Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté mercredi les menaces du mouvement armé chiite libanais Hezbollah d’envahir la Galilée en Israël en cas de conflit avec l’Etat hébreu.

« Nasrallah a déclaré aujourd’hui qu’il allait conquérir la Galilée, mais je peux lui dire qu’il n’y arrivera pas », a déclaré M. Netanyahu en allusion au chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

« Quiconque se terre dans un bunker doit rester dans son bunker », a-t-il ajouté devant la conférence annuelle des présidents des principales organisations juives américaines à Jérusalem. « Nous avons une armée puissante et un peuple uni », a-t-il assuré.

Depuis le conflit en 2006 (12 juillet-14 août) entre le Hezbollah et Israël, Hassan Nasrallah n’a fait que de rares apparitions en public. Menacé de mort par Israël, il évite de participer à rassemblements publics et prononce ses discours à la télévision depuis un lieu tenu secret.

M. Nasrallah a menacé mercredi d’envahir la Galilée, dans le nord-est d’Israël, en cas d’attaque israélienne contre le Liban voisin, et de s’en prendre à des « dirigeants » israéliens pour venger l’un des leaders assassinés du parti.

« Je dis aux combattants de la Résistance islamique (Hezbollah, ndlr), soyez prêts: si une guerre est imposée sur le Liban, le commandement de la résistance pourrait vous demander de prendre le contrôle de la Galilée, c’est-à-dire de libérer la Galilée », a lancé le chef du Hezbollah.

Ce dernier répondait aux déclarations du ministre israélien de la Défense Ehud Barak qui a affirmé que l’armée israélienne n’excluait pas « d’entrer » à nouveau au Liban, lors d’une visite mardi aux troupes israéliennes déployées dans le nord près de la frontière avec le Liban.

« Le calme règne (à la frontière) car le Hezbollah est conscient de notre capacité de dissuasion et a gardé en mémoire les lourdes pertes que nous lui avons infligées en 2006 », a déclaré M. Barak, cité par le quotidien Haaretz.

Après l’enlèvement à la frontière par le Hezbollah de deux soldats israéliens, l’armée israélienne avait lancé une violente offensive au Liban (juillet-août 2006), marquée par de nombreux ratés contre le Hezbollah qui avait réussi à tirer 4.000 roquettes sur le nord d’Israël.

La brusque hausse de ton entre le Hezbollah et Israël coïncide avec l’hommage annuel du puissant mouvement chiite libanais à ses « leaders martyrs », l’ex-chef du Hezbollah Abbas Moussaoui assassiné par Israël en 1992, le dirigeant Ragheb Harb tué en 1984 et Imad Moughnieh, l’un de ses principaux chefs militaires, tué le 12 février 2008 par l’explosion d’une voiture piégée à Damas. Le Hezbollah a accusé Israël, qui a démenti, de l’avoir liquidé.

JERUSALEM, 16 fév 2011 (AFP) –

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire