Ce qu’il faut retenir de la soirée électorale.Ce qu’il faut retenir de la soirée électorale
• La droite largement en tête au niveau national
Selon le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, la droite arrive largement en tête, au niveau national, à l’issue du premier tour des élections municipales. Elle totalise 46,54% des voix contre 37,74% pour la gauche.
• Un niveau d’abstention record
La participation à ce premier tour des municipales s’élève à 64,13%, l’abstention s’élève à 35,87%. Un niveau record: en 2008, l’abstention avait atteint 33,46% pour une participation de 66,54%.
• Forte poussée du FN, le FN Steeve Briois l’emporte au premier tour à Hénin-Beaumont
Le FN a réalisé des scores historiques dans plusieurs des villes dans lesquelles il avait investi des candidats. Le Front national a même décroché dès le 1er tour la mairie d’Hénin-Beaumont (50,3% pour Steeve Briois), la ville dont il a fait son laboratoire électoral. Les candidats du parti de Marine Le Pen sont arrivés en tête à Béziers (45% pour Robert Ménard), Avignon (29,4% pour Philippe Lottiaux), Digne-les-Bains (27,69% pour Marie-Anne Baudoui-Maurel) et Fréjus (40,2% pour David Rachline), selon des estimations, ainsi qu’à Perpignan (34,4% pour Louis Alliot). A Forbach (Moselle), les résultats définitifs ont placé le vice-président du FN Florian Philippot en tête avec 35,75% des voix.
• NKM devant Hidalgo à Paris, mais les arrondissements clés resteraient à gauche
Sur la totalité de Paris, la candidate de l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet est arrivée devant la candidate PS Anne Hidalgo. L’ancienne ministre UMP recueille 35,64% des suffrages exprimés, et la première adjointe au maire PS de Paris 34,40%. Seulement, la gauche est en tête sur les deux arrondissements clés, le
• Les réélus du premier tour
Plusieurs maires sortants n’auront pas à affronter un deuxième tour. Parmi les plus connus :
Noël Mamère à Bègles.
Jacques Bompard à Orange
Alain Juppé à Bordeaux
Jean-François Copé à Meaux
François Baroin à Troyes
Xavier Bertrand à Saint-Quentin
Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay
Bernard Accoyer à Annecy
Eric Woerth à Chantilly
André Santini à Issy-les-Moulineaux
Nicolas Dupont-Aignan à Yerres
Jean-Christophe Fromentin à Neuilly
Patrick Blakany à Levallois
Hubert Falco à Toulon
Xavier Bertrand à Saint-Quentin
elections.lefigaro.fr Article original
——————–
Les responsables du Front national se frottent les mains en ce soir de premier tour. Le parti des Le Pen a réalisé de bons scores là où il était attendu et pourrait bien réussir le pari de remporter les quelques villes annoncées à sa portée. Grosse satisfaction de la soirée, Steeve Briois, lieutenant de Marine Le Pen, a été élu au premier tour à Hénin-Beaumont avec 50,26 % des voix. À Béziers (Hérault), le très médiatique Robert Ménard, soutenu par le Rassemblement bleu marine, a recueilli 45 % des voix, largement devant le candidat de droite. À Perpignan (Pyrénées-Orientales), Louis Aliot (FN) obtient 34,4 % des voix, contre 29,8 % pour Yves Pujol (UMP). À Avignon, le frontiste Philippe Lottiaux devance légèrement la candidate socialiste. À Forbach (Moselle), Florian Philippot, vice-président du Front national, est arrivé en tête alors qu’une quadrangulaire est annoncée. David Rachline arrive largement en tête à Fréjus, dans le Var. À Carpentras, à Amiens, à Saint-Étienne ainsi que dans une centaine de villes de plus de 10 000 habitants, le parti devrait se maintenir au second tour. Seule fausse note, à Sorgues, la présence de Marion Maréchal-Le Pen n’aura pas suffi à empêcher le candidat UMP de l’emporter au premier tour. Autre immense surprise, à Marseille, le FN arrive en deuxième position devant le Parti socialiste.
Encore très loin de se hisser à la hauteur du PS et de l’UMP
« C’est au-delà de nos espérances », réagit Nicolas Bay, porte-parole du Front national, qui rappelle que son parti a dépassé les scores de la présidentielle de 2012 « dans beaucoup d’endroits » et qu’il a de nombreuses perspectives de victoire. C’est « un cru exceptionnel », « la fin de la bipolarisation de la vie politique », clame Marine Le Pen, qui fait le tour des plateaux de télé. Si l’enracinement du parti semble inéluctable dans l’Hexagone, les gros scores ont néanmoins eu lieu dans les endroits où le parti des Le Pen est traditionnellement fort : le sud-est de la France et les anciens bassins miniers et sidérurgiques (Forbach, Saint-Étienne ou Hénin-Beaumont). Le parti, qui aurait profité d’une abstention record autour de 37 %, au-delà des 33,5 % de 2008, n’a donc pas réussi à s’exporter en dehors de ses places fortes. Le parti d’extrême droite, qui a eu du mal à quadriller la France avec ses 597 listes, a donc fait fort là où il a mis le paquet et est en passe de remporter des victoires symboliques. Il accapare une grande partie de l’attention médiatique, masquant la légère progression de la droite et le recul de la gauche. Mais il est encore très loin de se hisser à la hauteur du PS et de l’UMP, comme ses responsables l’affirment. Prochaine étape, selon Nicolas Bay : « transformer l’essai dans les seconds tours et placer le plus de conseillers municipaux possible ».
Par HUGO DOMENACH
lepoint.fr Article original
![]() |
![]() |









































