« Tout ça pour quoi ? » Dmitrii, homme d’affaires russe, se désole en suivant sur internet les agissements de Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. « L’économie est stoppée.


L’anti-américanisme touche Russie menaces l’OTAN. L’anti-américanisme touche la Russie après les menaces de l’OTAN. – Dmitry Lovetsky/AP/SIPA1 /

Une minorité s’oppose à la stratégie du Kremlin en Ukraine. La majorité soutient Vladimir Poutine.

On se coupe du monde. Le pire n’est désormais plus à écarter. Mais, au bout du compte, quel résultat cherche le Kremlin de Vladimir Poutine ? », s’interroge-t-il. A l’autre bout du spectre politique, Maria, chargée de communication dans la filiale moscovite d’un géant international des services, ne comprend pas « l’aveuglement de l’Otan : les occidentaux présentent notre président comme l’ennemi du monde ». Citant les reportages de la télévision publique, elle assure au contraire que « Moscou veut sauver des vies ukrainiennes. Si Kiev continue de détruire son propre peuple, la guerre ne terminera jamais. »

Ces deux commentaires, issus de la même nouvelle classe moyenne de Moscou, montrent à quel point le fossé entre Russes s’est approfondi. Une infime minorité dénonce les agissements du Kremlin en Ukraine alors que l’immense majorité soutient la stratégie de Vladimir Poutine. Dans les rues de Moscou, le fanion orange et noir Saint-Georges est d’ailleurs devenu un symbole de ralliement. C’est le ruban historique des célébrations du 9 mai pour la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie. Aujourd’hui, il sert d’emblème à la ferveur nationaliste pour la politique du Kremlin parti combattre les « fascistes » de Kiev orchestrés par les Etats-Unis.

Des discours violents

Pour obtenir le soutien de la société depuis le début de la crise ukrainienne, les autorités ont ainsi ravivé de vieilles peurs anti-américaines. Via la télévision notamment, elles ont multiplié les discours violents contre Washington et sa volonté d’encercler la Russie. Ces phobies se sont intensifiées plus encore avec le sommet de l’Otan. « Il faut dire que le “parti de la guerre”, qui se trouve à Kiev, a des soutiens actifs à l’étranger, et dans ce cas, aux Etats-Unis », a encore lancé hier le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Du coup, la décision française sur le Mistral est passée au second plan dans la couverture médiatique. « La Russie suppose que le contrat sera rempli conformément aux accords », s’est contenté de commenter le ministre de l’industrie, Denis Mantourov. Il en va de la réputation d’exportateur militaire de Paris sur les marchés mondiaux, préviennent les commentaires télévisés. Avant d’analyser : cette décision n’a pas été prise par l’Elysée mais, sous la pression, par…Washington.

BENJAMIN QUENELLE / CORRESPONDANT À MOSCOU | LE 04/09 À 19:27

Source : lesechos.fr Article original

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Armand Maruani

{{Non Israël ne doit pas se mêler , il a de bons rapports avec les deux belligérants .}}

{{Mais l’OTAN se trompe d’ennemis en s’attaquant à Poutine . Nous avons besoin de lui et de la grande Russie pour combattre le terrorisme .}}

J{{e n’approuve pas l’attitude belliqueuse de l’OTAN qui se trompe toujours de guerre mais les vrais problèmes elle feint de ne pas les voir .}}

rahm

l erreur est de pas comprendre que ne pas toucher a mon territoire c est tout cque Poutine dit,
,Israel a raison de ne pas se meler de ce conflit ,
ils veulent quoi! une guerre contre les russes ?avec hollande et Obama ho mama!,
pour nous faire oublier la menace islamique voila ,alors good luck .