Sleiman à « L’OLJ » : Le président « fort », est-ce celui qui se soumet au diktat du Hezbollah ?
LIBAN
« Je ne me laisserai pas intimider et j’accomplirai ma tâche de toutes mes forces jusqu’au bout », a affirmé par ailleurs le chef de l’État devant des correspondants de presse.
Dans un entretien exclusif avec L’Orient-Le Jour, le président de la République, Michel Sleiman, a
Au sujet des critiques qui le visent depuis quelque temps sans épargner l’institution de la présidence de la République, il a estimé qu’elles ont « dépassé les bornes » et que leurs auteurs pratiquent maintenant le dénigrement et l’injure sous le couvert de la liberté d’expression et sans tenir compte des lois ni de l’éthique. Ces campagnes, a poursuivi le président Sleiman, visent des objectifs
En fait, a ajouté le président, « aucun chef d’État ne peut outrepasser les principes précités. Ce que j’ai fait est donc naturel et confine à l’exercice de l’autorité constitutionnelle ».
Le président de la République a martelé ensuite que le thème qu’il a énoncé, à savoir la corrélation entre l’État, le peuple et les valeurs communes, est « une règle en or » après
Il a rappelé avoir déjà affirmé que ce texte (la déclaration de Baabda), même s’il n’était pas mentionné dans la déclaration ministérielle, est déjà devenu un document d’une portée arabe et internationale et même « une des principales assises du Liban ».
Le président a précisé que tout acte de résistance doit être soumis à des règles et à des principes de base, d’autant que le triptyque « peuple-armée-résistance » n’est « plus de mise »
C’est l’engagement des Libanais dans le conflit syrien qui a motivé l’élaboration de la déclaration de Baabda qui veut garder le Liban en marge de ce conflit et à l’abri de toutes les interférences étrangères, a expliqué M. Sleiman, qui pense qu’il ne faut plus user de slogans qui ne font pas l’unanimité des Libanais.
Ce qui a été dit contre la présidence de la République ne peut être considéré que comme une entreprise d’intimidation à l’intention du prochain président afin de l’assiéger et le contraindre à reprendre le slogan de la résistance sans tenir compte des règles d’usage. « Je ne
La campagne contre la présidence et le président n’aurait pas été déclenchée en ce moment « n’était-ce le discours prononcé à Kaslik et le tonnerre d’applaudissements qu’il a soulevé », a affirmé le chef de l’État. Il s’est demandé ce que signifie le terme de « président fort » si ce n’est un président qui parle de
« Un président fort est-il un homme qui soutient la résistance et se soumet à son diktat ? » s’est demandé M. Sleiman.
Le président de la République a conclu qu’il n’a fait que son devoir en toute conscience et dans les limites de ce qui est possible, réaffirmant que la déclaration de Baabda est devenue un document présent auprès de toutes les instances internationales et qu’il est adopté par le monde entier puisqu’il exprime son attachement à la sauvegarde et à la défense du Liban, de son indépendance et de sa souveraineté.
Avec les correspondants de presse
Par ailleurs, avant de quitter Paris, hier en fin de matinée, le président Sleiman a reçu dans sa suite de l’hôtel Meurice un groupe restreint de correspondants de médias libanais et arabes pour un entretien à bâtons rompus. Il a affirmé notamment que la conférence de Paris a confirmé une volonté internationale de soutenir la stabilité politique, économique et sécuritaire du Liban et que cette conférence n’avait pas pour objectif de réunir des fonds dans l’immédiat mais tout simplement de déclencher des processus et de mettre en place des dispositifs d’aide et de soutien au pays.
Il a réaffirmé par ailleurs que les commandes libanaises d’armement ont été approuvées par les plus hautes autorités de l’État français et qu’une conférence pour l’aide militaire est prévue le 10 avril prochain en Italie.
Il faut maintenant assurer un bon suivi de ce qui a été déclenché lors de la conférence de Paris, a conclu le président qui a rappelé qu’au plan politique, la communauté internationale insiste pour que l’élection se tienne dans les délais constitutionnels prévus et que le prochain président mène le pays à bon port, fort du soutien indéfectible des grandes puissances.
« Je ne c
Élie MASBOUNGI | OLJ/de Paris 07/03/2014
lorientlejour.com Article original
![]() |
![]() |









































