Un groupe d’opposition syrienne, le Comité national pour le changement démocratique (CNCD), a annoncé samedi avoir signé un accord politique avec le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement de l’opposition, en vue d’une transition en cas de chute du régime.

L’accord a été signé vendredi soir au Caire et « définit les principes de la lutte démocratique pour la période de transition » de la Syrie vers un Etat démocratique, a indiqué le CNCD dans un communiqué ajoutant que cette « période de transition débutera à la chute du régime » du président Bachar al-Assad.

Cet accord « rejette toute intervention militaire qui porte atteinte à la souveraineté et à l’indépendance du pays », selon le CNCD. Il souligne que « l’intervention arabe n’est pas considérée comme une intervention étrangère » et stipule également la nécessité de « protéger les civils par tous les moyens légaux », ajoute le communiqué. Dans leur accord, le CNCD et le CNS saluent les « positions adoptées par les officiers et soldats qui ont refusé les ordres du régime de tuer les manifestants civils pacifiques appelant à la liberté », en référence à l' »Armée syrienne libre » (ASL), une force d’opposition armée fondée par un colonel déserteur. Le texte a été signé par le chef du CNS Burhan Ghalioun et un membre du CNCD Haytham Manaa, après « plus d’un mois de discussions entre des dirigeants des deux groupes, pour l’édification d’un Etat civil et démocratique ».

Le chef du CNCD, Hassan Abdel Azim, basé à Damas, a confirmé la signature d’un tel accord. « Les formations de l’opposition à l’intérieur de la Syrie et à l’étranger doivent unir leurs efforts (…) pour une vision politique commune qui conduit à un changement total en Syrie, réalise les objectifs de la Révolution pacifique en évitant les dangers d’une intervention militaire », a expliqué M. Abdel Azim à l’AFP.

Composé de 230 membres, dont près d’une centaine vivent en Syrie, le CNS est une coalition des plus importants partis de l’opposition dont des partis islamistes, notamment des membres des Frères musulmans, libéraux et nationalistes. Il demande le départ du président Bachar al-Assad. Le CNCD, dirigé par Hassan Abdel Azim, s’est réuni mi-septembre près de Damas et regroupe des partis « nationalistes arabes », kurdes, socialistes et marxistes ainsi que des personnalités indépendantes comme l’économiste Aref Dalila. Le CNCD refuse toute idée d’intervention militaire étrangère en Syrie.

NICOSIE, 1er janv 2011 (AFP)

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