La police zimbabwéenne a arrêté un ancien parlementaire et 46 autres personnes qui débattaient à Harare des manifestations en Egypte et en Tunisie qui ont abouti au départ des chefs d’Etat en place, a déclaré lundi une avocate.
« Ils ont été interpellés samedi en fin d’apès-midi lors d’une réunion durant laquelle ils discutaient de la situation en Egypte et du fait de savoir si d’autres pays pourraient suivre cet exemple », a annoncé Rose Hanzi, de l’Association des juristes pour les droits de l’homme du Zimbabwe.
Parmi les personnes arrêtées figurent Munyaradzi Gwisai, un universitaire et ancien membre du groupe parlementaire du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) du Premier ministre Morgan Tsvangirai, ainsi que des membres de l’assistance et des passants.
Ces personnes sont détenues au commissariat de police central de la capitale et ne sont pas encore inculpées. Mme Hanzi a toutefois déclaré qu’elles pourraient être poursuivies pour avoir tenté de renverser le gouvernement par des moyens inconstitutionnels.
Un porte-parole de la police, James Sabau, cité dans un journal gouvernemental, a confirmé les arrestations. Le thème de la réunion, selon lui, était: « Révolte en Egypte et en Tunisie: quelles leçons pour le Zimbabwe et l’Afrique ? »
HARARE, 21 fév 2011 (AFP) –
![]() |
![]() |








































