Des tirs près de la Maison-Blanche à Washington, deux militaires de la Garde nationale touchés
Après la fusillade, la Maison-Blanche a été bouclée, bien que le président Donald Trump ne s’y trouvât pas à ce moment-là. Des informations contradictoires circulaient quant à leur état.
Deux militaires de la Garde nationale déployés à Washington ont été touchés mercredi 26 novembre par des tirs à deux pas de la Maison-Blanche, ont annoncé les autorités, qui ont interpellé un suspect, également blessé.
Le drame est survenu en plein centre de la capitale américaine, investie depuis août par des centaines de militaires à la demande de Donald Trump et contre l’avis des autorités locales démocrates.
Après avoir d’abord annoncé leur mort, le gouverneur de l’État de Virginie occidentale Patrick Morrisey est revenu sur ses propos, disant avoir eu « des informations contradictoires » sur leur état de santé. Dans la foulée, le FBI a fait savoir qu’ils étaient dans un état critique.
Le président Trump a réagi sur le réseau Trurh :
L’animal qui a tiré sur les deux gardes nationaux, tous deux grièvement blessés et hospitalisés dans deux établissements distincts, est lui aussi gravement blessé, mais il paiera un lourd tribut. Que Dieu bénisse notre formidable Garde nationale, ainsi que toutes nos forces armées et nos forces de l’ordre. Ce sont vraiment des personnes exceptionnelles. En tant que président des États-Unis, et au nom de tous ceux qui travaillent pour la présidence, je suis à vos côtés !

(Photo capture d’écran)
Un suspect de la fusillade contre des membres de la Garde nationale a été arrêté. La Maison Blanche fermée aux entrées et sorties

Photo d’archives : Arie Leib Abrams Flash 90
« Deux civières »
« On a entendu des coups de feu. On attendait au feu rouge et il y a eu plusieurs coups de feu », a raconté à l’AFP Angela Perry, une agente de sécurité de 42 ans, en voiture avec ses deux enfants.
« On pouvait voir des membres de la Garde nationale courir vers le métro, armes à la main », a-t-elle ajouté.
« On était sur le chemin du retour quand on a vu plein de flics et de voitures de police passer à toute vitesse devant nous », a de son côté dit à l’AFP Mohammed Elkattabi, un directeur commercial de 47 ans qui venait de visiter la Maison-Blanche avec sa famille.
« On a vu deux civières », a continué ce touriste venu d’Atlanta, dans le sud du pays, pour visiter la capitale américaine en pleine période des fêtes de Thanksgiving.
Son fils de six ans, a-t-il précisé, « apprend l’histoire à l’école et il a maintenant pu voir l’histoire en direct », dans un pays marqué par les violences politiques et les crimes par armes à feu.
Depuis juin, le président républicain a envoyé la Garde nationale successivement à Los Angeles (ouest), Washington et Memphis (sud), disant ces renforts nécessaires pour lutter contre la criminalité et appuyer la police fédérale de l’immigration (ICE).
Dans la capitale américaine, 2 175 militaires étaient déployés mi-novembre, selon de récentes statistiques militaires. Et 500 militaires supplémentaires de la Garde nationale seront déployés à Washington, a annoncé le chef du Pentagone peu après l’attaque. « Cela ne fait que renforcer notre détermination à faire de Washington un endroit sûr », a déclaré Pete Hegseth.
La municipalité a saisi la justice, accusant l’exécutif fédéral d’outrepasser ses pouvoirs, et les tribunaux lui ont donné raison la semaine dernière.
La justice a bloqué en octobre jusqu’à nouvel ordre des déploiements similaires à Chicago (nord) et Portland (ouest). La municipalité de Washington, au statut unique, n’est rattachée à aucun État américain, et dispose d’une autonomie limitée puisque le Congrès a compétence sur ses affaires.
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