Les Etats-Unis vont « attendre de voir les détails » de l’accord de réconciliation palestinien avant de se prononcer à son sujet, a prudemment commenté la secrétaire d’Etat Hillary Clinton jeudi à Rome.
Washington, a-t-elle réitéré, « ne peut pas soutenir un gouvernement incluant le Hamas à moins que le Hamas n’adopte les principes du Quartette » (ONU, Etats-Unis, Union européenne, Russie), c’est-à-dire la reconnaissance d’Israël, la renonciation à la violence et le respect des accords de paix.
Mais « de nombreuses mesures restent à prendre en vue de mettre en oeuvre l’accord », a souligné le chef de la diplomatie américaine au cours d’un point de presse en marge d’une conférence sur la Libye.
Les rivaux palestiniens du Fatah et du Hamas ont célébré mercredi la fin de quatre années d’antagonisme. Leur accord prévoit la formation d’un gouvernement de technocrates, en vue d’élections présidentielle et législatives d’ici à un an.
« Nous allons évaluer soigneusement ce que cela veut vraiment dire », a dit Hillary Clinton, « parce qu’il y a de nombreuses significations différentes, tant sur le papier que dans la pratique ».
« Le respect absolu des principes du Quartette est une condition pour considérer un gouvernement avec le Hamas comme un interlocuteur possible », a renchéri à ses côtés son homologue italien Franco Frattini, avertissant que « le Hamas avait rejeté par le passé » ce préalable.
ROME, 5 mai 2011 (AFP) –
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