La répression des manifestations en Syrie est « un signe de faiblesse remarquable » et non pas de puissance, a déclaré jeudi la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, critiquant également l’alliance entre Damas et Téhéran.
Le régime syrien, sourd aux protestations internationales, a intensifié jeudi la répression de la révolte en prenant le contrôle de nouveaux villages et en procédant à des centaines d’arrestations, alors que des militants ont appelé à des manifestations vendredi.
« Il y en a peut-être certains qui pensent que c’est un signe de puissance, mais traiter son propre peuple de la sorte est en fait un signe de faiblesse remarquable », a fait valoir Mme Clinton lors d’un point presse au cours d’une visite au Groenland.
La chef de la diplomatie américaine s’en est également prise à l’alliance entre Damas et Téhéran. « S’appuyer sur l’Iran comme votre meilleur ami et votre seul allié stratégique n’est pas une voie viable », a dit Mme Clinton aux journalistes.
Malgré les nombreuses condamnations internationales, la Syrie continue de mener « une répression brutale », a-t-elle dénoncé. « Les évènements récents montrent clairement que le pays ne peut pas revenir là où il était auparavant », selon Mme Clinton.
Entre 600 et 700 personnes ont été tuées et au moins 8.000 arrêtées en Syrie humanitaires. Les autorités syriennes assurent qu’elles sont à la poursuite de « bandes armées terroristes ».
Les Etats-Unis ont renouvelé ces derniers jours leurs accusations de « barbarie » envers le régime, mais l’administration de Barack Obama n’est pas encore prête à appeler à un changement de régime, a indiqué mercredi un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat.
Mme Clinton, qui s’exprimait lors d’un point presse avec son homologue danoise Lene Espersen, se trouve jusqu’à jeudi soir au Groenland pour une réunion des chefs de la diplomatie du Conseil Arctique.
NUUK (Groenland), 12 mai 2011 (AFP) –
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