Terrorisme à Bruxelles : le niveau « choquant » d’impréparation de la Belgique. 

 

A la suite des attentats de novembre à Paris et au beau milieu des menaces permanentes, des experts du contre-terrorisme américains, israéliens et européens, anciens et en poste affirment être totalement décontenancés par le niveau qu’ils disent « choquant » d’impréparation des autorités belges.

L’Etat Islamique (Daesh) qui a perpétré le massacre de Paris de plus de 130 personnes,a revendiqué sa responsabilité dans les attaques du 22 mars contre l’e principal aéroport de Bruxelles et une station de métro, tuant 31 personnes [et malheureusement plus, probablement, au moins plus d’une vingtaine demeurant en état critique].

Le Ministre israélien des transports Yisraël Katz, a critiqué mercredi la complaisance belge face au terrorisme et déclaré que, tant que les Européens et les Etats-Unis ne définiront pas clairement l’ennemi comme le terrorisme islamique, ils ne seront pas en mesure de passer à l’offensive pour le combattre.

« Si, en Belgique, ils continuent de manger du chocolat et de profiter de la vie, d’apparaître comme de bons gros libéraux et démocrates qui ne s’aperçoivent toujours pas que les Musulmans qui vivent chez eux participent à l’existence de réseaux terroristes, ils ne sont pas prêts de commencer à combattre ce terrorisme » a déclaré Katz au cours d’une interview à la radio Israël.

« L’Europe et les Etats-Unis ne sont pas préparés à définir le fait patent que cette guerre se mène contre le terrorisme islamique. Quand votre définition n’est pas exacte, voire qu’elle n’existe tout simplement pas, il vous est impossible de mener la guerre global contre un tel fléau ».

Ses commentaires, survenant à la suite de ceux d’un autre ministre israélien qui a réprimandé les Belges pour leur ignorance du terrorisme qui les encercle, tout en continuant à se concentrer sur leur critique d’Israël, se sont attirés une rapide condamnation de la part de la gauche israélienne.

Military guard the area at Zaventem Bruxelles International Airport in Brussels after a terrorist attack on March 22. /Sylvain Lefevre/Getty Images

L’aéroport international de Zaventem à Bruxelles /Sylvain Lefevre/Getty Images

L’expert norvégien en terrorisme, Thomas Hegghammer a déclaré à la chaîne américaine NBC News que les attentats du 22 mars constitueraient un tournant s’il sont liés au même réseau responsable des attentats de Paris. 3 Par le passé », a t-il expliqué, « on ne laissait personne en mesure de frapper deux fois ». 

Bruxelles, particulièrement le quartier de Molenbeek, à quelques kilomètres du lieu des frappes terroristes contre le métro, est décrite par l’un de ces ex-responsables « comme un mélange explosif de djihadistes étrangers chevronnés et entraînés par Daesh et de sympathisants locaux inconnus des autorités mais avides d’aider à commettre des attentats ».

Clint Watts, un ancien responsable du FBI et du contre-terrorisme dans l’armée américaine, a déclaré que les autorités belges auraient dû mieux se préparer aux attentats du 22 mars.

« Que cela ait pu traîner durant 4 mois, pas seulement en Belgique, mais à Bruxelles et plus spécifiquement à Molenbeek et qu’un complot de cet ordre, avec deux attentats quatre jours après l’arrestation d’un tel facilitateur de réseau de haut niveau (le suspect des attentats terroristes parisiens, Salah Abdeslam), c’est très choquant selon moi, parce qu’ils auraient dû être au plus haut niveau d’alerte » et percer les protections d’Adbeslam bien plus tôt.

« Il est difficile de concevoir que cela puisse arriver à une telle échelle, alors qu’il était tellement évident que ces types opéraient à partir de là. Après l’arrestation d’Abdeslam, on devait supposer que chaque individu du réseau était préparé à lancer tout ce qu’il avait » dans la guerre psychologique contre les services de sécurité.

« Après les attentats de Paris, il ne pouvait plus être question de laisser courir la moindre piste », explique Watts. « Ce n’est plus un problème de capacité, mais c’est clairement un problème de compétence ».

Frank J. Cilluffo, ancien responsable du contre-terrorisme américain, déclare que Bruxelles est « dans son essence même, le Ground Zero du jihadisme européen, il n’y a pas de question à se poser là-dessus. Et le fait qu’Abdeslam ait été capable d’échapper aux autorités aussi longtemps démontre le haut niveau de soutien dont le réseau Daesh dispose dans la communauté » musulmane de Belgique et d’ailleurs. Or depuis 2004, les étrangers ont le droit de vote en Belgique. Et par pur calcul électoraliste les responsables politiques belges ont volontairement tout donner aux musulmans pour s’assurer leur vote. Ils ont ainsi offerts des quartiers entiers de Bruxelles aux islamistes radicaux qui ont très vite pris l’ascendant sur les musulmans plus modérés.

Hegghammer explique que les attentats de Bruxelles sont troublants à cause du fait que les autorités locales étaient déjà engagées. 

« C’est arrivé alors que les autorités étaient déjà en alerte haute et en train de traquer intensivement les principaux suspects connus. On peut dire qu’ils ont mis le maximum de leurs forces du côté de l’enquête, et pourtant c’est quand même arrivé ».

Pendant ce temps, le candidat républicain favori dans la course à la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis doivent exercer un plus grande vigilance à l’égard des immigrés musulmans qui se dissimulent,refusent de s’assimiler à la culture ambiante et ne respectent pas la loi en matière de trouble potentiel à l’ordre public.

Après les attentats du 22 mars à Bruxelles, Trump à tweeté : « Est-ce que vous vous souvenez à quel point Bruxelles était un endroit maginfique et sûr? Plus à présent, c’est devenu un monde complètement différent! Les Etats-Unis doivent être vigilants et clairvoyants [en matière d’immigration musulmane sauvage et incontrôlée, comme l’a pratiqué l’Europe pendant 30 ans, avec les « réussites » et remerciements que l’on sait]! ».

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Adaptation : Marc Brzustowski

Brussels terror: ‘Shocking’ level of unpreparedness by Belgium

 

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Attentats : «Les politiques belges sont plus réactifs que proactifs en matière de terrorisme»

Confrontée aux attentats, la Belgique a entamé une profonde refondation de son architecture de sécurité

David Stans : « Selon un rapport établi le 28 janvier 2016, 450 personnes figurent dans la base de données, contre 420 en octobre 2015. Il s’agit majoritairement de Bruxellois et de Flamands : 197 identifications pour la première région et 195 pour la seconde »
© DR

Maître de conférences à l’université de Liège et docteur en sciences politiques, David Stans est l’auteur de nombreux travaux sur le renseignement en Belgique. Pour l’Opinion, il revient sur la menace qui pèse sur son pays et la réponse des autorités.

La Belgique vient d’être frappée par de nouveaux attentats. Comment évaluez-vous la menace ?

L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) a relevé le niveau d’alerte au niveau 4 (menace sérieuse et imminente). Le Premier ministre Charles Michel a convoqué un Conseil de sécurité en présence notamment des ministres de la Justice, de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que des vice-Premiers et des responsables des principaux organes de sécurité belges. Des perquisitions sont en cours, des suspects semblent avoir été filmés, les frontières sont verrouillées et la sécurité est renforcée sur tout le territoire. Nous vivons une guerre asymétrique. Les terroristes cherchent à nous déstabiliser et visent des lieux symboliques au-delà de l’effet de terreur qu’ils cherchent à imposer par le nombre de morts. La prévision de tels événements est difficile et le risque zéro n’existe pas. Nos services ont conscience que la Belgique est une cible potentielle. Mais notre pays, comme les autres États européens, éprouve des difficultés à suivre toute menace éventuelle. L’attitude de nos politiques en Belgique a été par le passé plus souvent réactive que proactive. Ils vont devoir prendre des mesures coercitives tout en rassurant les populations pour qu’elles puissent continuer à vivre. On parle des étrangers touchés à l’aéroport, mais les Belges vont prochainement partir en vacances de Pâques…

Combien de personnes sont fichées en Belgique ?

On ne peut comparer les fiches belges aux fiches S françaises. Les standards ne sont pas les mêmes. L’Ocam fait toutefois l’état des lieux des personnes radicalisées, en cours de radicalisation, partis combattre à l’étranger ou de retour. Selon un rapport établi le 28 janvier 2016, 450 personnes figurent dans la base de données, contre 420 en octobre 2015. Il s’agit majoritairement de Bruxellois et de Flamands : 197 identifications pour la première région et 195 pour la seconde. Environ 270 Belges se trouvent aussi en Syrie ou en Irak et les combattants de retour seraient au nombre de 117.

Plusieurs politiques français ont dénoncé les défaillances des services belges de sécurité…

Les médias parlent de « Molenbeekistan » ou de « Schaerbeekistan », mais nous avons arrêté Salah Abdeslam. Nos services ne sont pas aussi déficients qu’on le prétend même s’ils sont perfectibles. Comme en France, nous pouvons améliorer l’échange de données entre les différentes structures de sécurité, et parfois les débats sur la planification et la conduite des opérations. La Belgique n’a pas les moyens de la France. Nos budgets sont limités et nous sommes parfois tributaires de la collaboration des services partenaires. Mais nous sommes conscients des difficultés et sommes en pleine restructuration de la sécurité. L’Ocam permet de relier différents services publics (police, renseignement, transport, douanes…) pour faire remonter les informations en matière de terrorisme et d’extrémisme. En mars 2015, les Comités permanents de contrôle des services de renseignements (Comité R) et de police (Comité P) ont diligenté un audit sur la manière dont l’Ocam a évalué le niveau de menace depuis 2012. Un rapport intermédiaire fait l’état de lacunes mais ses conclusions sont provisoires. L’un des problèmes serait le traitement des informations, souvent surabondantes et pas assez précises.

L’incrimination du terrorisme n’a qu’une douzaine d’années en Belgique. La réponse judiciaire est-elle adaptée ?

Au lendemain du démantèlement de la cellule terroriste de Verviers en janvier 2015, le gouvernement fédéral a annoncé une série de douze mesures concrètes pour lutter contre le radicalisme et le terrorisme. En matière judiciaire, nous réfléchissons à étendre la garde à vue, qui est de 24 heures, à 48 heures, voire 72 heures. La décision reviendra aux politiques. D’autres mesures sont ou vont être mises en œuvre comme l’extension des infractions terroristes (incitation, recrutement, formation), le retrait de la nationalité, le retrait temporaire de carte d’identité, le refus de délivrance et de retrait de passeport, le gel des avoirs nationaux…

Les autorités ne recrutent-elles pas aussi dans la police et le renseignement ?

Nous augmentons les moyens des services de sécurité. Des recrutements sont en cours au niveau de la Sûreté de l’État, les écoutes sont en plein essor. Le danger est que la Sûreté de l’État et le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) ne fassent plus que du terrorisme et du contre-terrorisme qui occupe déjà de 50 à 75 % de leurs temps. Ils doivent aussi s’occuper d’espionnage, de lutte contre les mouvements sectaires et de non-prolifération des armements. Nous mettons aussi œuvre un plan de lutte contre la radicalisation dans les prisons.

Quelle est la coopération avec les services étrangers ?

Nous recueillons de nombreuses informations de nos partenaires tels que la France, l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Maroc. Ce dernier pays a récemment envoyé une équipe de son Bureau central d’investigation pour nous aider à identifier les potentiels terroristes, notamment dans la région bruxelloise. Et a fait parler des suspects dans ses prisons. On ne peut se passer de la collaboration de tels services, mais on va devoir standardiser l’information et voir comment elle est collectée. Le danger est de devenir un État policier sans sauvegarde de nos libertés fondamentales. Il faut éviter d’être dans la réactivité et l’émotionnel. Cela fait le jeu des terroristes.

lopinion.fr

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1 Commentaire
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JeanD

Presque tous les terroristes musulmans sont déjà fichés…
donc nous ne seront donc pas surpris par ce qui arrive aujourd’hui…
l’islam radical est prêché dans beaucoup de mosqués…
mais les gouvernements en Europe se garde bien d’intervenir…
en faisant interdire et condamné selon nos lois de tels prédicateurs !

On a laissé les prédicateurs musulmans radicals depuis plus de 20 ans…
et on continu à leur permettre d’utilisé les satellites pour
diffuser leurs enseignements intolérants, antisémites…et violents !!!

Nos gouvernants font tout à coup semblant de découvrir l’islam extrémisme…
qu’ils ont favorisé par leur laxisme…
On a laissé enseigné la Charia en Europe, alors que la Charia
viole très clairement les droits de l’homme,et surtout de la femme !!!
L’Islam est intolérant, et incompatible avec les lois de la république…
Que vont faire nos dirigeants Européens…en définitive pas grand chose, ou RIEN !

A force de compromis, avec le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie…
en leur vendant des armes pour fournir leurs extrémistes musulmans…
Comment peut on leur donner des leçons?!

Ils est important que nos dirigeants Européens appliquent
les mêmes contraintes sécuritaires qu’en Israél !!!
Ce qui limitera les menaces et la force du terrorisme…

Je suis pour des actions préventives, comme dans Minorité Report,
c’est peut-être pas juste mais ça limitera fortement les dégâts,
le nombre de blessés et de morts…

Il faut arrêter de jouer avec les terroristes !!!
On sait déjà, qui ils sont…
Simplement, nos lois et gouvernements sont des laxistes !
Il est interdit d’interdire, voilà où cela nous mène…
Je pense qu’il faudrait déjà créer des places de prison…
et ensuite rétablir la justice et le droit dans les « cités » et banlieux Françaises.
La France est en guerre contre le non droit et les dérives islamistes !

La France, on s’intègre ou on la quitte !!!
Il faut arrêter de cracher dans la soupe…

Si ils sont si bien sous la charia,
qu’ils aillent dans des pays l’appliquant !
Mais ses gens n’ont pas ce courage…
et certains n’ont qu’un islamisme suicidaire…
de lâche !