Un responsable iranien a démenti que l’Iran ait acheté un navire marchand à une société israélienne comme l’a affirmé Washington, soulignant que la législation iranienne interdisait « toute transaction » avec Israël.
Cette information constitue « une nouveau jeu » des Occidentaux, car l’Iran n’a « aucun lien avec les entreprises ou responsables » israéliens, a affirmé le président de la Chambre du commerce, de l’industrie et des mines iranienne (ICCIM) Mohammad Nahavandian cité dimanche par les médias. « La législation de notre pays interdit toute transaction avec le régime sioniste ou avec des sociétés qui lui sont liées », a rappelé M. Nahavandian.
Les Etats-Unis ont imposé mardi des sanctions à une entreprise israélienne, Ofer Brothers Group, accusée d’avoir vendu en septembre 2010 un bateau-citerne de 8,6 millions de dollars à la compagnie maritime iranienne IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines) en violation de l’embargo international frappant Téhéran pour son programme nucléaire controversé.
Ofer Brothers Group a démenti cette accusation, et les autorité israéliennes ont ouvert une enquête. Israël et l’Iran se désignent chacun mutuellement comme leur principal ennemi, Téhéran appelant régulièrement à la disparition de l’Etat hébreu qui agite de son côté non moins régulièrement la menace d’une intervention militaire contre le programme nucléaire de la République islamique.
Le nom d’Israël est également apparu dans une tentative de vente illégale d’hélicoptères militaires israéliens à l’Iran via l’Espagne, que les autorités espagnoles ont fait échouer cette semaine. La police espagnole a arrêté cinq Espagnols et trois Iraniens qui s’apprêtaient à conclure la vente à l’Iran de neuf hélicoptères de transport militaire Bell 212 achetés par une société espagnole en Israël. La vente de ces hélicoptères à l’Iran est interdite en vertu des sanctions de l’ONU.
TEHERAN, 29 mai 2011 (AFP)
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