Pen qui était présent au second tour, bénéficiant désormais d’une crédibilité inespérée. Cette crédibilisation du Front National n’a pas été empêchée par Lionel Jospin … comme elle n’avait pas été empêchée par François Mitterrand : c’est sous ses deux septenats que le Front National est vraiment entré dans la scène politique française. Comment pouvait-il en être autrement : c’est lui, François Mitterrand, qui avait ouvert la boite de Pandore en mettant en oeuvre un système électoral qui favorisait le FN, pour piéger la droite. Cynisme politique …
Or, qu’est-ce qui pousse les électeurs – dont la plupart ne sont pas racistes – à voter Front National ? Écoutons les, ils le disent clairement : c’est cette guerre de pouvoir permanente et sans merci entre la droite et la gauche, au détriment de l’intérêt général !
Nicolas Sarkozy avait pris, dès les premiers jours de son mandat, la mesure de ce problème, et une initiative pour l’endiguer, apaiser les relations entre les partis républicains, et établir avec l’opposition un débat serein et civilisé : c’était ce qu’on appelait les ministres d’ouverture. Ouverture vers les minorités dites visibles : Fadela Amara et Rachida Dati pour la population issue l’immigration, Rama Yade pour la population métis. Ouverture vers les autres partis du paysage politique avec : Martin Hirsch, Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean Pierre Jouyet qui a déclaré récemment : «Notre parcours est individuel. Pour reprendre une devise européenne, on peut dire que nous sommes unis dans la diversité» .
Non, Monsieur Jouyet : lorsqu’on prend des responsabilités politiques dans un gouvernement, lorsqu’on assume des fonctions de pouvoir régalien comme l’est le ministère des affaires étrangères, il n’est pas question, jamais, de parcours individuel. L’idée même d’un parcours individuel est proscrite ! Votre attitude est une arnaque, purement et simplement, une arnaque du peuple français. Cette déclaration, à elle seule, en dit long sur l’avidité de pouvoir dans votre camp, et votre mépris des enjeux nationaux. Irresponsable !
Bien sûr, Nicolas Sarkozy ne manquait pas, autour de lui, de talents pour assumer les responsabilités qui avaient été confiées aux socialistes, aux ministres d’ouverture. Le fait de demander à ses hommes de se sacrifier – et, on s’en souvient, cela n’a pas été facile – pour pratiquer une politique d’ouverture, dans l’intérêt du pays, est une grandeur d’esprit, une hauteur de vue qui, au vu de cette déclaration de Jean-Pierre Jouyet, n’a pas été comprise par les « ministres d’ouverture ».
De ce point de vue, le président sortant a fait ce qu’il avait à faire, et avec une certaine classe, proposant à ses adversaires des postes de pouvoir importants, sacrifiant des membres de son équipe, dans le seul but d’offrir à la démocratie française une perspective apaisée et républicaine. Le fait que les ministres d’ouverture n’aient pas compris qu’ils portaient, en contrepartie de leur poste, une responsabilité historique, aura désormais des conséquences catastrophiques sur le paysage politique français : l’échec pathétique de cette initiative d’ouverture interdit qu’elle soit renouvelée … et l’affrontement droite-gauche, confirmé par François Hollande avec une campagne qui ressemble à une véritable guerre (« battre Sarkozy » n’est pas un programme! ) ouvre désormais une autoroute devant le Front National.
Pour conclure, si le mandat présidentiel qui commencera prochaînement doit ressembler à la campagne électorale qui s’achève, et si, selon toute vraisemblance, François Hollande est élu, voici la sauce à laquelle je m’apprête, avec mes concitoyens, à être mangé :
– Démagogie, langue de bois, pensée unique, inquisition ;
– Affrontement et guerre ouverte avec la droite ; refus du dialogue … conduisant à l’usage de la violence verbale puis éventuellement physique ;
– Montée du Front National n’excluant pas l’élection de Marine Le Pen en 2017 ;
– Absence de courage et d’initiative ;
Si, à l’inverse, Nicolas Sarkozy est élu, ce qui est peu probable au vu de l’allergie à son égard que le PS a réussi à fabriquer, voici l’autre sauce qu’on me propose :
– Enfermement du dialogue républicain par absence d’interlocuteur responsable, et affrontement avec la gauche offrant une autoroute à l’extrême droite ;
– Réaction virulente de l’opposition et des syndicats à toute initiative gouvernementale, blocage du pays par des grèves massives ;
– Crispation de l’équipe au pouvoir … et montée du Front National ;
Comment éviter cela ?
La force de la démocratie, c’est le dialogue, le respect réciproque, et la solidarité du peuple après les élections. La règle est que le vote majoritaire s’impose à tous … mais une telle règle ne peut pas s’imposer si le vote n’est pas le résultat d’un débat de fond sincère et authentique. On ne peut pas obliger la moitié du pays à la solidarité si cette moitié a le sentiment que la campagne électorale est une escroquerie. La force de la démocratie, qui est aussi son fondement, c’est le dialogue. Or, de dialogue, il n’y en a guère …
Par le dialogue, non seulement on peut consolider les bases de la démocratie, mais on peut empêcher les perspectives catastrophiques que j’ai citées plus haut. En pointant dès maintenant l’agressivité de l’un et sa langue de bois, ou la crispation de l’autre et les réactions excessives des syndicats, en nommant des obstacles et en les versant au débat, on peut les annihiler, et ce, quelle que soit l’issue du scrutin. Pour ne pas avoir à vivre ce cauchemar, nommons les problèmes et parlons-en maintenant.
Messieurs les candidats, et tout particulièrement Monsieur Hollande … pouvons-nous s’il vous plaît parler du fond pendant les quelques jours qui restent ? Ne pourriez-vous pas, au lieu de jeter avec une arrogance présomptueuse l’opprobre sur ceux qui votent contre vous, nous montrer par l’exemple et sans esquive ce que entendez par un débat démocratique digne de la France ?
Jacob Ouanounou
Simple citoyen,
ni militant ni acteur politique
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Maintenant le probleme n’est pas les consequences, sur la vie des francais (budget, liberte, impots etc…)
Le probleme se situera sur la communaute Juive de France et des relations avec Israel.
L’ere de la vie Heureux comme un juif en France, vient de s’achever, Israel, n’est pas votre objectif, sauf peut etre pour les vacances, mais il va peut etre falloir revoir votre projet.
Cessez de rever, car il ne s’agit pas de pessimiste, vous ne faites pas le poids devant la masse musulmane, qui va fortement influencer cette politique
ALORS BONNE CHANCE
Certes, ce sont les français qui votent, mais des français intoxiqués par une presse partiale et inconsciente, des français qui sont manipulables à un point qui frise l’indécence.
Des Français qui prêtent oreille aux ragots de la presse ragots plutôt que de s’intéresser à l’efficacité de nos élites dont la vie privée ne regarde personne.
Une presse qui, par ses calomnies incessantes sur Israël, véhicule l’antisémitisme.
Une presse qui, au nom d’un humanisme béat et de la tolérance tous azimutes, se range aux cotés de ceux qui veulent détruire la civilisation occidentale.
{{Se laisser manipuler ainsi, ce serait risible si ce n’était dramatique !}}
Je salue quant à moi, M.Ouanounou pour cet excellent article:
– Oui, il n’y a en France qu’une politique de partis qui ne se soucie absolument pas de l’intérêt national: toute initiative de l’autre est par principe mauvaise et à détruire.
– Oui, je partage l’inquiétude de l’auteur sur l’avenir de ce qui a été un beau pays, un paradis sur terre, et que des générations de politiciens que je ne qualifierai pas, ont laisser partir à la dérive.
Comme M.Ouanounou, je suis un simple citoyen, mais à la différence de vous, M.Jmnpsg, je ne me laisse pas berner par des paroles creuses ni par une presse qui ne sait que détruire nos élites. Certes, Sarkozy bien qu’ayant du courage politique, n’est pas le candidat idéal pour nous les juifs dont le sort est lié à celui d’Israel, mais Hollande a clairement indiqué ses préférences. Faut-il être aveugle pour ne pas le voir ?
Simple citoyen, ni militant, ni acteur politique, vous aller nous faire pleurer lol
Vous oubliez que ce n’est pas le PS qui vote, mais que ce sont les Français, autrement dit le souverain.