L’ingérence de Benjamin Netanyahu dans les affaires palestiniennes est « inacceptable », a jugé mardi le Fatah, après l’appel du Premier ministre israélien à Mahmoud Abbas pour qu’il abroge totalement l’accord de réconciliation avec le Hamas.
M. Netanyahu « doit respecter la volonté du peuple palestinien et cesser son ingérence inacceptable dans les affaires internes palestiniennes », a déclaré Azzam al-Ahmad, chef de la délégation du Fatah au Caire.

« Le peuple palestinien et ses dirigeants étaient prêts pour la paix et le sont toujours. Israël doit cesser de mettre des obstacles sur le chemin de la paix, en particulier avec la construction de colonies », a-t-il jouté.

L’ensemble des factions palestiniennes, dont les rivaux du Fatah et du Hamas, ont signé mardi au Caire un accord de réconciliation qui doit être officialisé mercredi lors d’une cérémonie en présence de M. Abbas.

L’accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas prévoit la création d’un gouvernement de transition formé par des technocrates jusqu’à la tenue d’ici un an d’élections présidentielle et législatives simultanées.

Aussitôt après cette annonce, le Premier ministre israélien a appelé le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas à renoncer à cet accord et à « choisir la paix avec Israël », selon un communiqué de son bureau.

« L’accord entre Abou Mazen et le Hamas porte un coup très dur au processus de paix », a ajouté M. Netanyahu lors d’une rencontre à Jérusalem avec Tony Blair, l’envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie).

Le Hamas, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, a dans le passé évoqué la possibilité d’envisager une trêve de longue durée avec l’Etat hébreu.

Vainqueur d’élections parlementaires en 2006, le mouvement islamiste a pris le pouvoir dans la bande de Gaza un an plus tard, après des combats meurtriers avec le Fatah.

Des négociations directes entre Israël et le Fatah, qui siège en Cisjordanie, ont été interrompues quelques semaines après leur reprise en septembre dernier, en raison d’un différend sur la poursuite par Israël des implantations.

Depuis, elles sont au point mort et le président Abbas cherche à obtenir une reconnaissance par les Nations unies d’un Etat palestinien dont les frontières seraient celles d’avant 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

LE CAIRE, 3 mai 2011 (AFP) –

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