Le centre Simon Wiesenthal en Israël s’est élevé vendredi contre la remise en liberté de John Demjanjuk (91 ans) par un tribunal allemand après une condamnation à cinq ans de prison pour sa participation au génocide des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Le tribunal a décidé de la remise en liberté de l’accusé qui a fait appel après près de deux ans passés en prison, estimant que vu son grand âge il ne risquait plus d’essayer de se soustraire à la justice.
Demjanjuk a été auparavant reconnu coupable de participation à l’extermination de près de 30.000 Juifs, comme garde au camp de la mort de Sobibor (Pologne), en 1943.
« La remise en liberté de Demjanjuk est déplorable et constitue une insulte aux victimes », a déclaré à l’AFP le directeur du Centre spécialisé dans la traque des anciens nazis, Efraïm Zouroff.
« Toute la procédure d’extradition et de mise en jugement de Demjanjuk perd son sens si c’est pour aboutir à une telle libération », a-t-il estimé.
Dans un premier temps, le Centre Simon Wiesenthal s’était félicité que le verdict de culpabilité ait apporté « un message fort selon lequel les auteurs de crimes de l’Holocauste pouvaient toujours rendre des comptes, même si des décennies se sont écoulées ».
JERUSALEM, 13 mai 2011 (AFP) –
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