Les experts estiment que le réacteur de cinq mégawatts, que Pyongyang avait, un temps, accepté de détruire dans le cadre de négociations internationales, servirait à produire du plutonium pour les bombes atomiques du régime.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vient d’annoncer qu’elle avait identifié plusieurs signaux prouvant que la Corée du Nord avait relancé, malgré les mises en garde de la communauté internationale, son programme nucléaire. Les analystes de l’agence auraient notamment repéré, sur des clichés satellites pris depuis plusieurs mois, des dégagements de vapeur ainsi qu’un écoulement d’eau près du petit réacteur de recherches du centre atomique nord-coréen de Yongbyon qui sembleraient confirmer que le site est de nouveau en activité. Les experts estiment que le réacteur de cinq mégawatts, que Pyongyang avait, un temps, accepté de détruire dans le cadre de négociations internationales, servirait à produire du plutonium pour les bombes atomiques du régime. La tranche peut en principe produire six kilos de plutonium par an, soit une quantité suffisante pour fabriquer une bombe nucléaire. L’initiative de Pyongyang risque de raviver les tensions dans la région où toutes les capitales tentaient depuis des mois de relancer une forme de dialogue avec le régime autoritaire, emmené par Kim Jong-un. Le jeune dictateur semble toutefois décidé à tenir tête à ses voisins et particulièrement à la Chine, qui reste son seul allié dans la zone. Sous son autorité, des essais nucléaires souterrains ont été réorganisés dans le pays et une usine de centrifugeuses, permettant de produire de l’uranium à usage militaire, a aussi été reconstruite sur le site de Yongbyon.
Source : lesechos.fr Article original-20140905-1814314@2&j0AvKTbuTXuHWt21.99″>Article original
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