Israël refuse l’accord du Hamas

Israël refuse l’offre du Hamas pour une trêve partielle à Gaza

 

Israël a écarté lundi une proposition transmise par le Hamas, visant à instaurer une trêve temporaire dans la bande de Gaza en échange de la libération de cinq otages israéliens. Le projet, transmis par des canaux indirects aux États-Unis, puis relayé à Israël, n’a pas convaincu les autorités israéliennes, qui l’ont jugé très éloigné des conditions minimales pour une négociation.

Un responsable israélien, cité par le Jerusalem Post, a affirmé que la proposition « est très éloignée du plan sur lequel nous sommes prêts à négocier ». La réponse israélienne traduit une volonté de ne pas céder à une solution partielle qui, selon les observateurs, pourrait laisser le Hamas renforcer sa position dans la région.

La proposition du Hamas comprenait plusieurs volets : en premier lieu, la libération de cinq otages toujours en vie, en échange d’un retrait des forces de défense israéliennes (Tsahal) aux positions qu’elles occupaient deux mois auparavant. Le Hamas demandait également que l’aide humanitaire soit autorisée à circuler librement sur l’ensemble du territoire de Gaza, et souhaitait une poursuite des négociations concernant les autres otages, vivants ou décédés. Enfin, le texte suggérait une reconnaissance indirecte du Hamas par les États-Unis, un point particulièrement sensible pour Israël.

Ce canal de communication inhabituel a été ouvert grâce à l’intervention de Bishara Bahbah, un Palestino-Américain connu pour ses activités de médiation. Président de l’organisation Arab Americans for Peace et auteur engagé, Bahbah a facilité les échanges entre le Hamas et Washington. Il avait déjà joué un rôle dans les négociations ayant permis la libération d’Edan Alexander, un otage israélien relâché récemment.

Cette tentative de médiation intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les différents acteurs du conflit. L’ancien président américain Donald Trump, de retour sur la scène médiatique, a exprimé son souhait de voir le conflit à Gaza se terminer « aussi vite que possible ». Interrogé dimanche, juste avant son embarquement dans Air Force One, il a déclaré : « Nous voulons voir si nous pouvons arrêter cela. Nous avons parlé avec Israël et cherchons à mettre fin à cette situation au plus vite. » Il a ajouté espérer des avancées positives à court terme.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenu mercredi sa première conférence de presse depuis décembre 2024. Il a décrit l’offensive en cours dans Gaza comme « une opération sans précédent dans l’histoire des guerres » et a fait état de la présence de 20 otages encore en vie sur le territoire contrôlé par le Hamas. « Nous avons déjà libéré 197 otages, dont 148 vivants. Il reste 20 otages en vie ; nous les libérerons tous », a-t-il affirmé.

Netanyahu a par ailleurs précisé qu’un cessez-le-feu temporaire pourrait être envisagé dans un seul but : la restitution des otages. « S’il existe une possibilité de cessez-le-feu temporaire pour le retour des otages, nous y sommes préparés », a-t-il affirmé, marquant une ouverture limitée à un compromis humanitaire sans pour autant abandonner la pression militaire exercée sur le Hamas.

L’avenir immédiat reste incertain. Israël maintient une ligne dure en refusant tout accord qui donnerait, selon lui, une légitimité au Hamas, tandis que la communauté internationale continue de rechercher des voies de désescalade. En attendant, la situation sur le terrain reste tendue, les négociations bloquées, et le sort des otages toujours suspendu à d’éventuelles évolutions diplomatiques.

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4 Commentaires
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Bejar

Faire appel à des mercenaires devient un droit à partir du moment où la diplomatie a échoué. Encore faut il ne pas l’avoir empêchee de manière frauduleuse. Et avoir fait preuve d’un semblant de sincérité. Ce qui n’est pas évident quand comme moi vous n’avez qu’une envie. Leur cracher à la gueule 😉 Exercice difficile, exercice de style donc. Bref je n’oublie pas j’ai bonne mémoire. Les juifs étaient la avant les palestiniens.

Ce qu’on raconte que les terres ont été achetées c’est du mensonge. C’est cette erreur qui a généré l’image du juif radin dans les années 30 qui en France ressemblent à celles d’aujourd’hui. Nous ne sommes donc pour certains que des images mànipulables afin de constituer leur puzzle. Qui n’est alors plus le nôtre. On reconnaît bien la les voleurs. Sans doute les mêmes pillards que ceux de l’ancien temps qui étaient venus voler jusqu’à Jérusalem… Un peu plus de merde barbare dont la démocratie nous pourvoit én quantité largement suffisante désormais. Relisez le Horla. C’est de Maupassant je crois…

Bejar

La paix ne viendra que par la diplomatie. Peut être que je joue la un coup d’avance. Pour le coup précédent je suis clair. Israel est attaqué et riposte. C’est normal. C’est le droit de se défendre. Pour celui d’attaquer je considère qu’Israel est en droit de sécuriser toutes les zones territoriales dangereuses. Et donc de les coloniser jusqu’a eradication de la menace (bién sur tant que cest possible mieux vaut emprisonner et faire des otages plutot que de tuer). Et pour cela il faudra peut être faire appel à des mercenaires. A moins que la diplomatie n’évite cela…

Guidon

La « communauté » internationale ne cherche pas une désescalade mais a sauvé le hamas parce qu’elle voit qu’Israël mène la guerre comme il faut !

Alain

Israël mène la guerre comme il faut ? Je ne suis ni général, ni israélien. Mais j’aimerais comprendre en quoi Israël mène la guerre comme il faut.
Le hamaSS continue ses chantages et les otages sont toujours… otages.