Le soldat d’Hébron reçoit un accueil chaleureuxà la maison pour les festivités de Pessah.
Le Sergent Elor Azaria, qui a tué un terroriste neutralisé à Hébron, a reçu l’autorisation de se rendre chez lui pour le Seder de Pessah ; des militants de droite radicale l’attendaient à l’extérieur de chez lui avec des pancartes et banderoles de soutien et sa mère a pu lui dire : « Bienvenue à la maison, mon fils ».
Le Sergent Elor Azaria, un soldat de Tsahal accusé d’homicide (involontaire) après avoir tiré la balle mortelle contre un terroriste palestinien neutralisé à Hébron, a été libéré de détention vendredi matin.
Après 29 jours en état d’arrestation (résidence surveillée à sa base), Azaria a reçu une permission de la part du tribunal militaire d’aller célébrer le Seder, fête traditionnelle rituelle, à la veille de la fête juive de Pessah, à la maison avec sa famille à Ramla.
Le père d’Azaria et d’autres proches parents sont arrivé à la base Nachshonim, près de Rosh HaAyin pour le ramener en voiture à la maison, où des militants de droite radicale l’attendaient avec des banderoles de soutien.
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L’arrivée à la maison d’Azaria a été accompagnée par des célébrations de joie, où des partisans et certains militants de droite, [dont Otzmah Yehudit, ex- Front National juif de Baruch Marzel (et ex-bras droit de Meïr Kahana, qui réside dans le quartier de Tel Rumeida à Hébron, où les faits investigués se sont déroulés -disqualifié avec Hanan Zoabi des élections de 2015)] l’ont porté sur leurs épaules.
Après des embrassades prolongées, sa mère a pu lui dire : « Bienvenue, mon fils, bienvenue à la maison ».

Sgt. Elor Azaria portés sur les épaules par ses partisans (Photo: Motti Kimchi)
Son père avait un message à transmettre au public israélien : « Merci au peuple d’Israël et au Tribunal pour l’autoriser à être avec nous à la maison pour Pessah. Nous voulons être une famille normale ».

Sgt. Elor Azaria lors des embrassades avec sa mère et sa soeur (Photo: Motti Kimchi)
Azaria lui-même a évité de faire le moindre commentaire aux reporters qui ont débarqué devant la maison de la famille.
L’accusation en cours contre Azaria depuis lundi affirme que « Le soldat a pris plusieurs mesures envers le terroriste, l’a visé à la tête et lui a tiré une seule balle à courte portée (bout portant). L’inculpé l’a fait en violation des règles d’engagement et sans justification opérationnel ». Il a aussi été accusé de comportement inapproprié.

Sgt. Elor Azaria sourit en arrivant à la maison (Photo: Motti Kimchi)
Cependant, lors de la même audition, le juge de l’armée a critiqué la procédure de poursuite et averti du fait que les preuves apportées restent faibles.
« Le niveau de criminalité du justiciable peut être plus faible que celui que lui a attribué le procureur », a déclaré le Lieutenant-Colonel Ronen Shor.

Une banderole à l’extérieur de la maison du Sgt. Elor Azaria disant : ‘Azaria, nous sommes tous avec toi’ (Photo: Motti Kimchi)
Azaria s’est engagé dans l’armée il y a un an et huit mois et il est devenu combattant dans le bataillon Shimshon de la Brigade Kfir. Après avoir terminé avec succès une formation de personnel paramédical de combat, il a commencé à servir dans le corps médical de sa compagnie.
Azaria n’a pas de dossier criminel ou disciplinaire. Au contraire, avant l’incident, il a récemment obtenu un certificat d’excellence pour ses états de service.
Son père a servi dans la police durant 30 ans. Ces dernières années, son père a fait du travail de volontariat, en aidant les soldats à expurger leur casier judiciaire.
Les enquêteurs n’ont pas trouvé d’indices qu’Azaria soutienne ou soit impliqué dans aucun groupe d’extrême-droite. Cependant, dans des messages Facebook qu’il a écrit avant de commencer son service militaire, il a exprimé son soutien à l’acte de vengeance [meurtre du jeune palestinien Mohamed Abu Khdeir à Shuafat] pour le kidnapping et le meurtre des trois adolescents israéliens.

Sgt. Elor Azaria conduit à la maison à partir de son lieu de détention (Photo: Motti Kimchi)
Tous les deux ont été pris pour cibles et neutralisés par les soldats de la Brigade Kfir de Tsahal et l’état du soldat a plus tard été rétrogradé à plus légèrement blessé.
Une vidséo filmée plusieurs minutes plus tard par un volontaire palestinien de B’Tselem, Abu-Shamsiyah montre l’un des terroristes, Abed al Fatah a-Sharif gisant au sol immobile, au moment où Azaria, qui est arrivé sur le théâtre de l’attentat plusieurs minutes plus tard, charge son arme et le vise pour lui tirer une balle dans la tête.
Une autopsie réalisée sur le corps d’a-Sharif démontrer qu’il était encore vivant quand Azaria a tiré et que sa mort est bien la conséquence du tir dans la tête – et non pas des blessures qu’ils a subies avant-.
Itay Blumenthal
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Adaptation : Marc Brzustowski
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