Le chef du gouvernement du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, devait rencontrer lundi à Istanbul le dirigeant d’un groupe d’aide islamique qui avait affrété le bateau chargé d’aide pour Gaza arraisonné par l’armée israélienne en 2010, faisant neuf morts parmi les passagers.
M. Haniyeh, qui effectue son premier voyage à l’étranger depuis la prise de pouvoir du Hamas à Gaza en 2007, se rendra également sur le ferry turc qui avait transporté l’aide, le Mavi Marmara, et rencontrera des parents des neuf personnes décédées.
Les liens entre la Turquie et Israël, autrefois alliés, se sont très fortement détériorés après cette attaque. La Turquie a demandé des excuses et des compensations pour les victimes.
Dimanche, M. Haniyeh a rencontré le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Le gouvernement turc insiste sur le fait qu’on ne peut parvenir à un règlement du conflit si le Hamas est exclu du processus de paix.
Le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les pays occidentaux et Israël, mais pas par la Turquie, dirigée par un gouvernement issu de la mouvance islamiste, et dont les relations avec Israël se sont gravement dégradées après un raid israélien en mai 2010 sur le ferry turc Mavi Marmara, qui voulait briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, territoire contrôlé par le Hamas.
Le Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas ont conclu le 27 avril dernier au Caire un accord de réconciliation, ratifié le 3 mai par l’ensemble des mouvements palestiniens.
Après des mois de tergiversations, le président Abbas et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, basé en Syrie, viennent d’engager au Caire le chantier de l’unification des principaux mouvements palestiniens sous l’égide de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le Hamas ne fait pas partie de l’OLP pour le moment.
ISTANBUL, 2 jan 2012 (AFP)
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