La majorité parlementaire au Liban a accusé mercredi le Hezbollah, chef de file de la minorité, de mener « une bataille pour faire tomber » le tribunal international chargé d’enquêter sur l’assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri.
« Le Hezbollah mène une bataille pour faire tomber le Tribunal spécial pour le Liban » (TSL), a affirmé à l’AFP Farès Souaid, porte-parole de la coalition du 14 Mars, majoritaire au Parlement.
En juillet dernier, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait annoncé s’attendre à ce que le TSL accuse des membres de son parti d’être impliqués dans ce meurtre. Depuis, les responsables du parti chiite dénoncent au quotidien la « partialité » et la « politisation » du TSL.
Mercredi, la coalition du 14 Mars a également accusé dans un communiqué le Hezbollah de mener « un coup d’Etat contre tous les principes sur lesquels les Libanais se sont mis d’accord, dont le tribunal international », créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
Les deux premiers rapports de la commission d’enquête de l’ONU avaient conclu à des « preuves convergentes » mettant en cause les renseignements syriens et libanais. La Syrie, une alliée du Hezbollah, a toujours démenti toute implication. Peu après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005 à Beyrouth, son fils, l’actuel Premier ministre Saad Hariri et ses alliés avaient accusé Damas, ancienne puissance de tutelle, d’être à l’origine de ce meurtre. Mais dans une interview publiée le 6 septembre, M. Hariri s’est rétracté en affirmant avoir commis une « erreur » en accusant le régime syrien.
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