François Fillon est, depuis le second tour des primaires de la droite et du centre, le candidat choisi par une très grande majorité d’électeurs. Sa victoire n’a pas été le fruit du hasard.
Son diagnostic sur l’état de la France a été jugé le plus lucide et les remèdes proposés les plus efficaces afin de redresser le pays.
Le problème réside dans l’opposition systématique du microcosme qui détient la réalité du pouvoir dans notre pays, c’est-à-dire la capacité de manipuler l’opinion en raison de son poids dans les médias : ceux qui pensent que la France est rance, la famille haïssable, et que la liberté est synonyme de transgression. Le gauchisme mondain est un résidu des années 1970.
Favorable à l’immigration, au multiculturalisme, au communautarisme, aux comportements transgressifs, porteurs de cette diversité qui privilégie « l’Autre » par rapport à l’ennuyeux «même» et à ses «nauséabondes revendications identitaires»,
le microcosme vomit Marine Le Pen et voit dans François Fillon, son parcours provincial dans l’Ouest catholique et sa famille très classique tout ce qu’il déteste.
Aussi s’est-il livré à une tentative d’assassinat politique, dont l’aspect méthodique et l’acharnement soulignent à quel point la France est actuellement privée d’une véritable démocratie.
La question n’est pas de savoir ce que François Fillon a fait ou n’a pas fait.
Les questions que le battage médiatique centré sur Penelope Fillon empêche de poser sont beaucoup plus cruciales. Pourquoi lui, alors que ce cas n’a rien d’exceptionnel ?
Tout se passe comme si l’information montée en épingle était tombée au moment où la droite n’avait plus vraiment d’autre recours, juste à temps pour déstabiliser le candidat favori, mais trop tard pour qu’on puisse en changer.
Pourquoi le parquet national financier s’est-il rué sur cette prétendue « affaire » avec une rapidité stupéfiante à partir des imputations du Canard enchaîné ?
Pourquoi certains journalistes ont-ils bénéficié d’informations sur l’enquête et sur les auditions ?
Le journaliste du Monde, qui affirme que les nouvelles révélations ne sont pas favorables à François Fillon et parle d’un « scandale politique majeur », peut-il passer pour neutre ? Le prétendu scandale n’est, en effet, majeur que grâce à ceux qui détiennent le pouvoir de lui donner de l’importance.
Le journaliste du Monde n’est autre que l’un de ceux qui ont publié un ouvrage nourri par les confidences déplacées et irresponsables du président de la République.
La publication de ce livre avait paru être déterminante dans le rejet de François Hollande par ses proches eux-mêmes, dans la décision de Manuel Valls de se présenter, et finalement dans le retrait du locataire de l’Élysée.
On peut, aujourd’hui, s’interroger sur la réalité du scénario. Et si François Hollande avait décidé lucidement de ne pas se présenter en raison de la certitude de la défaite ?
Et si la publication apparemment inopportune d’un livre rédigé par deux journalistes suffisamment proches de lui pour qu’il les invite à l’Élysée régulièrement et aille même à leur domicile était, au contraire, voulue par l’intéressé afin de déclencher le processus de renonciation ?
La candidature d’un social-libertaire, Macron, très proche de François Hollande, le choix de l’impossible Hamon par le PS et la campagne acharnée contre François Fillon, mobilisant la justice et la presse, s’agenceraient dans une opération de manipulation quasi géniale qui permettrait à la gauche de se maintenir au pouvoir après le mandat le plus lamentable de la Ve République.
Compte tenu de la déliquescence de nos institutions, cette hypothèse d’une opération aux antipodes de la démocratie, fondée sur un extraordinaire mépris du peuple, n’est pas à écarter. L’important est, aujourd’hui, d’y résister.
par Christian Vanneste
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Nouvelles révélations dans l’affaire Fillon
+ VIDEO – Le Canard enchaîné et le Parisien viennent de révéler que Penelope Fillon aurait cumulé deux salaires et perçu près de 45.000 euros d’indemnités de licenciement payées par l’Assemblée nationale. François Fillon dénonce « des mensonges » et « des erreurs manifestes »
La relance de la campagne de François Fillon semble compromise . Pourtant, lundi soir, l’ex-Premier ministre avait martelé que « rien ne le détournera(it) » de la course à l’Elysée . Mais pour la troisième fois consécutive, le Canard enchaîné lui consacre sa Une. A la clé : de nouvelles révélations sur l’affaire d’emplois présumés fictifs de son épouse.
« Une preuve de plus que Fillon sait encaisser ! « , titre ironiquement le palmipède en référence aux nombreuses attaques dont le vainqueur de la primaire à droite a fait l’objet depuis les révélations de l’hebdomadaire satirique. Pour adoucir le scandale, l’élu Les Républicains avait admis « son erreur » sur une « pratique rejetée des Français ». Cependant, il n’a jamais reconnu être dans l’illégalité, répétant plusieurs fois que l’emploi de son épouse n’était pas « fictif ».
Mais dans le numéro de demain, le Canard enchaîné ne dévoile pas la même version. Selon lui, « les enquêteurs n’ont trouvé aucun indice matériel du travail de Penelope ». « Toujours pas la moindre preuve des quinze ans de travail de Penelope », souligne le journal. En revanche, « la trace de ses indemnités de licenciement » a bel et bien été repérée. Au total, l’épouse aurait touché près de 45.000 euros d’indemnités, payées par l’Assemblée nationale.
En août 2002, Penelope Fillon aurait reçu une première enveloppe de « 16.000 euros d’indemnités ». « Soit l’équivalent de cinq mois de salaire », précise l’hebdomadaire. Un mois plus tôt, elle avait pourtant retrouvé un emploi auprès du suppléant de Fillon, Marc Joulaud.
En novembre 2013, nouvelles indemnités perçues pour 17 mois de travail : cette fois-ci, elles atteignent « 29.000 euros de primes » au terme de son « dernier contrat ». « La législation ne prévoit pas un tel niveau d’indemnités de licenciement pour un collaborateur parlementaire », indique le Canard. Aussi, les enquêteurs ont « établi qu’elle percevait bien ses salaires sur un compte bancaire personnel ouvert (avec les 16 autres) au Crédit agricole de Sablé », ajoute le journal.
« Les mensonges du Canard enchaîné »
Quelques heures après ces nouvelles révélations, l’ex-Premier ministre dément. « Les éléments publiés ce (mardi) soir dans l’édition du Canard enchaîné datée du 8 février ne sauraient en rien constituer une information nouvelle et comportent des erreurs manifestes », affirme-t-il dans un communiqué dont le titre est éloquent : « Les mensonges du Canard enchaîné ».
Pour François Fillon, ces fameuses indemnités de fin de contrat étaient comprises dans « les chiffres » publiés par ses soins. Ces sommes « ont bien été prises en compte », assure l’élu de droite. Et ce, dans le calcul du salaire moyen de Penelope « sur une période de 15 ans soit 185 mois, qui s’élève bien à 3.677 euros net mensuels », détaille-t-il.
En revanche, le communiqué soulève un motif de contestation : l’épouse Fillon n’aurait pas perçu en novembre 2013 « 29.000 euros, comme le prétend le Canard, mais 7.754,02 euros, comprenant les congés payés », poursuit le texte.
Selon le candidat de droite à la présidentielle, l’hebdomadaire a fait une malencontreuse confusion avec « une somme de 29.565,43 euros qui correspond au total du bulletin de paye du mois d’août 2007 au terme de cinq ans de collaboration avec Marc Joulaud ».
Pour les 16.000 euros, François Fillon a là aussi une explication : ils lui ont été déboursés « en juin 2002 », après « 51 mois de collaboration en tant que ma collaboratrice parlementaire et s’élève exactement à 16.616,93 euros », écrit-il.
« Enfin, chacune de ces trois sommes inclut le salaire du mois concerné, les indemnités ne représentant qu’une partie de la somme figurant sur le bulletin de paye », selon le candidat de la droite à la présidentielle. « Non seulement, Le Canard enchaîné essaye de remettre en cause, à tort, le calcul du salaire net moyen de mon épouse mais il commet de nombreuses erreurs dans l’analyse des informations figurant sur les bulletins de paye. Seule la volonté de nuire peut expliquer cette présentation mensongère », conclut-il.
VIDEO – Affaire Fillon : ce n’est pas fini
Cumul de deux emplois à temps plein
Par ailleurs, selon le Parisien , la femme de François Fillon a aussi cumulé deux emplois à temps plein : assistante parlementaire d’un côté et journaliste de l’autre. Et difficile pour le vainqueur de la primaire à droite de le nier. Il a en effet reconnu lors de son audition que Penelope était employée à la Revue des deux mondes entre mai 2012 et décembre 2013.
Or à la même période, un autre contrat de travail était aussi signé du nom de Penelope Fillon : assistante parlementaire du député LR. D’après les dires de son avocat au quotidien « il n’existe aucune incompatibilité ». « C’est une question d’organisation du temps de travail », a-t-il indiqué.
Le cumul des emplois à temps plein semble d’ailleurs être une tradition familiale. Marie Fillon, fille du couple, âgée de 23 ans à l’époque des faits, « devait être une incroyable bête de travail », ironise le Canard enchaîné. « En janvier 2006, elle entrait à l’Ecole de formation du barreau et entamait, en parallèle, un stage d’avocate payé 11.035 euros brut par an », indique-t-il. Exactement à la même période, elle se voit aussi confier par son père un travail à plein temps d’assistante parlementaire.
Le parquet national financier en ligne de mire
Mais en pleine enquête du parquet national financier , le candidat de la droite pour le scrutin présidentiel aura de plus en plus de mal à se défendre… et tout justifier. Son avocat vient néanmoins de qualifier l’enquête de « nulle » étant donné « ses irrégularités ».
Selon Maître Antonin Levy, « le parquet national financier » n’a « pas de compétence » pour mener l’enquête. Il a aussi annoncé vouloir déposer d’autres notes pour contester la régularité de la procédure. « La qualification de détournement de fonds publics est inapplicable pour un parlementaire », poursuit-il dans sa note. Le candidat lui même avait déclaré lundi soir que ce ne sont « pas les bonnes instances qui enquêtent ».
Le Canard fait aussi ressurgir une autre affaire : lors du mandat de François Fillon en tant que Premier ministre, les deniers publics ont parfois servi à ses fins personnelles. « Pratiquement tous les vendredis, un Falcon 7X décollait de Villacoublay avec à son bord le Premier ministre et sa famille », révèle le journal. Dans quelle direction ? L’aéroport d’Angers où une voiture les prenait alors en charge afin de les amener dans leur château de Solesmes. « Coût de l’escapade : 27.000 euros aller et retour, pour parcourir moins de 260 km ».
De même, on y apprend que le couple Fillon a passé deux Noël « logé, nourri, blanchi » par l’ancien dictateur Hosni Moubarak. Et qu’à la pentecôte 2009, le couple s’est offert des vacances en Toscane, utilisant « un Falcon 50, dont la facture pour l’Etat avait atteint les 187.000 euros ».
Source : lesechos.fr
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Il n’empeche que l’argent de l’Etat est dilapidé , tous les politiques en profitent. Tous. Comme a l’epoque de la Monarchie : les privileges pour toujours les mêmes et le peuple se serre la ceinture. Lamentable, scandaleux
tout cela est consternant , la FRANCE n’est plus une démocratie ,tous les coups tordus sont permis vers quel iceberg allons nous nous heurter ?