L’administration américaine a condamné jeudi la dispersion de la manifestation d’étudiants organisée la veille à Alep, la deuxième ville de Syrie jusque-là relativement épargnée par les violences.
« Les forces de l’ordre syriennes, utilisant des bâtons et des matraques, ont assailli brutalement un groupe d’étudiants de l’université d’Alep qui voulaient défiler pacifiquement pour exiger la fin » de la répression, écrit l’ambassade américaine à Damas dans un communiqué relayé par le département d’Etat.
Un militant des droits de l’homme avait rapporté mercredi que des milliers d’étudiants avaient manifesté à Alep, avant d’être dispersés à coups de bâton par d’autres étudiants favorables au régime du président Bachar al-Assad et par les services de sécurité.
L’ambassade souligne le contraste entre ce traitement et celui réservé aux manifestants qui ont pu, pour la troisième fois cette semaine, défiler jeudi devant la représentation diplomatique pour dénoncer la position américaine envers la Syrie.
« Les Etats-Unis respectent le droit de ces manifestants à s’exprimer pacifiquement », et « estiment qu’il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures ».
Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a assuré jeudi que la répression des manifestations en Syrie est « un signe de faiblesse remarquable » et non pas de puissance.
WASHINGTON, 12 mai 2011 (AFP) –
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