Alors que les sondages d’opinion donnent Yitzhak Herzog, co-dirigeant du Camp Sioniste (ancien parti Travailliste), comme le candidat le plus crédible pour renverser Binyamin Netanyahu, la même crédibilité ne caractérise pas les quatre promesses qu’il a faites aux électeurs, avant l’élection du 17 mars – aussi sincères puissent être ses intentions.
Pour ses cent premiers jours de règne au poste de Premier Ministre, Herzog a promis que, s’il est élu, il mènera la campagne pour faire baisser le coût prohibitif du logement ; qu’il amendera les relations compliquées d’Israël avec les Etats-Unis, c’est-à-dire l’Administration Obama ; qu’il ranimera les pourparlers de paix avec les Palestiniens ; et qu’il créera une « plateforme régionale » pour améliorer les relations étrangères d’Israël.
Ces trois derniers objectifs, a t-il promis,ferait l’objet d’un ajustement en fonction de la sécurité de la nation israélienne.
Toutes sont des causes très valables. Elles ont été mises en avant par un homme politique, qui se retrouve occuper le centre de l’attention après avoir été marginalisé durant des décennies, qui, brusquement, obtient enfin sa chance d’atteindre le sommet. Mais elles ne sont pas plus faisables que les promesses entendues de la part des hommes politiques les plus banalement cyniques.
Les chargés de campagne du Likud de Netanyahu ont été très négligeants en ne relevant pas ces faiblesses dans le programme de leur rival, pour démontrer à quel point il emprunte une pente populiste.
1. Rendre le logement accessible à une classe entière de jeunes couples qui en ont besoin ne pourra pas se faire par un simple claquement de doigts. Cela requiert une solide infrastructure, une réforme des impôts et environ deux à trois ans avant que cela puisse se mettre en place.
Si Herzog s’en tient à son accord avec l’autre co-dirigeante du camp sioniste, Tzipi Livni, consistant à partager le rôle de Prmeier Ministre et lui transfère les rênes du gouvernement au bout de deux ans, soit en avril 2017, alors cette promesse pré-électorale ne se concrétisera pas au cours de son mandat tout entier de premier ministyre, mais, éventuellement durant celui de Livni.
2. On peut se douter que la Maison Blanche sera contente de se préparer à accueillir le successeur potentiel de Netanyahu, lors d’une visite rapide.
Mais tout heureux élu qui ne dispose pas de plus d’un cinquième des sièges à la Knesset aura besoin de plusieurs mois au moins, de négociation avec ses partenaires pour construire sa coalition de gouvernement. Aussi la Maison Blanche ne doit pas s’attendre à une visite avant la fin mai ou le début juin.
Mais, dans le même temps, les deux équipes jumelles à Washington et aux quartiers-généraux de Tel Aviv du Camp Sioniste, travaillent, sans nul doute, à publier un communiqué conjoint de la part des deux dirigeants, qui reflètera le soutien total d’Herzog aux politiques d’Obama, concernant aussi bien le fameux accord nucléaire toujours en négociation que le problème palestinien.
Après tout,Herzog a promis, de façon répétée, qu’il réparerait les relations d’Israël avec Washington, après les « dégâts » commis par Netanyahu.
A cette fin, les projets de communiqués éviteront certainement de faire référence à la percée de l’Iran pour répandre son influence et sa prédominance militaire à travers toutes la région : de Syrie au Liban, d’Irak et du Yémen jusqu’à la porte d’Israël sur le Golan et au Sud Liban, où l’armée iranienne représente déjà une menace sécuritaire potentielle.
Il ne fait aucun doute qu’Herzog se préoccupe, de façon authentique, de la sécurité du pays. Cependant, s’il veut vraiment honorer ses meilleures intentions de bâtir de meilleures relations avec Washington, il devra contourner ce champ de mines.
Aucun pouvoir sur terre, à la notable exception du Guide Suprême d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, n’a été capable de distraire Obama de son objectif obessionnel de signer un accord nucléaire entre Washington et Téhéran et, faisant partie de cet accord, de commencer à alléger les sanctions économiques et financières imposées à l’Iran, pour qu’il arrête la militarisation de son programme nucléaire.
Et cet accord est déjà dans la poche.
En le prenant pour une donnée, le groupe de 5 puissances +1 (Russie, Chine,France, Grande-Bretagne et les Etats-Unis, plus l’Allemagne) qui a négocié cet accord, a discuté secrètement cette semaine, la façon de commencer à assouplir les sanctions de l’ONU contre l’Iran, au moyen d’une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité.
Cette résolution sera destinée à faire en sorte que l’accord tienne, et l’Administration Obama utilisera l’organisme mondial, en vue d’une « fin de cycle » qui contourne le Congrès américain et surmonte ses objections contre l’accord, pour qu’il soit non-contraignant et dénué de ratification législative.
Le Président américain pourra alors présenté au dirigeant iranien un accord contraignant approuvé par le Conseil de Sécurité de l’ONU.
Ce stratagème extrême est la marque de l’impitoyable détermination d’Obama d’obtenir cet accord par n’importe quel moyen, mais au prix de saper le Congrès. C’est sa réponse aux arguments convaincants de Biinyamin Netanyahu, à propos d’un « mauvais accord » et de sa réception enthousiaste au Congrès.
Alors, où est-ce que cela mènera Herzog le bien intentionné et sa partenaire Livni?
Ils ont accusé le Premier Ministre Likud d’avoir mis en péril le soutien américain traditionnellement bipartisan envers Israël, par une alliance avec la majorité républicaine au Sénat,en s’aliénant ainsi les Démocrates, à l’autre bout de l’hémicycle. Cependant, s’ils s’alignent sur Obama au Moyen-Orient et même sur l’Iran, dans le but d’enterrer la querelle de Netanyahu, Herzog aura alors des relations favorables avec les Démocrates, plutôt qu’avec les Républicains majoritaires. En quoi cette politique sera t-elle plus « bipartisane »?
Et comment est-ce que cela pourra fonctionner, lorsque le successeur inconnu d’Obama entrera à la Maison Blanche, en 2017?
3. Herzog et Livni peuvent bien être avides de retourner aux négociations de paix avec les Palestiniens. Mais où en est leur partenaire? Le prochain gouvernement restituera presque avec certitude, le revenu des impôts à l’Autorité Palestinienne que le gouvernement Netanyahu a suspendu, à la suite des accusations unilatérales déposées par Mahmoud Abbas devant la Cour Pénale Internationale. Il acquiecera sans doute aux « suggestions » de Washington de faire de nouvelles concessions aux Palestiniens. Le Secrétaire d’Etat John Kerry peut même arriver pour une ou plusieurs nouvelles visites à Jérusalem et Ramallah, en vue d’une tentative boiteuse de faire à nouveau rouler la balle de la négociation.
Mais, pour l’instant, Abbas est hors d’atteinte, occupé à poursuivre sa course unilatérale qu’il a adoptée, il y a plus d’un an, après avoir renoncé à la diplomatie de paix de l’Administration Obama.
Il se peut même qu’Herzog et Livni lui aient écrit.
4. La « plateforme régionale » que le dirigeant du Camp Sioniste promet d’adopter n’est rien d’autre qu’une nébuleuse, parce qu’Herzog découvrira qu’il ne peut obtenir le beurre et l’argent du beurre.
S’il décide d’épouser la politique d’Obama, il s’aliénera aussitôt le Roi saoudien Salman et le Président égyptien Abdel-Fattah al Sissi, qui sont entrés en coopération limitée avec Netanyahu pour s’opposer à ces mêmes politiques, au nom du monde arabo-musulman sunnite. Dès qu’il commencera à faire des affaires avec Obama, la fameuse « Plateforme régionale » s’enfoncera dans les sables mouvants.
DEBKAfile Exclusive Analyse Exclusive 14 mars 2015, 11:11 AM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski.
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Entre Herzog et Hollande, le déni de réalité mène toujours au même endroit: LE GOUFFRE et L’IMPLOSION, et au profit de qui ? Pour donner un peu d’éclairage de ce qui se passe en France, seul VALLS de ce gouvernement de « Gauchos » est capable de mesurer les conséquence désastreuses. Il peut y avoir une amitié entre les gens mais en politique Il n’ y a pas d’amis, il n’y a que des intérêts communs. Seul BIBI semble comprendre cela. Pour le logement, en France on y accède avec des prêts sur 30 ans et avec au mieux un contrat de travail qui tient au mieux sur 5 ans, juste le temps de payer quelques intérêts…….Aux US, comme en France, ces politiques sous prétexte d’ouverture et d’osmose entre les peuples nous emmènent inlassablement vers des dictatures « Islamo-démocrate », c’est comme une espèce de mutation du communisme réadapté au moyen-âge. J’espère de tout coeur qu’Israël ne tombera pas dans le panneau et que les Israéliens de part leur résistance, mesurent bien à quel point, par le symbole qu’ils représentent pour le monde libre, ils sont la proie de ces ignobles politicard et pourquoi il y a tant de propagande contre Israël.
Comme je l’ai dit plus tôt, ce camps « sioniste » n’a rien de sioniste, au contraire, il représente la 5ème colonne d’une association qui a pour but de détruire Israël en la livrant aux palos. Il y a eu sur ce site de nombreux articles et rapports sur le financement de ce parti et je n’y reviens pas. Il est tout à fait clair, que les USA sont derrière cette tentative de destruction d’Israël qui passe par l’élimination de Benyamin Netanjahou, la bête noire -à abattre- de la Maison blanche (ou plutôt brune). Bibi n’est pas un toutou obéissant comme le sont beaucoup de pays européens et il pense d’abord à la sécurité de son pays. Les USA préferrent s’entendre avec l’Iran et la Turquie.
il n’a vraiment pas la stature d’un premier ministre,il a oublié de dire qu’il partagera JERUSALEM,et qu’il donnera la vallée du jourdain à ces palestiniens,tout cela pour faire
plaisir à ce black muslim d’Obama(le plus grand terroriste de la planéte)