La République chypriote a formellement informé la représentation palestinienne qu’elle l’élevait au rang de mission, comme elle en avait exprimé l’intention en janvier, a déclaré vendredi à l’AFP le chef de la délégation sur l’île méditerranéenne.
Walid Hasan, qui a récemment pris ses fonctions, a précisé qu’il allait donc désormais endosser le titre d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et présenter ses lettres de créances au président chypriote Demetris Christofias.
Chypre est le septième pays de l’Union européenne à reconnaître une mission diplomatique palestinienne, après le Danemark, la France, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal et le Royaume-Uni. La Norvège, non membre de l’UE, avait fait de même en décembre.
La mission diplomatique se situe un cran en-dessous d’une ambassade, mais son chef a rang d’ambassadeur.
Faute d’avancée dans les discussions directes avec les Israéliens, les Palestiniens oeuvrent depuis plusieurs mois à la reconnaissance par le plus grand nombre de pays d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967, soit l’intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.
Ils ont enregistré depuis décembre la reconnaissance d’Etats latino-américains, dont certains sur les lignes de 1967 (Brésil, Argentine, Equateur, Bolivie, Guyana et Paraguay).
Le président français Nicolas Sarkozy a laissé entendre jeudi que la France pourrait reconnaître l’Etat palestinien à l’automne, en assurant qu’elle prendrait « ses responsabilités » si le processus de paix n’était pas relancé d’ici là.
Les Etats-Unis et Israël ont dénoncé ces décisions, affirmant qu’elles diminuaient les chances de reprise des pourparlers de paix, alors que les Palestiniens assurent qu’elles permettent de « sauver une solution à deux Etats » en faisant pression sur Israël pour négocier sur ces bases.
NICOSIE, (AFP) –
![]() |
![]() |








































