
Nicole Klein : «Ils sont sortis en criant : “Allahou Akbar !”
J’ai pris ma décision»
Source : Le Figaro
INTERVIEW – Préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein était en poste en Seine-Maritime au moment de l’assassinat du père Hamel, le 26 juillet 2016. C’est elle qui a donné l’ordre de tirer sur les deux islamistes.
Comment décide-t-on d’un tel ordre? Seule?
Je pense que ces jeunes islamistes radicaux voulaient mourir. Ils sont sortis en criant «Allahou Akbar!». J’ai pris ma décision. Je n’en tire aucune fierté. Le dispositif était constitué de la BRI et de la BAC. Le directeur départemental de la sécurité publique le coordonnait, en présence du directeur régional de la PJ. Il m’a appelée pour me demander la conduite à tenir. J’ai jugé que les conditions étaient réunies et que nous avions les effectifs suffisants pour agir. La procédure a été suivie. J’ai fait mon travail.
Il n’a pas été nécessaire de demander à Bernard Cazeneuve?
Non. Cependant, au-delà du préfet territorialement compétent, le directeur général de la police nationale informait le ministre. Il savait minute par minute ce qui se passait. Mais la décision m’incombait, en tant que responsable de l’ordre public dans mon département. C’est le rôle d’un préfet.
«Cet acte de barbarie était insoutenable. C’est pour cela que je n’ai eu aucune hésitation»
Aurait-on pu éviter le drame? Comment vivez-vous aujourd’hui cet épisode?
Nous avons fait un retour d’expérience entre préfets, fin mai, à Nantes. L’un des deux terroristes, Abdel Malik Petitjean, était inconnu de nos services, mais pas le second, Adel Kermiche. Il était fiché S. Son nom était cité dans les réunions de sécurité que je présidais chaque semaine, quand nous faisions le point sur les personnes pouvant présenter un risque. Mais aucun signe précurseur n’était remonté. Le lieu de l’attaque était totalement improbable: une petite église en bas d’un village, cinq personnes à la messe. Le juge avait considéré que Kermiche pouvait bénéficier d’une liberté conditionnelle. Et il est sorti le jour dit, à l’heure autorisée. Comment prévoir?
Cette affaire est-elle celle qui vous laissera le plus de traces?
Indéniablement. Je suis sortie de l’ENA en 1987, j’ai une certaine ancienneté dans la carrière de préfet et j’ai vécu des affaires difficiles, mais cet acte de barbarie était insoutenable. C’est pour cela que je n’ai eu aucune hésitation. D’ailleurs, fait assez rare pour être souligné, personne n’a contesté la décision prise.
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Encore un gros bobard de la prpagande franco arabe !! Ils savaient depuis le debut que les terroristes n avaient que des couteaux : ils les ont abattus pour ne pas risquer de les voir parler de choses » genantes » mensonge officiel une fois de plus en republique bananiere de france