Des militaires de l'opération Sentinelle ont ordonné au jeune homme de poser son couteau à terre. Ce dernier s'est exécuté sans opposer de résistance. - Crédits photo : LUDOVIC MARIN/AFP

La garde à vue de l’homme qui a tenté samedi de forcer avec un couteau un des contrôles de sécurité du monument parisien a été levée lundi soir. L’expertise psychiatrique ayant conclu à une abolition du discernement.

Il avait brandi un couteau en criant «Allah Akbar». La garde à vue du jeune homme arrêté samedi à la tour Eiffel a été levée lundi soir. L’expert psychiatre qui a l’a examiné a conclu à l’abolition du discernement, explique le parquet de Paris. Le suspect a donc été réadmis en hospitalisation d’office dans l’établissement où il était précédemment hospitalisé. Ce Français né en 1988 en Mauritanie souffre de troubles psychiatriques depuis 2013. Il était depuis plusieurs mois hospitalisé d’office à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d’Oise. Cette mesure administrative avait été renouvelée le 27 juillet pour six mois.

L’individu a profité d’une permission de sortie dans sa famille pour se rendre à la tour Eiffel samedi soir. Peu avant minuit, le jeune homme a franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis il a sorti un couteau en criant «Allah Akbar». Des militaires de l’opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre et il s’est exécuté sans opposer de résistance. Le parquet n’avait d’abord pas retenu la piste terroriste. Mais le suspect a affirmé en garde à vue qu’«il voulait commettre un attentat contre un militaire et était en lien avec un membre de l’État islamique qui l’aurait encouragé à passer à l’acte», selon une source proche du dossier. Ces déclarations étaient toutefois prises avec précaution par les enquêteurs.

«Dès qu’il est en colère, il crie Allah Akbar.»

Le père du jeune homme sur BFMTV

En décembre 2016, le jeune homme avait été condamné pour apologie du terrorisme et menaces de mort sur des agents SNCF. Ce «dossier bien connu» était «suivi avec attention» car s’agissant d’un «profil inquiétant, très jeune et avec des problèmes psychiatriques très lourds», selon une source préfectorale. «C’était quelqu’un qui semblait canalisé quand il prenait ses traitements», et qui «souffrait de plusieurs pathologies» mentales, a-t-elle ajouté. «Dès qu’il est en colère, il crie Allah Akbar», a déclaré lundi sur BFMTV le père du jeune homme. Selon lui, son fils a agi après avoir été irrité par un différend entre eux lors de cette permission de sortie.

Le parquet de Paris a parallèlement ouvert mardi une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction antiterroriste, notamment pour «tentatives d’assassinats sur personne dépositaire de l’autorité publique en lien avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroristes criminelle». L’enquête visera notamment «qu’une nouvelle expertise soit ordonnée, pour confirmer ou infirmer les premières conclusions de l’expert», selon le parquet.

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3 Commentaires
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Chb

Considérant le nombre de psychotiques et psychopathes divers que ce genre de groupes peut recruter ou avoir comme sympathisants ça devient très compliqué pour faire la part des choses. Et c’est vrai que ça nous bouffe le système de santé qui est déjà mal en point,
Face à l’ampleur des attaques faut-il considérer le groupe ou l’individu ?

joseph

la sécu va devoir créer une trente-troisième affection de longue durée
(celles prises en charge à 100% par les organismes de sécu)
ce sera l’islamisme
bien sûr, affection exonérante

amsallem

ENCORE UN PAUVRE D’ESPRIT !!!! le allahakbarrisme a encore frappé .