Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé mardi le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas à renoncer à l’accord de réconciliation avec le Hamas et à « choisir la paix avec Israël », selon un communiqué de son bureau.
Azzam al-Ahmed, chef de la délégation du Fatah (dirigé par M. Abbas) au Caire, a qualifié la déclaration de M. Netanyahu d’ingérence « inacceptable » dans les affaires internes palestiniennes.
« J’appelle Abou Mazen (Mahmoud Abbas, NDLR) à abroger totalement l’accord avec le Hamas et à choisir la voie de la paix », a affirmé M. Netanyahu, en référence à l’accord de réconciliation signé mardi au Caire par l’ensemble des mouvements palestiniens, qui doit être officialisé mercredi lors d’une cérémonie en présence de M. Abbas.
« L’accord entre Abou Mazen et le Hamas porte un coup très dur au processus de paix », a ajouté le Premier ministre israélien lors d’une rencontre à Jérusalem avec Tony Blair, l’envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie).
M. Netanyahu a répété qu’il transmettrait ce message lors de ses entretiens en Grande-Bretagne et en France mercredi et jeudi.
« Comment peut-on faire la paix avec un gouvernement dont la moitié appelle à la destruction d’Israël et glorifie le meurtrier numéro un Oussama Ben Laden ? », a-t-il lancé.
Il faisait apparemment référence aux termes de l’accord de réconciliation qui prévoit la formation d’un exécutif transitoire de personnalités sans affiliation ni au Fatah ni au Hamas jusqu’à des élections d’ici un an, ainsi qu’à la condamnation par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, du raid américain qui a tué le chef du réseau Al-Qaïda.
M. Abbas a rappelé le 28 avril que la conduite des négociations lui revenait, en sa qualité de chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Israël a reconnu en septembre 1993 l’OLP comme « représentant du peuple palestinien », dans une lettre du Premier ministre de l’époque Yitzhak Rabin.
Le Hamas a indiqué après la conclusion de l’accord qu’il restait opposé à une reconnaissance d’Israël et aux négociations de paix, bloquées depuis sept mois, mais qu’il ne tenterait pas d’y faire obstacle.
JERUSALEM, 3 mai 2011 (AFP) –
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