Cette information est passée relativement inaperçue : l’homme accusé de viols sur enfants en Isère semble avoir joué à fond la carte de la notabilité, à la fois syndicale et politique, lui permettant de masquer ses penchants criminels. Ce directeurs un militant politique protégé alors qu’il est soupçonné de viols sur enfant doit entendre que ses proches au sein des appareils ont préféré fermer les yeux, plutôt que de risquer la mise en cause collective de leurs divers mouvements?
FAITS DIVERS L’homme revendiquait un «parcours syndical de plus de 15 ans». Il s’était également présenté à deux reprises aux élections municipales sur des listes de gauche…
Viols d’enfants : un directeur très militant et protégé

Nommé directeur de l’école du Mas de la Raz à Villefontaine en septembre 2014, Romain F, âgé de 45 ans, avait déjà exercé dans deux autres écoles de la commune, partant à chaque fois au bout d’un an, voire quelques mois. Une instabilité justifiée par l’académie.
Si sur le plan pédagogique, «il avait toutes les compétences requises pour exercer son métier, il a parfois eu des relations compliquées avec des parents d’élèves», confiait lundi Dominique Fis, inspectrice d’académie de l’Isère. Mais rien qui pouvait nous alerter». Le rapport établi en 2014 après une inspection, faisait état d’un bon enseignant.
Quatorze nouvelles suspicions de viols
Condamné en 2008 pour détention d’image pédopornographique, l’homme avait pris du recul professionnellement la même année. Trois ans sans travailler. Il aurait pris un congé maladie, justifié par le décès de l’un de ses enfants, selon les sources académiques.
«Une affaire grave, abjecte même» selon Najat Vallaud-Belkacem
Sur le plan politique, l’homme semblait être un citoyen actif. Il s’était engagé à deux reprises pour les élections municipales. La première fois en 2008 sur la liste socialiste de la commune des Avenières. Et la seconde, en mars 2014, sur la liste de gauche de Saint-Georges d’Espéranche.
Sur le plan professionnel, le directeur n’a jamais caché ses idées. Militant longtemps auprès du Snuipp, l’homme a rejoint en septembre dernier les rangs du SNE, syndicat national des écoles. En atteste une lettre signée de son nom, titrée «Pourquoi j’adhère au SNE?».
Le directeur fait état d’ «un parcours syndical de plus de quinze ans, avec plus ou moins d’application.» Il indique vouloir apporter «tout naturellement (son) énergie et (son) expérience pour qu’enfin la représentation syndicale soit réelle face à l’institution et ses mauvais coups. Pour que les enseignants relèvent la tête et reprennent en main leur métier.»
«En tant que directeur d’école, j’attends aussi que cette fonction soit vraiment respectée et encadrée», conclut celui qui a été radié du syndicat ces derniers jours.
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