L’ancien président égyptien Hosni Moubarak et son épouse Suzanne ont été interrogés jeudi sur leur présumé enrichissement illégal, a indiqué à l’AFP le bureau des enquêteurs.
« Une équipe d’enquêteurs du département des gains illicites dirigée par Khaled Selim interroge actuellement l’ancien président et son épouse à Charm el-Cheikh », station balnéaire située sur la mer Rouge, a précisé le bureau.

C’est la première fois que les Moubarak sont interrogés par cette section du ministère de la Justice, qui cherche des « preuves qu’ils ont abusé de leur position pour s’enrichir illégalement », selon la même source.

M. Moubarak, 83 ans, est soigné depuis le 12 avril à l’hôpital international de Charm el-Cheikh après avoir eu un malaise cardiaque pendant un interrogatoire.

Chassé du pouvoir le 11 février par une révolte populaire, il a été placé le 13 avril en détention dans cet hôpital dans le cadre d’une enquête pour corruption ainsi pour la répression meurtrière de manifestations qui réclamaient son départ.

Mardi, la justice a prolongé pour la deuxième fois de 15 jours sa détention préventive.

Le président déchu, qui a confié le pouvoir à l’armée lors de son départ, avait déjà été interrogé par le bureau du procureur concernant différentes accusations, notamment les tirs contre les manifestants anti-régime.

Selon un bilan officiel, 846 civils sont morts dans les manifestations de janvier et février, et plus de 6.000 personnes blessées. Un membre de la commission d’enquête sur la répression a indiqué que l’ex-président était complice de ces violences.

Les deux fils de Hosni Moubarak, Gamal et Alaa, sont de leur côté incarcérés à la prison de Tora au Caire, faisant également l’objet d’enquêtes pour corruption et pour la répression des manifestations.   Hosni et Suzanne Moubarak, Alaa et Gamal, et leurs femmes ont interdiction de quitter l’Egypte et leurs avoirs dans le pays ont été gelés.

Le département des gains illicites a indiqué que Hosni Moubarak et sa femme seraient également questionnés sur des propriétés appartenant à leurs deux fils, qui ont été interrogés le mois dernier à la prison de Tora.

L’interrogatoire s’était concentré sur leurs liens avec « une société à Chypre et une autre dans les îles britanniques gérant des fonds d’investissement d’hommes d’affaires », a déclaré un porte-parole du bureau du procureur général.

Avant le soulèvement populaire, Gamal était considéré comme le successeur désigné de son père, tandis qu’Alaa se concentrait sur les affaires.

LE CAIRE, 12 mai 2011 (AFP) –

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire