L’homme d’affaires Arcady Gaydamak a affirmé lundi à l’AFP vouloir réparation des « faux témoignages », selon lui, notamment d’Alain Juppé, bien que la justice française l’ait relaxé des accusations de trafic d’armes et condamné uniquement pour fraude fiscale.
M. Gaydamak, dans une première réaction à sa condamnation à trois ans de prison ferme dans le procès en appel de l’Angolagate le 29 avril, a confirmé vouloir poursuivre en justice ceux qui selon lui « ont détruit ma vie et celle de ma famille », citant nommément Alain Juppé, actuel ministre des Affaires étrangères et ancien chef du gouvernement.
« Ces faux témoignages m’ont privé de ma liberté pendant des années et m’ont porté un grand préjudice », a accusé l’homme d’affaires français, réfugié depuis 2000, en Israël, pays dont il est également ressortissant, après le lancement d’un mandat d’arrêt contre lui pour implication présumée dans un trafic d’armes vers l’Angola dans les années 1990.
« Est-ce normal d’être condamné à trois ans de prison pour une absence de déclaration fiscale remontant à 1994 alors qu’aucune plainte de l’administration fiscale n’a été déposée contre moi ? », a-t-il demandé.
L’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua a été relaxé dans cette affaire, tandis qu’Arcady Gaydamak, condamné en première instance à six ans de prison ferme, a vu sa peine réduite en appel à trois ans ferme pour fraude fiscale et blanchiment.
« Cette décision démontre qu’elle est basée sur des intérêts corporatistes des fonctionnaires de la justice française qui utilisent la justice à des fins politiques », a déclaré M. Gaydamak.
M. Pasqua a annoncé dans une interview lundi qu’il comptait demander une enquête sur la responsabilité personnelle du juge d’instruction et du président du tribunal correctionnel, et engager des poursuites contre « Alain Juppé, Hervé de Charette, Charles Millon, Dominique de Villepin et consorts, qui ont menti sous serment ».
JERUSALEM, 9 mai 2011 (AFP) –
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