L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) n’est pas le lieu pour débattre de l’éventuelle adhésion d’israël au traité de non-prolifération nucléaire (TNP), a estimé mercredi la diplomatie américaine après que l’Agence avait demandé à Israël d’adhérer.
« Israël a pleinement coopéré avec l’AIEA », et « nous pensons qu’il n’existe vraiment pas de bases pour un débat à l’AIEA », a lancé le porte-parole Philip Crowley, rappelant que le thème avait été abordé lors de la conférence de révision du TNP au printemps, et qu’une conférence sur un Proche-Orient dénucléarisé était prévue en 2012.
L’agence avait annoncé le 3 septembre que son chef, Yukiya Amano, avait profité d’un déplacement à Jérusalem en août dernier pour demander à Israël d’adhérer au TNP.
« Nous ne pensons pas que cela soit nécessaire au sein de l’AIEA », a dit M. Crowley, « et nous estimons que cela a le potentiel, comme le rapport Goldstone il y a un an, d’interrompre les progrès que nous jugeons possible, maintenant qu’ont repris des négociations directes » entre Israël et les Palestiniens.
Le rapport du juge Richard Goldstone, mandaté par l’ONU, a accusé Israël et des groupes palestiniens d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’opération de l’armée israélienne à Gaza fin 2008.
M. Crowley a rappelé que Washington souscrivait aux principes d’une adhésion de tous les pays au TNP et d’un Proche-Orient dénucléarisé. « Il y a des moyens de répondre constructivement aux inquiétudes des pays », a-t-il dit, citant la future conférence internationale.
Le président Barack Obama avait jugé en juillet que montrer Israël du doigt à cause de son programme nucléaire –dont l’Etat hébreu n’a jamais admis l’existence– pourrait mettre en danger la tenue de cette conférence internationale.
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