Un dirigeant du principal parti d’opposition israélien, Kadima (centre droit), Shaoul Mofaz, a critiqué vendredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour sa condamnation sans appel de l’accord de réconciliation entre les mouvements palestiniens rivaux Fatah et Hamas.
« A mon grand regret, les prises de position des dirigeants de l’Etat concernant l’accord ont été négatives », a déclaré cet ancien ministre de la Défense dans une interview publiée par le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.
« Netanyahu a affirmé que cet accord stoppait le train de la paix. Mais de quel train et de quelle paix parlait-il »? a ironisé le président de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement, en référence à l’effondrement des pourparlers de paix israélo-palestiniens il y a sept mois.
Il a reproché à M. Netanyahu « d’avoir réagi beaucoup trop vite, sans raisonner, sous l’effet de la panique » à un accord dont la faisabilité reste encore à démontrer, selon M. Mofaz.
« Nous avons perdu deux années et le temps travaille contre nous. Nous ne pouvons nous permettre d’attendre davantage et de rester les bras croisés en attendant un partenaire palestinien plus commode », a-t-il souligné.
M. Mofaz a proposé qu’Israël prenne l’initiative de reconnaître un Etat palestinien avant que l’ONU ne le fasse.
M. Netanyahu a réaffirmé mercredi à Londres que l’accord entre le Fatah et le Hamas célébré le même jour au Caire était « un coup dur pour la paix et une grande victoire pour le terrorisme ». Il a rejeté jeudi à Paris tout « diktat de l’ONU » sur la reconnaissance d’un Etat palestinien.
L’accord de réconciliation conclu le 27 avril et entériné mardi par l’ensemble des mouvements palestiniens prévoit la formation d’un gouvernement de personnalités non affiliées au Fatah ou au Hamas, chargé de préparer des élections présidentielle et législatives dans un délai d’un an.
JERUSALEM, 6 mai 2011 (AFP) –
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