Il est l’un des vétérans de l’OLP, qui a quitté le Front Démocratique pour la Libération de la Palestine et devenir un confident de Yasser Arafat. En arrière plan de l’éviction de Rabbo: ses rapports avec Mohammed Dahlan, un amer rival d’Abbas, qui s’est retiré du Fatah et s’est enfuit de Ramallah il y a environ trois ans et demi, ainsi que Salam Fayyad, qui a servi comme Premier ministre jusqu’à il y a tout juste deux ans.
De plus, selon la version de Ramallah, il avait mis en place une sorte de triumvirat visant à évincer Abbas pour prendre sa place. Ils se sont réunis récemment dans les Emirats où Dahlan a des connexions et de l’influence, et de nouveau au Caire il y a dix jours. Ce qui est clair, c’est qu’Abbas a maintenant 82 ans, et s’il renonce un jour à ses fonctions, il n’y a pas de procédures claires quant à son remplacement. Il n’y a pas de candidats éminents du Fatah (qui est le parti au pouvoir) pour les trois rôles que remplit Abbas: président de l’AP à Ramallah, président de l’OLP et chef du mouvement Fatah.
Ce sont avant tout des luttes de pouvoir pour la succession. Mais ces luttes ont aussi des implications pour les politiques de l’AP et de l’OLP. Et Israël est très probablement impliqué dans cela. Les journalistes à Ramallah croient que ce n’est pas un hasard si le Premier ministre Benyamin Netanyahou a récemment attaqué Abbas continuellement, l’accusant d’incitation au terrorisme.
Même son de cloche pour le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman qui qualifie Abbas de terroriste. Quiconque cherche des complots cachés, et ils sont nombreux à Ramallah, peut ainsi supposer que le gouvernement d’Israël est impliqué dans les tentatives de se débarrasser d’Abbas pour le remplacer par un des trois candidats possibles: Dahlan, Fayyad et Rabbo.
De quel pouvoir réel jouit chacun des trois candidats? Le plus important d’entre eux est Muhammad Dahlan, qui a dirigé les services de sécurité à Gaza, et a été ministre du gouvernement palestinien jusqu’à ce qu’il soit accusé de corruption et de conspiration en vue de renverser Abbas. Au cours des dernières années, il a vécu dans le Golfe et au Caire.
Dahlan a publié une longue liste d’allégations contre Abbas, qui mettait l’accent sur la corruption. Il a également accumulé du prestige en tant que consultant en matière de sécurité pour le général Abdel Fatah al-Sisi en Egypte et en soutenant leur lutte contre les groupes terroristes islamiques. Il ne fait aucun doute qu’il est aussi un homme d’affaires prospère qui a accumulé beaucoup d’argent, et on l’a souvent dit près de la culture des agences de renseignement américaines. Mohammed Dahlan a également un réseau de connexions et d’influence en Cisjordanie et à Gaza.
Le plus surprenant de toutes les dernières nouvelles a été que Dahlan se serait réconcilié avec la direction du Hamas à Gaza contre lequel il s’était pourtant battu brutalement en 2006-2007. Dahlan a échoué dans ce combat et est considéré comme le rival le plus amer du Hamas. Et maintenant, le député du Hamas Yahya Moussa a récemment déclaré à Gaza qu’il n’y a plus de problèmes avec Dahlan. Il est très possible que la rivalité entre le Hamas et Abbas a entraîné un partenariat entre le Hamas et Dahlan. Après tout, rien n’est plus puissant en politique qu’avoir un ennemi commun.
Si Dahlan a un lien avec les autorités américaines, les choses sont néanmoins beaucoup plus claires avec Salam Fayyad. Fayyad a étudié et vécu de nombreuses années aux États-Unis, et est considéré comme proche de la plupart des dirigeants en Amérique. Les porte-parole américains ont souvent exprimé leur satisfaction quant à la performance de Fayyad comme Premier ministre et les réformes que son gouvernement a mis en place.
Même ses positions politiques sont considérés comme modérées et les tensions entre Abbas et lui sont connues à Ramallah depuis longtemps. Abbas soupçonne (probablement à juste titre) que Fayyad voudrait lui succéder. Le signe clair de cela a été les vastes campagnes de relations publiques qui Fayyad a menées quand il servait en tant que Premier ministre.
Contrairement à Dahlan et Fayyad, qui ont été exclus de positions officielles de l’Autorité palestinienne, Yasser Abed Rabbo, le troisième homme, a conservé son rôle de secrétaire général principal du comité exécutif de l’OLP. Le président Mahmoud Abbas ne pouvait pas se permettre de le mettre dehors.
Au-delà des luttes de succession et de pouvoir, il est clair que le trio Dahlan, Fayyad et Abed Rabbo a des positions et des connexions qui sont plus abordables pour les Américains et Israël que le président Mahmoud Abbas qui lutte pour le conflit politique avec Israël. Cependant, on peut dire qu’à coup sûr, dans la situation politique actuelle, il n’y a aucune chance que M. Abbas, ou ceux qui souhaitent lui succéder, puissent parvenir à un accord de stabilité et de paix en Israël.
Danny Rubinstein est conférencier sur les questions arabes à l’Université Ben Gourion de Beersheva ainsi qu’à l’Université hébraïque de Jérusalem. Il est également spécialiste des questions économiques palestiniennes et tient une chronique dans le journal israélien “Calcalist”.
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..PEU IMPORTE !!!! TOUS DES TUEURS , QU’ILS CREVENT TOUS !!!!!