Tsahal au Hezbollah: n’essayez pas de nous attaquer par surprise après votre retrait de Syrie

 

Les observateurs du renseignement révèlent que le contrôle du Hezbollah sur les forces de l’armée libanaise s’est intensifié près de la frontière israélienne, faisant craindre que le groupe soutenu par l’Iran se recentre sur Israël, alors que ses troupes reviennent de la guerre en Syrie. Dans un briefing aux journalistes, un responsable israélien a souligné que pendant le conflit qui a duré un mois en 2006, Tsahal avait nettement différencié les forces de l’État libanais des milices du Hezbollah. Cette erreur ne se répétera pas lors d’un autre cycle de combat, a t-il ajouté. Le Liban en tant qu’État serait pris systématiquement pour cible dans toutes ses infrastructures nationales soutenant sciemment la guerre – même si cela signifie «briser le Liban».

Un autre officier supérieur, dans un briefing avant les festivités du Nouvel An, a noté que le Hezbollah peut maintenant augmenter ses stocks de dizaines de milliers de roquettes et de missiles capables d’atteindre n’importe quelle partie d’Israël, en plus de son unité de commando Radwan, maintenant rentrée des champs de bataille de Syrie. Ses stratèges ont élaboré un plan pour s’emparer un village israélien ou un poste de Tsahal en Galilée. L’officier de Tsahal a expliqué qu’une telle action reposerait plus sur un effet de choc qu’il ne représenterait une victoire militaire stratégique et que l’unité spéciale serait rapidement détruite. Le Hezbollah ne surprendra plus jamais Israël, a déclaré l’officier, Tsahal est parfaitement préparée à toute éventualité.

Cette semaine, Israël a mené un exercice à grande échelle, destiné à plusieurs unités dans le nord, simulant plusieurs scénarios de guerre contre le Hezbollah.

L’officier a ensuite déclaré : «Le Hezbollah a accepté « cette dissuasion pendant 12 ans » et ne partira en guerre que « seulement s’il n’a pas d’autre choix ». Il a ajouté : « Je ne vois pas les Iraniens lancer une attaque (commanditée) du Hezbollah.

DEBKAfile résume la doctrine formulée récemment par les généraux israéliens : le Hamas évite l’escalade dans la bande de Gaza ; Le Hezbollah s’oppose à une guerre pour le moment, le temps de cicatriser ses plaies ; et l’Iran n’est pas sur le point d’envoyer sa milice supplétive contre Israël. Si toute la dissuasion est au point optimum des deux côtés des deux frontières, à quoi servent les préparatifs mouvementés d’Israël pour le prochain conflit et la menace de l’armée israélienne de « casser le Liban »? Est-ce que les généraux israéliens « chantent à l’aveugle dans le noir »?

Après tout, rien ne garantit que Téhéran ne décidera à aucun moment d’envoyer le Hezbollah dans une bataille contre Israël, en représailles à l’augmentation des attaques Tsahal contre des cibles militaires iraniennes en Syrie et à la frontière syro-irakienne. Au cours des dernières semaines, le Hezbollah a retiré ses troupes de Syrie après cinq ans de soutien à la guerre de Bachar Assad contre l’insurrection nationale. Le vaste arsenal de missiles du Hezbollah est soutenu par des troupes qui ne sont plus une simple milice chiite, mais une armée entraînée et professionnelle qui a fait ses preuves dans de vrais combats de guerre.

Pour le moment, Israël investit massivement dans un mur défensif sur sa frontière nord, qui est le jumeau Libanais des barrières en construction sur les frontières terrestres et maritimes de la bande de Gaza.

Le général de Brigade Eran Ofir, directeur des projets de murs frontaliers de Tsahal, a rapporté cette semaine que la première section de 13 km, faisant 9 m de haut, d’un mur de 130 km protégeant la frontière libanaise devrait être terminée d’ici la fin de l’année. Cette section est contiguë aux petites villes israéliennes de Rosh Hanikra, Shlomi et Maalot près de la côte méditerranéenne. Le projet de 450 millions de dollars devrait être achevé en deux ans. Le mur est principalement constitué de béton avec des capteurs à mailles en acier et des caméras de surveillance. Le mois dernier, l’armée libanaise s’est plainte à la FINUL, la force de maintien de la paix de l’ONU, affirmant que des bulldozers israéliens travaillant sur la barrière avaient atteint le Liban. Le porte-parole de la FINUL, Andrea Tenenti, a confirmé que depuis sa création en février, toute la construction s’est maintenue du côté israélien de la Ligne bleue qui marque la frontière.

Les petites communautés frontalières de Rosh Hanikra, Shlomi et Maalot, dont la population totale est d’environ 50 000 habitants, sont considérées comme présentant un risque élevé pour une attaque surprise du Hezbollah. Même une incursion partielle serait saluée comme un exploit stratégique majeur et tisserait des lauriers au groupe terroriste chiite. Par conséquent, selon les analystes militaires de DEBKAfile, alors que l’armée israélienne envisage une guerre qui s’étendrait rapidement sur la totalité du sol libanais, le Hezbollah conçoit un futur conflit comme reposant essentiellement sur une nouvelle surprise, consistant à traverser la frontière avec Israël et à s’infiltrer dans une localité.

« Aucun membre infiltré du Hezbollah franchissant la limite ne reviendra vivant » Dixit Tsahal.

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Adaptation : Marc Brzustowski

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3 Commentaires
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Thomas

Toujours la guerre pourquoi jamais la paix quelle injustice !

Marc A

Faut demander ça aux Arabes…

Bonaparte

La prochaine guerre , si elle a lieu , serait fatale au Hezbollah et surtout au Liban .

Avec TRUMP , cette fois les israéliens iront jusqu’au bout et il y aura des dégâts , beaucoup de dégâts .