Le président russe Dmitri Medvedev a demandé vendredi à son homologue syrien Bachar al-Assad, qui s’est dit prêt à engager des réformes en Syrie, de « passer des paroles aux actes », alors que la répression de manifestations pacifiques est dénoncée par les Occidentaux.
« Le président Assad doit passer des paroles aux actes », a déclaré lors d’une conférence de presse le président russe à l’issue d’un sommet de deux jours du Groupe des huit puissances les plus industrialisées (G8) à Deauville dans le nord-ouest de la France.
Un peu plus tôt, la Russie avait fermement écarté toute étude au Conseil de sécurité de l’ONU d’un projet de résolution européen mettant en garde le régime syrien contre de possibles « crimes contre l’humanité » dans sa répression des manifestations. « Nous avons vu le projet de résolution. Nous n’allons même pas l’étudier à ce stade et nous allons le mettre de côté. Il est inopportun et nuisible », a souligné le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. « La situation syrienne est radicalement différente de la situation en Libye », a aussi fait valoir devant la presse le responsable russe, en dénonçant la tendance des Occidentaux à avoir la même approche des crises au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
DEAUVILLE, 27 mai 2011 (AFP)
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