La Russie admet entraîner les Kurdes de Syrie (Rojava)
Le Colonel-Général Alexander Dvornikov a fait l’éloge des Unités de Protection du Peuple Kurde (YPG) dans une interview avec Rossiyskaya Gazeta.
BEYROUTH – Le Commandant des troupes terrestres en Syrie a révélé que des conseillers militaires de son pays entraînent les combattants kurdes dans le nord du pays déchiré par la guerre.
« Dans les délais les plus courts [aprè notre intervention], les forces armées russes ont instauré un système de conseillers militaires… qui ont résolu avec succès les missions d’entraînement des forces du gouvernement, des forces kurdes et d’autres troupes patriotiques » a déclaré le Colonel-Général Alexander Dvornikov dans une interviewée de Rossiyskaya Gazeta, publiée mercredi 23 mars.
Le représentant russe de haut-rang a fait l’éloge des Unités de Protection du Peuple Kurde (YPG), en disant « qu’en dépit de leurs divergences avec les autorités de Damas, les Kurdes syriens ont pris une part active au combat contre les terroristes dans le nord du pays ».
« Ils continuent de combattre contre Daesh et le Front al Nusra », a t-il ajouté.
Les commentaires de Dvornikov constituent le premier aveu public que Moscou a pris une part active dans le soutien direct aux YPG kurdes, qui sont aussi appuyés par les Etats-Unis dans leurs combats contre Daesh.
Les responsables kurdes importants ont, au cours de ces derniers mois, déclaré qu’ils accueillent volontiers la coordinationet l’assistance de la Russie ou toute autre puissance combattant l’organisation djihadiste.
Peu après le début de l’intervention militaire russe en Syrie, à la fin septembre 2015, le Commandant des YPG, Sipan Hemo, a déclaré à Sputnik Türkiye – qui appartient à Moscou – que ses forces combattantes requéraient des armes de la part de la Russie, ainsi qu’une coordination militaire sur un plan général.
Les remarques du chef des YPG kurdes étaient intervenues après que le quotidien libanais Al-Akhbar— proche du Hezbollah et du régime syrien – révélait que la Russie avait mis sur pied un processus de coordination avec les forces kurdes et d’autres partis dans le nord de la Syrie.
Le 10 février, les Kurdes de Syrie ont même ouvert une Bureau de leur représentation à Moscou, parmi les derniers signes de leurs relations chaleureuses avec la Russie.
Les groupes rebelles syriens du Nord d’Alep ont accusé les YPG et leurs alliés du Jaysh al-Thuwar – une force combattante d’ethnie arabe- d’avoir coordonné leurs actions avec le régime syrien et de bénéficier des frappes aériennes russes.
Après une offensive du régime, le 3 février, ait coupé les lignes des groupes rebelles du nord de la province d’Alep de leurs cohortes de réserve dans la seconde ville de Syrie, les forces menées par les Kurdes ont tiré parti des lourds bombardements russes pour s’emparer d’un certain nombre de positions jusque-là détenues par les rebelles.
Ces percées kurdes de la mi-février ont repoussé les forces de l’opposition vers une petite bande de territoire près de la frontière turque, dont la ville stratégique d’Aazaz qui sert de foyer logistique pour l’opposition dans la région.
Coup d’oeil à l’entraînement des forces Spéciales des Peshmergas du Kurdistan irakien, qu’on dit inspirés d’instructeurs israéliens.
![Syria-Kurdish-Asayish-Special-Forces-Unit[1]](https://jforum.fr/wp-content/uploads/2016/03/Syria-Kurdish-Asayish-Special-Forces-Unit1.jpeg)
Rédacteur de NowLebanon, Albin Szakola (@AlbinSzakola)
Publié le : 24/03/2016 01:37 PM
Adaptation : Marc Brzustowski
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