François Hollande, élu président de la république le 6 Mai dernier a eu beaucoup de chance :
Il a bénéficié en premier lieu de la chute de Dominique Strauss Kahn, tout désigné jusqu’à ce fatal 14 Mai 2011 pour bouter hors de l’Elysée Nicolas Sarkozy, « ce pelé, ce galeux dont nous vient tout le mal » comme aurait dit notre grand Lafontaine, cette « honte de la cinquième république » rajoute un hebdomadaire en mal de sensationnel.
Deuxièmement, le résultat exceptionnel du Front National a considérablement affaibli le président sortant dès le premier tour, plaçant Marine Le Pen avec ses 17,9% des voix dans une position de « faiseuse de roi » qu’elle n’a pas tardé à exploiter.
Lorsqu’on examine les chiffres, on constate que 2 millions 146.000 électeurs , soit 5,62 % des votants, se sont déplacés au deuxième tour pour mettre dans l’urne un bulletin nul ou blanc, assurant ainsi la défaite de Nicolas Sarkozy sans voter directement pour François Hollande.
On constate encore en additionnant les voix de Nicolas Sarkozy et les bulletins blancs, que 54,17 % des électeurs n’ont pas voté pour notre nouveau président dont l’élection quoi qu’indiscutable n‘a rien d‘un raz-de-marée .
Loin de là.
S’il y a certainement parmi les votants blanc, des partisans de François Beyrou, l’essentiel du bataillon vient des électeurs d’une Marine le Pen qui n’a jamais caché son jeu
En décidant comme elle l’a déclaré ouvertement de faire tomber Nicolas Sarkozy, elle veut faire imploser l’UMP , devenir elle-même la principale force d’opposition au régime socialiste et se placer en bonne position pour gagner dans 5 ans.
Si l’UMP , privée de son leader qui abandonne la politique, est laminée en juin prochain, Marine Le Pen aura gagné son pari et rien ne pourra plus arrêter sa résistible ascension.
Il faut donc absolument que François Hollande réussisse à sortir la France de la crise, à régler comme il l’a promis les problèmes du chômage, de l’euro et de l’Europe sous peine de nous retrouver dans une situation semblable à celle qui prévaut actuellement en Grèce avec cette formidable poussée des extrêmistes de droite et de gauche qui rend difficile sinon impossible la formation d’un gouvernement et le choix d‘une politique.
Dans l‘immédiat, il est de l’intérêt du pays, de la démocratie et même du PS que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mains d’un seul parti sans aucun autre contre-pouvoir, ni dans les régions, ni au Sénat ni à l’Assemblée Nationale et sans autre alternative que le Front National.
Il ne faut pas que la droite républicaine et démocratique soit éliminée du jeu politique. Comme on le sait, la nature a horreur du vide.
Si l’UMP éclate, sa place sera immédiatement prise par l’extrême droite et Marine Le Pen s’imposera comme la figure de proue de l’Opposition en attendant mieux.
Andr Nahum
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Monsieur Nahum avec cet article vous avez le sens de l’humour..