Le président palestinien Mahmoud Abbas a estimé mardi qu’Israël ne voulait « pas d’une réconciliation interpalestinienne » dans la mesure où l’Etat hébreu « profite de la division » entre les Palestiniens.
Les factions palestiniennes, dont les rivaux Fatah et Hamas, ont scellé mardi leur réconciliation au Caire, mettant un terme à la division entre la Cisjordanie et Gaza et ouvrant la voie à des élections dans un an.
« Il n’y a pas de garanties pour que l’accord, qui a beaucoup d’ennemis, soit un succès. Il y a des tentatives, de la part de plusieurs parties, pour porter atteinte à l’accord », a déclaré M. Abbas à la presse lors d’une visite dans les locaux du journal gouvernemental Al-Ahram au Caire.
« Il n’est pas exigé du Hamas qu’il reconnaisse Israël. Nous formerons un gouvernement de technocrates et nous n’allons pas demander au Hamas de reconnaître Israël », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé M. Abbas à renoncer à l’accord de réconciliation avec le Hamas et à « choisir la paix avec Israël », selon un communiqué de son bureau.
« Comment peut-on faire la paix avec un gouvernement dont la moitié appelle à la destruction d’Israël? », a-t-il dit notamment.
Il faisait apparemment référence aux termes de l’accord de réconciliation qui prévoit la formation d’un exécutif transitoire de personnalités sans affiliation ni au Fatah ni au Hamas jusqu’à des élections d’ici un an.
L’ingérence de Benjamin Netanyahu dans les affaires palestiniennes est « inacceptable », avait jugé en retour Azzam al-Ahmad, chef de la délégation du Fatah au Caire.
LE CAIRE, 3 mai 2011 (AFP) –
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