L’arrestation en Syrie « de personnalités modérées et pacifiques est inacceptable », a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères en condamnant « avec force » la poursuite de la répression dans ce pays.
Les « arrestations massives et arbitraires (sont) souvent accompagnées de tortures et de traitements dégradants de la part des forces de sécurité », a ajouté dans une déclaration le porte-parole du ministère, Bernard Valero.
« Nous réitérons en particulier notre appel à la libération immédiate de Riad Seif, blessé et arrêté vendredi à Damas, ainsi que de tous les prisonniers politiques. L’ambassade de France était présente à la première audience du procès de Riad Seif », précise-t-il.
Pour la France, « la responsabilité des autorités syriennes est engagée, notamment à travers leurs services de sécurité ou les groupes qui leur sont affiliés, dans les actes de violence survenus depuis le 18 mars en Syrie », a ajouté Bernard Valero.
La France est enfin « extrêmement préoccupée par le refus des autorités syriennes de laisser les médias internationaux accéder aux villes dans lesquelles se déroulent des violences et couvrir librement les événements », a-t-il dit.
« Les intimidations et les détentions de journalistes sont inacceptables » et la France est « tout aussi préoccupée par l’intervention de l’armée dans plusieurs villes du pays », a fait valoir le porte-parole.
Il a enfin rappelé que la France était « favorable à l’extension des sanctions à tous les responsables de la répression, jusqu’au plus haut niveau », en allusion au chef d’Etat syrien Bachar al-Assad, jusqu’ici épargné.
Les autorités syriennes ont affiché dimanche leur détermination à faire taire par la force la protestation sans précédent contre le président, en arrêtant notamment les chefs de file de la contestation à Banias (nord-ouest), où l’armée est intervenue, comme à Homs (centre).
PARIS, 9 mai 2011 (AFP) –
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