L’opération qui a failli tourner au drame

Une opération nocturne de l’unité antiterroriste d’élite Duvdevan a récemment mis en lumière les risques extrêmes auxquels sont confrontées les forces spéciales opérant en environnement urbain dense. À Naplouse, en Cisjordanie, une intervention de routine a failli se transformer en drame lorsqu’un grave incident de tir ami s’est produit entre deux groupes appartenant à la même unité.

Les faits remontent à la semaine dernière, lors d’un raid ciblé mené de nuit dans un quartier très peuplé de la ville. Selon les éléments établis par l’enquête militaire, des soldats ont repéré des silhouettes armées sur le toit d’un immeuble. Dans un contexte opérationnel tendu, marqué par une visibilité réduite et un risque permanent d’affrontement, ils ont identifié ces hommes comme des militants palestiniens et ont ouvert le feu.

Très rapidement, il est apparu que la cible n’était pas hostile. Les individus visés faisaient en réalité partie d’un autre groupe de la même unité Duvdevan, engagé simultanément dans le secteur. Par chance, aucun soldat n’a été touché, évitant de justesse une issue dramatique. Malgré cet incident majeur, le Tsahal a précisé que l’objectif opérationnel avait été atteint : deux Palestiniens soupçonnés d’activités terroristes ont été interpellés au cours de l’opération.

Dès la fin de la mission, une enquête approfondie a été ordonnée afin de comprendre les causes de cette défaillance grave. Le rapport a été transmis au commandant du district militaire central, le major-général Avi Blut. Les conclusions font état d’une succession d’erreurs opérationnelles et de manquements aux procédures. Le groupe pris pour cible s’était positionné par erreur dans un bâtiment relevant du secteur d’une autre compagnie, provoquant un effet de surprise et une confusion critique. Le soldat ayant ouvert le feu n’a pas respecté les règles strictes d’engagement en vigueur.

Le commandement militaire a qualifié l’événement de manquement sérieux à la discipline et au commandement. En conséquence, des sanctions sévères ont été décidées à plusieurs niveaux de la chaîne hiérarchique. Le commandant du groupe impliqué a été suspendu de ses fonctions, tout comme le soldat auteur des tirs, écarté temporairement de l’unité de combat. Plusieurs officiers supérieurs ont également fait l’objet de mesures disciplinaires formelles.

Le commandant adjoint de l’unité Duvdevan a reçu un blâme personnel du commandant de division, tandis que le commandant de compagnie a été sanctionné par le commandant de brigade. D’autres cadres, dont un commandant adjoint de compagnie, un chef de groupe et un soldat, ont reçu des blâmes officiels du commandant de l’unité. Ces décisions visent à rappeler l’importance absolue du respect des procédures, en particulier dans des opérations où plusieurs équipes opèrent simultanément sur un même théâtre.

Cet incident souligne la complexité des opérations antiterroristes en zone urbaine et la nécessité d’une coordination irréprochable entre unités d’élite. Pour Tsahal, l’enjeu est clair : tirer des enseignements concrets de cet épisode afin de renforcer la sécurité des forces engagées et prévenir toute répétition d’un tel scénario.

 

Jérémie de Jforum.fr

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Franck DEBANNER

Nous déplorons toujours l’absence totale de destructions de déchets collatéraux, dans ces opérations dangereuses pour nos soldats…

Avec la montée en puissance des francophones, il faut que cela change ! ! !

Rien de telle que la crainte de crever, pour faire fuir les occupants ennemis.

Asher Cohen

La présence de squatters arabes en Judée-Samarie entrave le développement d’Israël. C’est depuis juin 1967 un héritage des illusions et délires de la gauche ashkénaze. Heureusement, la droite israélienne, Netanyahou, Katz, Smotrich et Ben Gvir, etc..ont pris conscience que la seule solution au problème est la relocalisation de ces populations hors de l’État Juif. La marche de l’histoire s’accélère car les Juifs de Judée-Samarie ne veulent plus vivre avec ces populations arabes criminelles. Entreprendre des opérations militaires serait sans fin, c’est aux politiques de régler le problème.

Nicole

Absolument – ce sont ces Caín s les colons – ils doivent repartir en Jordanie LEUR PAYS.

Asher Cohen

Bonne image du colon sédentaire et de l’arabe nomade improductif qui le pille et le parasite. Depuis 1967, aucun dirigeant israélien n’a été capable de cette relocalisation, malgré tout le sang versé par les Juifs victimes du terrorisme arabe, et les milliards de shéqalim de dépenses sécuritaires manifestement inutiles. Seule la droite actuelle reconnaît le problème et tient le coup pour obtenir la relocalisation des squatters arabes, mais les masques tombent actuellement et l’on voit bien que c’est l’antisémitisme mondial qui s’oppose à cette relocalisation, et arme et finance les tueurs arabes.